Concours Écrire bien, écrire mieux

Comment trouver son style d’écriture

comment trouver son style d'écriture
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Lorsque vous écrivez, vous sentez-vous ennuyeux et plat ? Pensez-vous: « J’ai une excellente grammaire, mes phrases sont logiques et bien tournées, mais je ne prends aucun plaisir à lire mes propres textes » ?

Ou encore, plein de confiance, commencez-vous à écrire une nouvelle ou un roman mais en vous relisant, êtes consterné par votre nullité et classez ces honteux incipits dans un dossier « À retravailler » ?

Ou pire, vous trouvez-vous remarquable, mais personne ne vous complimente jamais sur votre style, ni ne commente jamais vos articles de blogs ou ne vous écrit de mails pour vous faire part de leur admiration?

Et si c’était du à votre style? Ou du moins, à votre absence de style, hum…

Si ce n’est que ça, pas de soucis mes petits loulous, je vais vous apprendre dans un nouvel article palpitant comment trouver votre style en moins de deux. (ans) (megalol)

Tout d’abord, commençons par nous poser la question: qu’est-ce que le style ? Selon le célèbre dictionnaire de langue, Trésor de la langue française, le style constitue « l’ensemble des traits expressifs qui dénotent l’auteur dans un écrit ».

Woilà. T’es bien amené avec ça.

« Mais où qu’ils sont mes traits expressifs ? » demande Anne-Clotilde.

Tes traits expressifs, Anne-Clotilde, sont tant le fond que la forme de ce que tu dis.

« Hein, quoi ? » demande encore Anne-Clotilde, qui, comme vous pouvez le constater, manque totalement de style à l’oral.

Et bien, Anne-Clotilde, quand tu parles ou quand tu écris, tu utilises des mots pour exprimer ta pensée. L’originalité de ta pensée ainsi que la façon dont tu vas utiliser ces mots, constitueront ton « style ».

« Ouais, mais, miom miom, alors pourquoi que chu dis que j’ai pas de chtyle, moi? » rétorque Anne-Clotilde, en mâchant des mentos.

Je vais t’expliquer Anne-Clotilde, je vais t’expliquer.

 

Se définir soi-même

Se définir soi-même

Qui êtes vous ?

A l’entrée du temples de Delphes, est inscrit le fameux Gnothi seauton ou « Connais-toi toi-même ». Et à Delphes, à l’époque, ça déconnait pas. Y avait Socrate, Platon, la Pythie, Apollon et son sanctuaire et c’était même l’un des lieux de villégiature de Dyonisos, le dieu de la bibine, du vin et du théâtre.

Alors, écoutons ces vieux grecs (à ne pas confondre avec kebabs moisis) et apprenons à nous connaître nous-même.

  • Pour se connaître soi-même, il est nécessaire d’avoir accès à ses émotions. Passez une journée à vous demander « Qu’est-ce que je ressens ? » « Qu’est-ce que ça me fait ? » et essayez d’y répondre le plus sincèrement possible. Vous avez le droit de vivre chacune de ces émotions et si celles-ci sont douloureuses à vivre, c’est qu’elles ont été longtemps réprimées.
    Ce travail est nécessaire, et si vous passez toutes vos journées à essayer de les éviter, en jouant à Candy Crush ou en lisant des citations Facebook, alors vous n’aurez jamais accès à la plus grande part de vous-même.
  • Réfléchissez à ce que vous aimez bien chez vous. Si vous êtes sincère dans cette démarche, vous pourriez être surpris. Vous pensez que vous aimez votre « gentillesse », mais au fond, n’est-ce pas votre mère qui l’apprécie? Peut-être que vous préférez au fond, et en secret, votre imagination, ou votre talent pour draguer…
  • Si vous vous jugez négativement, c’est que l’on vous a jugé longtemps négativement (dans votre famille, puis à l’école, ou encore en fréquentant des gens malveillants), il faut donc défoncer la tronche à ces sentences appliquées à vous-même, et qui vous vont aussi bien qu’un gant mapa sur la tête d’une brebis.
    Prenez tous les jugements et les critiques qu’on vous a balancés toute votre vie et écrivez-les sur des bouts de papiers. Ça peut être « Stupide », « Pas doué » ou encore « Empoté » et prenez-les un à un, regardez-les bien, et déchirez-les en criant: « Tiens, ah je suis stupide! Et ben regarde ce que j’en fais de ta remarque de merde, tu peux bien te la garder! ». Vous pouvez aussi frapper un coussin en gueulant: « Je suis quelqu’un de bien, alors acceptez-moi comme je suis! Merde! Merdeuuuu! » A faire tant que vous en avez besoin.

Se connaître, c’est se comprendre et se comprendre, c’est s’aimer! Twittez cette citation enthousiasmante.

Ensuite, vous allez repenser à vos rêves d’enfants. Que vouliez-vous faire « quand vous seriez plus grand » ? Une princesse ou un pirate sommeille peut-être en vous. Carrément.

Achetez-vous un truc que vous voulez depuis longtemps, mais que votre « adulte relou intérieur » juge infantile. Comme des legos, une console, des gommettes, une barbie, un trampoline, un vidéo-projecteur, un fauteuil qui se balance, des confettis, un robot-chien, des castagnettes, un tube à bulles, du fanta et des pailles, un déguisement de cow-boy, etc…

Faites des trucs marrants que votre « adulte relou intérieur » juge complètement déplacés: sautez sur votre lit pendant 1h en écoutant Daft Punk, mangez avec les doigts ou avec la bouche directement dans l’assiette, promenez-vous tout nu chez vous en vous dandinant et en criant « Coin coin! je suis le canard tout nu! », marchez dans les feuilles mortes, jouez avec votre chien en faisant le fou, tirez la langue à des automobilistes quand vous êtes dans le bus…

Encore une fois, réfléchissez à ce qui vous amuse vraiment, car regarder des vidéos sur Youtube ou le dernier épisode de Walking dead, n’est peut-être pas source de grosse éclate! Avez-vous vraiment envie de passer une énième soirée avec Gilberte et Richard, le couple sympathique ? Aller picoler dans ce club va-t’il réellement enchanter votre nuit?

Tout ce qui peut contribuer à vous amuser et à vous faire vraiment plaisir fera partie intégrante de la personne que vous êtes. Car l’être humain est naturellement joyeux et enthousiaste.

Et comme l’écrivait Emil Cioran: “On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire, mais parce qu’on a envie de dire quelque chose.”

 

Lire

lire

Lire ce qui vous plaît

Si vous n’avez pas le temps de lire, ou que vous n’aimez pas ça, ce n’est pas grave du tout. Dans ce cas, prenez une corde, attachez-là à une poutre et…

Non je plaisante, mais franchement, si vous prétendez écrire pour quelqu’un d’autre que votre maman, voire de vivre de vos écrits, il faut lire.

Lire, ce n’est pas forcément lire Balzac ou Proust. Il vous faut justement trouver le genre de lecture que vous aimez. Les auteurs qui vous plaisent seront proches de votre personnalité et seront ceux qui vous inspireront pour que vous puissiez vous révéler à vous-même.

Si vous êtes particulièrement fans de romans policiers noirs, vous finirez par inviter le suspens, la psychologie et le sens du détail dans vos écrits. De même si vous préférez les autobiographies, la poésie, les grands romans épiques…

 

Que recherchez-vous?

Il est aussi important que vous soyez conscient de ce que vous cherchez dans la lecture. Il est tout aussi valable de vouloir comprendre sa propre vie, que de chercher à vivre les émotions les plus fortes, de stupéfier votre cortex par des retournements de situations, ou encore de sombrer avec volupté dans les descriptions de paysages merveilleux…

Et puis un livre en appelle un autre, alors ne vous inquiétez pas de votre niveau littéraire, car votre curiosité sera le fil conducteur de votre savoir.

Il y a quelques années, je me rappelle avoir essayé, sur les conseils d’une prof, de lire « La chambre de Jacob » de Virginia Woolf, et d’avoir énormément culpabilisé de ne rien comprendre et de décrocher à chaque phrase.

Mais mes lectures variées, sur des sujets qui m’attiraient au delà de toute convenance sociale et bourgeoise (ô, toutes ces jolies bibliothèques remplies de Kerouac et de Rilke incompris…), ont fini par m’amener à l’essai « Une chambre à soi« , et là, j’ai pu enfin comprendre cette écrivaine, ce qu’elle voulait vraiment dire et exprimer. J’ai saisi sa pensée et son indignation face à la position des femmes dans la création artistique, et pu apprécier ses théories passionnantes sur la spontanéité de l’écriture. Ce qui m’a naturellement amenée à lire « L’écrivain et la vie« , un recueil de textes passionnants sur son rapport à l’écriture.

Et c’est ainsi que, curieuse de savoir ce que « La chambre de Jacob » avait à me révéler, j’ai eu envie de souffler la poussière qui s’était accumulée sur sa tranche depuis des années, et de le relire. J’ai pu ainsi enfin, découvrir, comprendre et ressentir toute la complexité de ce fameux Jacob, et réaliser énormément de choses sur la façon dont on peut voir quelqu’un, le ressentir et le décrire…

Comprenez-vous? Je n’ai non seulement pas lu « La chambre de Jacob » parce qu’il le fallait, selon quelqu’un d’autre que moi, mais j’ai pu aussi le lire avec ma propre volonté de recherche, ma propre vision m’accompagnant tout au long du livre.

En gros, lisez pour vous, par vous et à travers vous.

 

Lisez des conneries

La pensée dominante, qui a valu à de nombreux anciens élèves de 1ère, de haïr les grandes œuvres, tout en culpabilisant d’aimer lire « des conneries », voudrait que vous vous abîmiez la cornée à des fins de « culture » de « respect de votre patrimoine », pour être un être « éduqué », « brillant », qui croit qu’interpréter l’auteur en le confrontant à l’Histoire ou en déchiffrant ses Axes de lecture, va pouvoir vous amener à aimer lire. N’importe quoi !

Alors lisez des livres, des magazines, des blogs, des emballages de produits (oui, ils vous enseignent le copywriting), des vieilles lettres qu’on vous écrit par le passé, des journaux, des journaux gratuits (parfois, on déniche des perles dans les magazines gratuits d’avion, je vous jure), etc…

Voici une liste de blogs avec un style que j’adore:

http://www.fier-panda.fr/

http://unodieuxconnard.com/

http://www.henrymichel.com/

Et comme je les lis depuis des années, il est fort possible que vous retrouviez dans mes articles un peu de leur style !

 

Gribouillez sur vos livres

« Mais ma maman m’a dit de jamais gribouiller sur les livres ! » s’exclame Anne-Clotilde.

Anne-Clotilde, tu as 47 ans. Il est temps de lire ce qui va suivre:

Il fut une époque où vos parents « vous » achetaient un livre tout en vous faisant bien comprendre que c’était eux qui l’avaient payé et qu’il n’était à vous que dans une certaine mesure.

Je connais pas mal de personnes qui se sentent obligées de mettre des marque-pages au lieu d’écrire dans la marge, ou de coller des post-it, comme si le livre allait leur être repris un jour, ou qu’ils allaient être dans l’obligation, à un moment donné, de le prêter.

Mais c’est VOTRE livre bordayl, vous écrivez ce que vous voulez dedans, vous annotez, vous surlignez, et si un jour vous avez envie de le relire de façon plus « fraîche », rien ne vous empêche de le racheter ! Et franchement, avez-vous souvent envie de relire un livre? A part les livres dont vous êtes totalement fans et que vous relisez au moins une fois par an (c’est le cas pour moi avec la saga Harry Potter ou encore Le drame de l’enfant doué d’Alice Miller), les autres finissent toujours par prendre la poussière jusqu’à ce que vous vous résigniez à les revendre dans une brocante pour 15€ le paquet de 20…

Annoter un livre, c’est:

  • retrouver facilement les phrases qui vous ont marquées, par leurs tournures ou leurs idées
  • relire les points clés, afin de faire un résumé
  • avoir des citations à sa disposition
  • observer la structure de l’ouvrage

Je vous conseille de vous procurer ces petits marque-pages post-it de toutes les couleurs qui permettent de distinguer les annotations entre elles, ainsi que des feutres surligneurs.

 

Lire à voix haute

Lire à voix haute vous permettra de comprendre le rythme d’une phrase ou d’un paragraphe. Cela vous imprégnera de ce que vous lisez, non seulement par les yeux, mais par les oreilles et votre mémoire « tactile » (vibrations de la gorge et mouvements de la bouche) sera aussi de la partie, afin de mieux retenir ce que vous lirez.

Lisez à votre entourage quelque chose qui vous a plu, en essayant de mettre en forme, de telle façon à ce qu’ils ressentent eux-aussi ce que vous avez ressenti. Cela vous permettra de comprendre ce qui est important dans la phrase et qui lui permet d’avoir de la force.

S’imprégner d’un style que l’on aime, c’est se permettre l’inspiration et le droit de copier sans plagier. Chaque imprégnation du style d’un autre vient améliorer votre style et se confronte à toutes les lectures déjà intégrées par votre esprit. Utilisez vos lectures comme le peintre sa palette et rendez à travers vos écrits votre propre perception du monde.

 

Critiquez

Lire des textes que vous n’aimez pas vous permettra de comprendre ce qui marche ou ne marche pas pour vous. En effet, vous n’écrivez pas pour tout le monde, mais pour des gens qui aimeront ce que vous écrivez. Ce sont des personnes qui font partie de votre « famille de pensée » et qui ne voudront pas lire ce que vous-même n’aimez pas lire.

Donc, lisez et critiquez allègrement. Par exemple, quand je lis Proust, j’ai envie de hurler: « Mais pourquoi t’écris cette phrase de 8 lignes ! J’aurais jamais fait ça ! J’ai l’impression de suffoquer ! Un point-virgule ? Et puis quoi encore? » Ce qui ne m’empêche pas d’apprécier certains passages de À la recherche du temps perdu, par ailleurs. Mais je fais partie des gens qui veulent lire des propos qui en viennent vite au fait. Ce n’est pas que je trouve les éléments des phrases de Proust inutiles, je vois bien que dans un sens, elles sont parfaites, mais il attire des lecteurs et certainement est-il comme cela lui-même, qui aiment se complaire dans l’observation de leurs mouvements de pensées et s’émerveiller sans cesse de leur propre capacité à ressentir. Ce qui perso, me gonfle.

Cherchez donc à comprendre ce que vous n’aimez pas dans le style de l’autre, vous aidera à ne pas le reproduire.

Essayez alors de réécrire les passages, afin qu’ils vous plaisent. C’est un excellent exercice de style.

Voilà comment je vais réécrire ce passage de Proust qui me provoque de l’asthme lorsque je le lis:

Mais tandis que chacune de ces liaisons, ou chacun de ces flirts, avait été la réalisation plus ou moins complète d’un rêve né de la vue d’un visage ou d’un corps que Swann avait, spontanément, sans s’y efforcer, trouvés charmants, en revanche, quand un jour au théâtre il fut présenté à Odette de Crécy par un de ses amis d’autrefois, qui lui avait parlé d’elle comme d’une femme ravissante avec qui il pourrait peut-être arriver à quelque chose, mais en la lui donnant pour plus difficile qu’elle n’était en réalité afin de paraître lui-même avoir fait quelque chose de plus aimable en la lui faisant connaître, elle était apparue à Swann non pas certes sans beauté, mais d’un genre de beauté qui lui était indifférent, qui ne lui inspirait aucun désir, lui causait même une sorte de répulsion physique, de ces femmes comme tout le monde a les siennes, différentes pour chacun, et qui sont l’opposé du type que nos sens réclament.

 

Ma version:

Mais si chacune de ces liaisons ou flirts avait été la réalisation d’un rêve, né de la vue d’un visage ou d’un corps que Swann avait trouvé spontanément charmants, en revanche, quand au théâtre il fut présenté à Odette de Crécy par un de ses amis d’autrefois, elle lui était apparue, non pas certes sans beauté, mais d’un genre de beauté qui lui était indifférent.

Son ami lui avait parlé d’elle comme d’une femme ravissante avec qui il pourrait peut-être arriver à quelque chose. Il lui avait fait passer pour plus difficile qu’elle n’était en réalité, afin de paraître lui-même avoir fait quelque chose de plus aimable en la lui faisant connaître.

Mais elle ne lui inspirait aucun désir, et lui causait même une sorte de répulsion physique. Elle semblait de ces femmes comme tout le monde a les siennes, différentes pour chacun, et qui sont à l’opposé du type que nos sens réclament.

 

Écrire

écrire

Ecrire avec endurance

Le style, c’est maîtriser l’art d’être soi. Et à travers l’écriture, le Soi se révèle par une pratique assidue.

Le style ne s’invente pas, il se découvre. Twittez cette citation inspirante

Il vous faut donc écrire et encore écrire, afin de dégager peu à peu vos particularités, votre rythme et vos aptitude à retranscrire vos émotions de la façon la plus juste et la plus précise.

J’aime écrire ce qui me passe par la tête sur de nombreux supports et à n’importe quelle heure. Je possède de multiples carnets et bloc-notes, des cahiers…Sur mon PC, j’utilise Word, Evernote, des blogs personnels (j’en ai au moins 4 actifs et 5 abandonnés, comme on laisserait traîner chez soi de petits bouts de papiers griffonés), j’ai aussi utilisé pendant quelques temps le site 3 pages (la plus longue chaîne que j’aie tenue fait 17 jours).

J’ai écrit au réveil, avant de dormir, les nuits d’insomnie, dans le métro, en cours, n’importe où et n’importe quand.

Et voilà ce qui m’a le plus aidé:

J’ai acheté un énorme bloc-note à petits carreaux et plusieurs stylos Frixion noirs (que j’adore). Je les pose sur ma table de chevet et le matin, dès le réveil, je bois un peu d’eau, je m’assois confortablement en calant mon oreiller contre le mur, je surélève mes genoux en mode table, et j’écris sans m’arrêter pendant 1 heure, tout ce qui me passe par la tête, sans me juger.

Au début ça ressemblait à « Euh, là je sais pas quoi écrire, euh, pourquoi je répète sans cesse les mêmes trucs…Je suis nulle ou quoi… » et à force de me laisser aller à exprimer ce que je pensais et ressentais vraiment dans l’instant, au lieu de chercher à écrire quelque chose de bien, pour quelqu’un, j’ai fini par pondre sans problème des pages et des pages de textes remplis de sens, et assez bien écrits. J’ai même créé une forme de théâtre, que je laisse de côté pour l’instant, mais dont j’espère faire quelque chose, un jour.

 

Ecrire pour soi

Louis Aragon raconte dans ‘Je n’ai jamais appris à écrire », que dans son enfance, il commença à écrire en utilisant un mélange de syllabes, symboles et dessins, et que personne ne pouvait comprendre ce qu’il écrivait.

« Peu à peu, je me mis à me persuader que l’écriture n’avait pas du tout été inventée pour ce que les grandes personnes prétendaient, à quoi parler suffit, mais pour fixer, bien plutôt que des idées pour les autres, des choses pour soi. Des secrets. Le jour où cela me vint à l’esprit, j’en fus si frappé que je me mis à tenter d’écrire, en cachette, sur n’importe quoi, le papier, les murs, avec une passion violente. »

Ecrivez alors vos propres secrets. Comme Aragon, dans son poème « Je vais te dire un grand secret« , écrivez vos textes en les commençant par « Je vais te dire un grand secret ». Quels seront les secrets que vous voulez révéler, et à qui? Que n’osez-vous jamais dire, et pourquoi?

D’autre part, vous arrive-t’il d’avoir le problème de la page blanche?

La page blanche, c’est quand on ne sait pas comment commencer.

Cela ne signifie pas que vous n’avez rien à dire, mais que vous vous dites inconsciemment: « Ça n’intéressera personne. » ou encore « C’est nul ce que j’écris ! »

Commencez par écrire pour vous. Par exemple, quand j’écris cet article, je ne commence pas par écrire l’intro. C’est impossible. Comment savoir comment je vais introduire quelque chose que je n’ai même pas encore écrit ! En plus, l’intro doit être super rythmée, spontanée, donner envie de lire la suite, bref, c’est dans l’intro que vous devez être le meilleur.  Au début je suis toujours un peu rouillée quoi, alors qu’après avoir écrit 6000 mots, je suis « assouplie », j’écris carrément mieux.

Donc je commence par écrire ce qui m’éclate le plus. Ici, j’ai commencé par écrire les titres, en pensant à ce que j’aimerais enseigner dans cet article. Puis, j’ai écrit des citations que j’ai inventée et j’ai mis quelques idées sous chaque titre. Puis j’ai cherché des images. Ensuite, j’ai rédigé la liste à puce de « se définir soi-même ». Le paragraphe que je suis en train de rédiger à présent sous vos yeux ébahis, je l’ai écrit après  la section qui suit « définir sa pensée », parce que soudain j’ai pensé: « Ah mais oui, je voudrais dire ça, mais ça colle pas dans cette section là, alors je vais retourner plus haut la caler au bon endroit. »

 

 

Définir sa pensée

vision de la vie

Est-ce qu’écrire est laborieux pour vous, et peinez-vous à rédiger un article de blog qui fasse plus de 500 mots? Alors cela signifie que vous vous censurez vous-même.

Il est important, afin de ne jamais vous censurer, que vous définissiez votre propre vision de la vie.

Pourquoi une absence de vision peut vous censurer? Parce que pendant que vous écrivez, et vous vous en rendez peut-être déjà compte, vous vous jugez. Et ce jugement est comme une main noire diabolique qui vient se saisir de votre pensée spontanée pour l’anéantir avant même que celle-ci n’ait pu être exprimée.

Définir votre vision à propos de la vie vous permettra de vous ancrer dans votre pensée et de rehausser votre estime de vous. Cela créera un port d’attache à vos écrits spontanés, qui pourront toujours se référer à elle. En gros, votre envie d’écrire ci ou ça sera « validée » par la vision. « Je peux écrire ceci, puisque je pense cela. »

« Un mauvais style c’est une pensée imparfaite » Jules Renard

Ecrivez donc dès à présent votre vision:

-De la vie en tant que phénomène biologique « Pourquoi vit-on? Quelle est le but de la nature? »

-Du sens de la vie en tant que phénomène ontologique « Pourquoi suis-je sur cette Terre? »

-Du sens de votre propre vie: « Quelles sont mes valeurs? Est-ce que je vis en fonction de ces valeurs? Qu’est-ce que je fais de mes journées? Pourquoi? Est-ce que j’aimerais vivre une autre vie? Est-ce que je voulais faire ça quand j’étais petit? Est-ce que j’apprécie toutes les personnes que je fréquente? Est-ce que je suis lié à des personnes qui me font évoluer? Pourquoi est-ce que je reste avec elles? Qu’est-ce que j’aime faire de mon temps libre? Est-ce que je me récompense de mon travail par des vacances, ou suis-je libre de mon temps? Qu’est-ce que je ferais si j’avais 1 milliards d’euros? Si je devais mourir demain, qu’est-ce que je ferais? Qu’est-ce que je déteste dans le comportement des autres, dans la politique, dans l’éducation, dans les valeurs de ma famille? Où est-ce que j’aimerais être dans 1 mois, dans 1 an, dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans, le jour de ma mort? »

Une fois que vous aurez répondu à toutes ces questions de façon la plus détaillée possible, vous aurez une vision de vous-même et de la vie qui vous permettra d’améliorer votre spontanéité et d’enrichir votre style.

 

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Etre précis

être précis

 

La précision, c’est le perfectionnement de votre pensée. Arrivés à cette étape, vous êtes spontané, libre dans vos écrits, vous avez une vision claire de ce que vous pensez de la vie, mais vos écrits demeurent assez fades.

La meilleure phrase ne saurait convaincre si elle ne reflète pas exactement votre sentiment.

Par exemple, la phrase que je viens d’écrire. Je l’ai réécrite trois fois. Au début j’avais écrit « Le meilleur style » après je me suis dit: « Non mais n’importe quoi, un style ne peut pas être le meilleur puisqu’il n’y en a pas », ensuite j’avais écrit « précisément », mais je me suis imaginée le dire à voix haute et ça manquait de panache et de conviction. « Exactement », surligné en gras, c’est vraiment mon genre. D’appuyer comme ça, ce mot-là.

« La vraie force du style est dans le sentiment » Henry de Montherlant

Z’avez vu? Même Montherlant le dit. Alors comment fait-on pour que « le sentiment » donne de la force à votre style?

Parce que je me rappelle avoir reçu une lettre d’amour quand j’étais ado, par un garçon certainement transi de passion et d’hormones, mais cette lettre était plate comme un frisbee. Du coup, je n’ai donné suite à son appel.

En la relisant aujourd’hui (je garde toutes mes vieilles lettres, pour témoigner un jour d’un monde sans e-mails) (et aussi parce que j’adore les relire), je me rends compte qu’il n’a pas vraiment écouté ses sentiments en l’écrivant, mais qu’il s’est plutôt inquiété de savoir si j’allais répondre favorablement et s’est efforcé de « bien écrire ».

Donc, pour vous entraîner à décrire précisément vos sentiments, écrivez une lettre d’amour. Non, pas à Roger avec qui vous êtes en couple sclérosé depuis 15 ans et qui vous crie actuellement « Hé, t’es encore en train de lire tes blogs de merde? Va donc me préparer un casse-dalles, j’ai mon match ». Auquel cas, ce serait plutôt une lettre avec accusé de réception notifiant d’une demande de divorce.

Non, écrivez à votre amour impossible de lycée, ou à celui ou celle qui vous a quitté un jour sans raison, ou encore à celui ou celle qui vous fait rêver jour et nuit au point d’en avoir des cernes, il faut que la personne à qui vous écrivez stimule tous vos sens et affole les compteurs dès que vous pensez à elle.

Ainsi: « Je t’aime » peut devenir « Si tu pouvais te voir comme je te vois, tu tomberais amoureux de toi-même. »

Je n’ai pas très envie de parler des adverbes et des locutions verbales, car cela m’ennuie. Je ne me suis jamais réellement préoccupée de genre de détails et j’estime m’en porter assez bien. Donc si vous avez envie de savoir quelles sont les techniques pour « paraître avoir du style », il vous faudra chercher ailleurs.

Mais si je peux vous donner un conseil au niveau du rendu, c’est de relire et relire, jusqu’à ce que vous soyez totalement satisfait de votre texte. Soignez le détail. Ne vous traitez pas vous-même de maniaque ou de perfectionniste, et résistez à l’adage insupportable de « ne pas se prendre la tête ».

Oui, prenez-vous la tête, et à pleine main, que vos neurones s’agitent et se stimulent, que votre jugement s’aiguise et que votre dignité s’affiche. Pourriez-vous honnêtement publier un article contenant cette phrase ridicule (à vos yeux), ce paragraphe chiant que même votre mère juive n’aimerait pas?

 

Varier les tons

varier les tons

À qui tu parles?

Il y a une excellente technique pour avoir un style percutant et qui sera vraiment le vôtre. C’est de définir un interlocuteur.

Selon que vous écrivez à Tata Monique ou à un inspecteur de police, vous n’emploierez pas du tout le même ton.

Voilà par exemple une phrase prise au hasard dans « Le prisonnier d’Azkaban »:

« Debout dans l’encadrement, éclairée par les flammes vacillantes, se dressait une haute silhouette enveloppée d’une cape, le visage entièrement dissimulé d’une cagoule. »

À Tata Monique:

« Non mais tu te rends compte? Il était là avec sa cape et sa cagoule, debout dans l’encadrement de la porte ! En plus, les flammes faisaient bouger les ombres, tu parles d’une angoisse… »

À un inspecteur de police:

« L’homme était dans l’encadrement de la porte. Dans l’encadrement, oui. Et bien, les flammes faisaient bouger son ombre sur le mur, c’est comme ça que j’ai pu constater qu’il avait une cape et une cagoule. Voilà. »

 

Allez au théâtre

S’il y a bien un art dans lequel le texte est enrichi de tons variés, c’est bien le théâtre. L’écriture dramaturgique possède ses propres codes, et les phrases sont écrites avant tout pour être dites. De plus, une même phrase ne sera pas dite de la même façon selon le comédien, et le parti pris du metteur en scène.

Allez voir comment une phrase prend du rythme, où le comédien semble-t’il avoir placé sa ponctuation?

Dans la même veine, regardez des films, et lisez les scripts. Voyez comme l’écriture scénaristique prend en compte la personnalité de l’acteur. Le scénariste a souvent une idée précise du comédien qu’il voudrait voir dans le film, avant même de lui en avoir parlé !

A lire: les scripts de Kaamelott. Ce qui est intéressant avec ce site de fans, c’est que les scripts ne sont pas les originaux, mais la retranscription littérale de la série, reprenant le rythme et les intonations telles qu’elles sont jouées par les acteurs. (Si vous ne connaissez pas cette série, je vous en conjure, passez 1 semaine sous la couette à mater les 6 saisons. Le style d’Alexandre Astier est formidable de spontanéité, de rythme, d’humour et de poésie. Il me fait un peu penser à Michel Audiard.)

 

 

Ne dites rien : montrez

Par exemple:

Je suis sortie ce matin pour promener mon chien. Il était tout excité car il n’était pas allé se balader depuis la semaine dernière, à peine un aller-retour pour faire son petit besoin dans la rue. Il faut dire que je n’ai pas eu beaucoup le temps de m’occuper de lui dernièrement. Comme il n’arrêtait pas d’aboyer et de sauter partout, et que je voulais chercher sa laisse dans le placard, ça m’énervait. Je me mis à lui crier d’arrêter.

VS

Médor sautait partout, grattait à la porte et jappait, pendant que je cherchais partout sa laisse, encore à moitié endormie. Mais où est-ce que j’avais pu ranger cette fichue laisse la dernière fois? Je tentais d’ouvrir le placard, en essayant d’éviter le chien qui bondissait entre mes jambes. « Tu vas arrêter de faire ce cirque, oui ! »

Quand vous montrez à votre lecteur ce qu’il est censé ressentir, vous le prenez pour un imbécile. Utilisez les actions, les évènements et les paroles, afin de montrer ce que le personnage ressent. Votre lecteur empathique sentira « avec lui ».

J’ai aussi écrit pas mal de conseils dans cet article « 27 techniques de storytelling pour booster vos écrits » pour enrichir votre écriture. Des 5 sens au rythme de la phrase, en passant par des astuces psychologiques, vous aurez pas mal de pistes pour travailler.

Les erreurs à ne pas commettre

erreurs à ne pas commettre

 

 

Faire du style

Imiter le style de quelqu’un en espérant s’attirer sa notoriété, c’est comme jouer avec de la superglue, ça risque de rester collé à vous un bon moment avant que vous puissiez vous en débarrasser. Sans parler de la honte et de la gêne que vous éprouverez lorsqu’on vous démasquera, c’est aussi le meilleur moyen de vous faire vivre la pire des expériences au niveau de l’écriture.

En imitant quelqu’un, vous dites à votre Soi qu’il ne vaut rien, qu’il est condamné à marcher dans les pas de l’autre sans jamais laisser ses propres traces. De plus, vous bridez votre spontanéité en l’enfermant dans un faux-self, observable et imitable à souhait, ce qui peut vous faire intégrer à vie des réflexes qui ne sont pas les vôtres.

D’autre part, n’essayez surtout pas de prendre vos textes « mal écrits » et d’y apposer des « effets de style », cela produira la prose la plus indigeste qui soit. Imaginez prendre une mayonnaise ratée et y incorporer de la mousse à raser pour lui donner un aspect compact. Vous voulez empoisonner vos lecteurs ou quoi?

Non. Comprendre pourquoi la mayo n’a pas monté (tous les ingrédients doivent être à la même température. C’est ça le secret de la mayo. De rien) et la refaire avec la bonne technique.

 

Les clichés éculés

Utiliser des formulations littéraires sur-utilisées donnera envie à votre lecteur de prendre une grosse baguette de pain pour taper sur votre béret.

D’ailleurs, j’ai utilisé exprès le titre « cliché éculé » pour vous montrer ça. Vous lisez « cliché éculé », franchement, vous n’avez pas envie de me pendre par les pieds? Les expressions ou groupes de mots qu’on a employé 1 million de fois en littérature finissent par crisper votre lecteur, et lui procurent des petits tics nerveux aux coins des lèvres, résultat de la contraction intense de sa bouche qui tente de hurler: « JE TE HAAAAAAIS, »

Donc EXIT, les groupes de mots à la noix comme « clichés éculés ». (À la limite, on préférera « enculés de clichés », si on n’a pas trop peur de heurter la sensibilité de nos lecteurs.)

D’autres clichés immondes à éviter, à moins que vous ne cherchiez le conflit (ou que vous avez un sens de l’humour très 3ème degré):

-Le soleil darde ses rayons (Je ne sais pas qui tu es, ni où tu te trouves, mais je vais te trouver et te tuer)

-Le métro vomit son flot de voyageurs (Et moi je vomis ta famille, les amis de ta famille, ainsi que ta descendance sur 3 générations)

-Il balaie d’un revers de la main (Essaie de balayer avec ton cul pour voir !)

-Ecouter un morceau en boucle (Oh regarde ce que j’ai trouvé dans ma poche : FuckBook)

-Il réalisa que rien ne serait plus jamais comme avant. (Mais ensuite, il réalisa que tout était exactement comme avant.)

-Elle avait les yeux bleus comme l’océan et les cheveux blonds comme les blés (Mais elle avait 8 ans.)

-Tu semble lire en moi comme dans un livre ouvert (Nous avons le regret de vous informer du suicide de Sophie Gauthier)

Et que c’est tes rats, et que c’est tes rats…

Et pour bien faire, utilisez le « Détecteur de clichés« , géniale application créée par Pascal Perrat. (Pour info, mon article contient 1% de clichés, soit « pourrait peut-être » (plutôt une maladresse), « que de » et « tout d’abord » (plutôt des fautes grammaticales), mais je les laisse, car j’aime bien mon petit 1% d’imperfection. hihi.

 

Se justifier de sa nullité par l’excuse du style

–> Personne ne vous lit alors que vous êtes persuadé d’être le nouveau Houellebecq?

–> On vous a fait plusieurs fois la remarque que vos textes étaient trop « chargés » ou pas assez « fluides », les plus polis auront grimacé un « C’est spécial ! »?

–> Votre bande d’amis déclare que vous êtes un génie, mais dès que vous confrontez votre prose au monde extérieur, vous vous cassez la gueule de vos échasses?

–>Votre dernier livre a été encensé sur le forum « Les écrivains du net », mais les éditeurs que vous avez harcelés contactés ont classé votre adresse mail comme spam?

Bref, si vous êtes dans ce cas, et que vous continuez à clamer: « De toutes façons, personne ne comprend rien à mon style », sachez-le, vous êtes nul. Désolée.

Ah certes, vous pourriez être un John Kennedy Toole. L’auteur de la Conjuration des imbéciles fut rejeté par toutes les maisons d’éditions et il se suicida croyant qu’il était nul, alors qu’il était en réalité un génie. Oui, ça arrive. Bien-sûr. Si vous pensez vraiment être dans ce cas, contactez-moi et donnez-moi le premier paragraphe de votre prose à lire. Je serai honnête avec vous. Pas méchante, mais juste honnête. Je ne possède pas le monopole du bon goût, mais je sais reconnaître le génie quand il y en a, même s’il ne me plaît pas.

 

Essayer de plaire à tout le monde

Rappelez-vous bien de cela:

Quoi que vous fassiez, il y aura toujours des gens pour le critiquer.

Le pire qui pourrait vous arriver, c’est que personne ne vous critique. Si personne ne parle de vous, ne vous parle de ce que vous faites, ne vous adore ou vous déteste, vous êtes sûrement fade à mourir. (Oui on peut mourir de fadeur, je l’ai lu, une fois, quelque part).

Lancez-vous ! Proposer sa vision, son style aux yeux du monde, c’est prendre le risque d’être critiqué. Il sera bien plus facile d’oser si vous vous attendez à la critique et aux jugements négatifs, que si vous espérez les éviter.

Et surtout, n’ayez pas peur d’être bizarre ! Le monde est rempli de bizarrerie, et les plus bizarres sont les plus intéressants. Montrez vos particularités, osez être TROP, ou déplacé, ou drôle. Des gens trouveront votre humour nul, oui! Et d’autres se fendront la poire! Combien de mails, de commentaires et de twitts j’ai eu disant: « J’ai bien ri! » et combien ont pensé sans osé le dire: « Pfff, non mais quel humour à deux balles… » Si vous pensez cela, écrivez-le d’ailleurs. Et avec votre véritable pseudo, n’est-ce pas, Anonymous?

A présent que vous avez lu cet article, écrivez un petit texte, puis prenez le texte d’un auteur connu, que vous admirez et faites lire à quelqu’un ces deux textes. Si la personne peut dire lequel est de l’écrivain et lequel est de vous, vous avez perdu. Recommencez jusqu’à ce qu’on ne puisse plus déceler l’amateur du professionnel. 🙂 Amusez-vous bien !

 

Jeu-concours: révélez le génie en vous !

 

concours coaching de style

Ecrivez dans les commentaires un texte de votre cru, qui explique pourquoi vous aimez ou n’aimez pas le blog Contentologue. (Ça peut être les deux ! 🙂 )

Je choisirai parmi vos textes,

1 personne qui gagnera un coaching de style 

d’une valeur de 250€

Dans ce coaching, vous pourrez m’envoyer n’importe lequel de vos textes de 15 000 mots max.

-> J’analyserai votre texte et le commenterai.

-> Je vous proposerai des techniques et solutions efficaces pour faire de votre article ou histoire, un texte percutant, qui correspond à votre personnalité.

-> Je vous aiderai à définir votre propre style en relevant vos particularités et la manière dont elles pourraient être mises en valeur, afin de révéler le génie en vous.

Bonne chance !

 

EDIT : Le concours est terminé, vous pouvez à présent retrouver ce coaching dans mes ateliers d’écriture.

 

Sophie Gauthier
Sophie Gauthier est spécialiste en stratégie de contenu. Elle donne sur son blog des conseils pour mieux rédiger et gagner sa vie avec la rédaction web.
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24 Commentaires
  • Marie Mar 17,2016 at 2016-03-17T04:26:55+00:000000005531201603

    Salut Sophie !
    Quatre mois après ton article, j’arrive un peu après la bataille mais… Merde. Cliché.
    Je suis tombée sur ton blog hier. Et je me suis dit qu’il serait amusant de te raconter comment cela s’est passé. Après tout, c’est peut-être le début d’une histoire Contentologue-Internaute ! Je t’interpelle d’un petit « Salut Sophie » amico-intimiste, je crois que ton éventuelle curiosité se justifie.
    Pour te situer grossièrement, me voici à une période complètement normale de mon évolution où il y a remise en question ponctuée de doux « mais bordel, qu’est que je vais faire de ma vie !? », parce que bon, réussir dans la vie, réussir sa vie, ce n’est pas qu’une histoire de lettres en trop.
    Qu’à cela ne tienne (outch, deuxième cliché ?), me voici lancée dans un atelier création sur mon top 5 dans la vie ! Je confectionne soigneusement et passionnément cette Energy Board, concept hyper hype de nos jours pour se recentrer les objectifs qui nous tiennent à cœur et qu’on aligne tel un fil rouge – dit, axe de développement.
    Plutôt satisfaite du résultat, je décide de peaufiner le visuel de ma « bulle littéraire » encore dépourvue de style graphique. Google image se meurt pour laisser place à Pinterest. J’ouvre la bibliothèque d’images, et là… ! Un clic « Ecrire un livre », et Oh ! une image d’une machine à écrire avec une fille dessus ! Et puis après, un clic sur le lien « Comment écrire un livre : 37 techniques ».
    Et moi voici chez Sophie.
    C’est sympa chez toi, Sophie. C’est bleu, c’est zen, c’est ouvert et généreux. J’en sais plus sur ta vie que sur la mienne. Oui, parce que non, je n’ai pas encore fait tous ces tests de personnalités que tu proposes. C’est typiquement le genre de passages que je passe, les yeux fermés très forts. Je viens tout juste de trouver un havre pertinent. Faudrait pas non plus que je commence à me chatouiller le cerveau ! Chaque chose en son temps.
    Et puis, je me remets à peine de mon expérience avec la conseillère d’orientation du lycée…

    Merci pour ton travail.
    Marie

    • Sophie Gauthier Mar 21,2016 at 2016-03-21T11:36:56+00:000000005631201603

      Salut Marie,

      Merci pour ce commentaire élogieux et poétique.

      Je propose des tests de personnalités moi ? Non, tu dois confondre avec Biba. 🙂

      Je plaisante, je te souhaite une excellente réflexion sur ta vie et ton oeuvre et j’ai hâte de lire le résultat de ta prose.

      À bientôt !

  • Anne-Sophie Mar 8,2016 at 2016-03-08T14:04:32+00:000000003231201603

    Merci Sophie pour tous ces conseils et pour ton humour ! j’adore !

    • Sophie Gauthier Mar 9,2016 at 2016-03-09T15:22:56+00:000000005631201603

      Merci beaucoup Anne-Sophie !

  • La face cachée du blog | Violette Sucrée Jan 20,2016 at 2016-01-20T18:54:17+00:000000001731201601

    […] répondre aux commentaires. Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre comme travailler mon style écriture par […]

  • Elie Déc 3,2015 at 2015-12-03T01:50:55+00:000000005531201512

    J’aurai pu te dire simplement « waouh ! »… Et je t’ai écrit que j’aimais ton regard et puis une coupure de batterie m’a fait perdre cet élan spontané à chercher à être aimé à travers mon écriture.

    Et puis, J’ai reçu un mail de ta part où tu disais que tu m’aime bien ! Style ;))
    C’est fou quand je suis monté sur ton site, je me disais la même chose. Oui je sais, on dit plutôt tomber comme par exemple tomber amoureux, alors qu’aimer ça nous fait plutôt monté. Non ?
    Tu parles de style d’écriture, mais ce qui m’a plu au premier regard c’est pas, pardon ! Ce n’est pas le style d’écriture, mais ton style. Ton regard…

    Au premier regard ton regard ! Bof !
    Mais ça vient comme ça. Mon style d’écriture, c’est pas de style ! Juste dire ce qui vient quand ça vient. Mais avoir un regard sur mon non-style m’intéresse.

    Il y a aussi la synchronicité. La perle Haydee m’envoie un mail « quand on rencontre une perle » … ça fait deux perles pour un même projet. Deux perles de l’écriture pour un projet d’écriture. .. Projet, projet, non disons plutôt vocation, rêve en marche, projet-sens… En tout cas le tien est super, clair net et pas précis. C’est tout son charme de ne pas être précis, mais avec un peu de chance ou s’y retrouve.
    Oui en effet sans ton « je t’aime bien » j’aurais perdu le fil de l’article, là où je voulais t’écrire « j’aime ce que tu écrits ». J’aurai pu passer à côté et t’oublier, et voilà que je reçois ce mail.
    « Je t’écris parce que je t’aime bien »

    Savoir draguer dis-tu dans tes « contes nus », style direct, savoir dire je t’aime- bien- à une jeune fille de 20 ans, même si on a 70 ans, parce que « bien » c’est pas vraiment draguer.
    Et puis il ne s’agit qu’aimer l’écriture de l’auteur !

    Un jour j’ai interviewé dans un salon du livre une auteure très connu. https://youtu.be/4z-L9z_rPJc Un autre auteur moins connu à l’écoute de mon interview me dit : « Tu es amoureux ? » Alors que ce n’était qu’une histoire d’amour avec l’écriture.
    En effet écrire est un de mes vieux rêves laissés en sommeil dans mon placard des utopies. Vous imaginez un écrivain ne sachant pas écrire selon la norme de l’écriture des éditeurs académiques? Et pourtant j’en ai écrits des notes dans mes crises de sens qui viennent du crie de l’âme.

    Jusqu’au jour où j’ai rencontré Eliette, auteure de roman philosophique très connue dans un couloir des hasards de la rencontre. Je n’étais ni fan d’Eliette ni de lecture de roman. Mieux la connaître c’était mieux la lire. Et c’est à la lecture de ses romans que j’ai découvert les dessous de son écriture.

    Jusqu’au jour où j’ai « dé-couvert » que ses romans, ne parlais que d’elle, une partie de sa vie ou d’une de ses autres vies.
    Jusqu’au jour où j’ai compris qu’à travers une histoire singulière le lecteur pouvait se retrouver sa propre histoire.
    L’écriture d’Eliette, à travers ses héros, parlais de son humanité, et parlant de son humanité, l’histoire qu’elle racontait devait aussi l’histoire du lecteur. Ses romans devenaient à mes yeux écriture initiatique et j’ai eu besoin d’écrire à l’auteure ce que mes yeux me dictaient. Voici sa réponse : « C’est bizarre ce que je vais dire, mais à vous lire, j’ai l’impression de comprendre ce que j’écris… J’ai besoin de me relire pour refaire le chemin de mon écriture… Je me relie et cette relecture me relie … Comme quoi il faut être deux pour écrire… Je me demande même si l’essentiel n’est pas chez celui pour qui on écrit…/ …

    Waouh ! Voilà que mon écriture a réveillé le sens de sa propre écriture
    L’adresse de l’écriture c’est le lecteur. Il nous faut l’inventer si nécessaire, l’imaginer lire et derrière sa lecture sur notre histoire singulière, il y a tous les effets miroirs qui font que le lecteur devenez le personnage central du livre…/… C’est ainsi que j’ai écrit en toute spontanéité sans revenir sur mes mots, sans honte des fautes « d’ortho-grave ». Et j’ai pu constater que cette auteure aimait ce style d’écriture un peu à l’arraché mais qui vient dans la spontanéité du profond de soi-même, qui la ramène à elle-même.
    « Cher Elie, Vous ne distrayez pas, vous me ramenez à l’essentiel. Et vous me faites comprendre ce que je suis en train de faire aujourd’hui avec mon nouveau livre. C’est, plus qu’une lecture, une interprétation au sens fort. Je me demande sérieusement si ce n’est pas vous qui devez l’écrire, ce livre? ».

    Mais les auteurs pour écrire doivent parfois s’isolé. « Je reprends le chemin du travail nécessaire, pour mon prochain livre, pour cela il faut que je me retire un peu pour pouvoir me remettre à écrire ». Me dit-elle.
    C’est ainsi que j’ai perdu le contact avec mon auteure, lecteur de mes lectures sur ses romans, c’est ainsi que j’ai arrêté d’écrire sur mon regard du monde à travers le monde de l’auteure.

    En t’écrivant sophie, je repense à mon rêve de l’inouï, Celui que j’ai fait ce 11 novembre 2011 sur le trajet Nice-Toulon pour aller enseigner à mes élèves ingénieurs de l’ISEN, les techniques de l’intentionnalité en sophrologie. Je voulais le partager, non pas avec mes amis, ma famille ou mes élèves, mais aussi avec des lecteurs de l’inconnu, lecteurs de mon imaginaire. Et pour le partager il me fallait alors reprendre à nouveau ce vieux rêve de l’oublie ; l’écriture…Et ce rêve d’écriture et à nouveau sortir de son placard des « un-possible ».
    En effet, nul en ortho-grave, bonnet d’âne de son enfance, je rêvais d’écrire à autre que moi. Ecrire est en effet un de mes rêves-défit offert par mon imaginaire. Ecrire est bien plus qu’un simple rêve, c’est l’outil essence-ciel pour avancer sur la route de la réalisation de ses rêves.
    Présenter mon dernier rêve de l’inouï passe en effet par l’écrire. Seulement, je suis né entre deux cultures, le français tunisois et l’arabe francisé. J’en suis ressortie inculte dans les deux langues.

    J’ai eu la chance de rater mon bac grâce à cette inculture et qui a fait de moi ce pèlerin du vide. J’ai eu la chance d’avoir raté de nombreuses opportunités professionnelles grâce à ces fautes « d’ortho-grave » qui m’ont amené à ce que je suis aujourd’hui. Coach de l’existence-ciel.
    Transformer l’impossible en un-possible d’était qu’une question d’orthographe.
    La lecture de mes difficultés à écrire me ramène à cette belle leçon de coaching. Je me rappelle d’une mes moments de gloire dans ma jeune scolarité. J’ai 12 ans, je vivais encore dans un « entre deux culture», juif et nouvel émigrant de Tunisie. J’étais cet enfant fils de riches devenu enfant de la DASS. A l’école primaire j’étais le juif, le nul en français, mais aussi le calculateur prodige. Mais ce n’est pas d’être toujours le meilleur en calcul puis en math qui ont fait ma gloire. C’est le jour où je suis sortie de l’image bonnet d’âne de mon enfance. C’est le jour ou pour la première fois j’ai eu un 1 en orthographe. 1 sur 10, vous imaginez ? Ça voulait dire que je n’avais fait que 9 fautes sur ma dictée !
    C’était une première, et tout devenait possible. Et quelle fierté ! L’impossible devenait un-possible, je pouvais déposer mon étiquette de «dysorthographe».
    Mais delà à devenir auteur, dans ce mode de magiciens des mots, l’un-possible retrouvait son premier sens. Alors je suis devenu libraire, et tous mes espaces de vie se sont remplis de livre. Livre à lire ou a délire.
    Jusqu’au jour où ce rêve de l’inouï et venu réveiller à nouveau ce vieux rêve d’écriture. Tu comprends Sophie pourquoi je suis monté amoureux en te lisant ? Et puis Sophie, Sophie ça résonne fort après le voyage de Sophie, j’ai nommé ma société « Metasophia » point .net, dans le net. Net et pas précis tout comme ton blog. Et qu’est-ce que je propose entre autre, « met ta sophia » en meta par l’écriture du livre de sa vie. http://www.metasophia.net .
    Comment ? Par un livre interactif à terminer. , Mon texte devient pré-texte à l’écriture du lecteur qui en chemin découvre la voix qui indique la voie vers son projet-sens.
    Voici un premier témoignage du lancement expérimental du livre :
    « C’est à cet instant ci que l’auteur m’a adressé le support écrit de sa nouvelle démarche thérapeutique en quête du sens avec toute la dimension spirituelle qui m’est essentielle et en lien avec le travail d’analyse personnel que j’ai entrepris depuis ces 2 derniers mois. Quel a été ma surprise, j’ai halluciné lorsque j’ai parcourus les premières lignes de la Préface & recommandations de l’auteur où il était inscrit : « La question du sens de la vie au crible de l’écriture », « une étude expérimentale qui vous mène à écrire votre propre livre » « Prends maintenant, un cahier neuf, donne lui un titre signifiant comme « en quête de… », Ou « mon journal… », C’était déjà fait, j’avais choisi pour titre « Mon aventure de vie ». Dans le même temps, je fais face au syndrome de la page blanche, mon plan est fait, je poursuis ma réflexion, je me replonge dans mes souvenirs, mais que de difficultés à commencer à écrire. C’est également à ce moment précis, que l’auteur me fait le cadeau de m’envoyer par mail le Chapitre deux de son livre qui porte pour titre « La page blanche » ».
    Et voilà que tu proposes une relecture de 15.000 mots ! Juste si un commentaire te parle. Comment-taire mon imaginaire face à ton image qui me dicte ces 1700 mots en remplacement du simple waouh initiale. 1700 mots qui à mon sens suffise pour un premier essai d’analyse.
    Waouh reste toujours présent à lire et relire tes conseils d’écriture ; « plus c’est long plus c’est bon ». En bon élève j’ai allongé mon simple mot-commentaire waouh de 1700 mots, pour te laisser un peu de place à ta réponse.

    Et toi as-tu commencé à écrire ton livre ? Elie

    • Sophie Gauthier Déc 4,2015 at 2015-12-04T11:07:24+00:000000002431201512

      Salut Élie,

      Wow! Un article dans l’article, c’est article inception!

      Tu as l’air d’avoir déjà un style bien à toi, oserai-je former quelqu’un dont la plume semble déjà bien aiguisée?

      J’écris un livre oui, sur le Storytelling.

      Merci pour ton partage,

      Sophie

      • Elie Déc 5,2015 at 2015-12-05T23:01:19+00:000000001931201512

        Une styliste qui reconnais le style d’un projet d’écriture en procrastination. Oui Sophie c’est jouable dans mon jeu du je, il faut un tu pour lui faire miroir.

  • Philippe Nov 27,2015 at 2015-11-27T16:18:03+00:000000000330201511

    Bonjour Sophie,

    Merci tout d’abord de partager tous ces « secrets de fabrication » et cette science vertigineuse…

    À part de le droit de me taire (dont j’use et j’abuse déjà, merci), que pourrais-je bien gagner si jamais j’étais le premier à signaler que le lien hypertexte de « http://unodieuxconnard.com/ » pointe en fait vers le panda ?

    Merci encore, et « bonne continuation » comme on dit lorsque l’on est particulièrement inspiré ! 😉

    Philippe.

    • Sophie Gauthier Nov 27,2015 at 2015-11-27T18:05:00+00:000000000030201511

      Salut Philippe!

      Merci pour ton commentaire et ta correction. Tu as gagné toute ma reconnaissance, ainsi le droit de revenir poster des commentaires 😀

  • Sarah Nov 25,2015 at 2015-11-25T21:28:34+00:000000003430201511

    Truffé de bonnes infos, aéré et plein d’humour. Merci pour cet article intéressant et complet.

    • Sophie Gauthier Nov 25,2015 at 2015-11-25T23:48:37+00:000000003730201511

      Merci beaucoup Sarah! À bientôt 🙂

  • Haja Andriatahina Nov 17,2015 at 2015-11-17T09:40:18+00:000000001830201511

    Bonjour Sophie,

    Pourquoi je déteste Contentologue? (ou bien pourquoi je l’aime?)
    Si tu écrivais tes articles deux ou trois années auparavant, ma vie serait….
    Je me suis désabonné de 95% des sites francophones (ceux qui parlent de comment gagner de l’argent sur internet) depuis début 2014. Pour les restes, je n’attends plus leurs mails (j’en ai plus de 70 000 non lus dans ma boîte de réception).
    Je ne me souviens pas comment j’ai atterri sur ton blog (je préfère croire au destin). Au début de tes posts, j’aurais voulu que ça ne fasse pas plus de 500 mots avant la conclusion mais après les 1000 mots je voudrais que ça arrive jusqu’à 2000 mots. Je mords mon pouce, je tape les mains, je gratte ma tête, on me demande « qu’est-ce qui te fais rire ? », voilà le tableau.
    Si contentologue était une femme je lui aurais demandé sa plume.
    Si je n’avais plus mes doigts, j’aurais dit « pourquoi je suis passé par là ? »

    En bref, j’ai retrouvé l’espoir et l’ardeur de pouvoir réaliser mon vieux rêve. Travailler chez moi, faire la cuisine avec ma femme, amener mes enfants à l’école, … Et une petite parenthèse avant d’en finir, qu’est-ce que tu vas faire si je plagie tes petits détonateur de rire pour mes élèves ?
    Voici mon souhait : Longue vie à Contentologue !

    • Sophie Gauthier Nov 17,2015 at 2015-11-17T11:45:05+00:000000000530201511

      Hello Haja,

      Un commentaire très poétique, bravo 🙂 Tu peux lire mes articles à voix-haute, les imprimer et les diffuser en mentionnant mon nom, alors ce n’est pas du plagiat, et ça me va.

      ps; contentologue est une femme, mais sans plumes.

  • Anne-Catherine Nov 17,2015 at 2015-11-17T08:13:22+00:000000002230201511

    Hello,

    Mais il est juste passionnant cet article et donne envie de prendre ou reprendre dans mon cas, la plume et le clavier.

    Je t’ai lu avec quelques légers sons issus de Noisli dans mes petites oreilles pour me concentrer sur tes mots. C’est un truc que j’ai adopté pour « bien lire », m’imprégner des mots et m’isoler, c’est redoutable d’efficacité. Ceci étant, en aurais-je eu besoin ici ? Je ne pense pas.
    Ce billet est juste captivant et très motivant. Crois-moi, je ne cire pas les pompes facilement :). J’ajouterai que le style, c’est l’âme de l’écrivain, que ce soit pour un article ou un bouquin entier. C’est le plus difficile à maîtriser et je suis d’accord, il faut prendre des notes, lire, écrire, recopier, pour le trouver !

    Écrire en vrac, c’est mon exercice préféré, après on se pose et arrange ou pas, parfois le premier jet est le meilleur.

    Bon allez, ce n’est plus un commentaire-là, c’est juste une minie ode à ton article !

    Passe une belle et sucrée journée 🙂

    Anne Cat (j’adore les chats)

    • Sophie Gauthier Nov 17,2015 at 2015-11-17T08:49:55+00:000000005530201511

      Salut Anne-Cat (miaou!)

      Merci beaucoup pour cet éloge, qui me met, ma foi, de bonne humeur dès le matin! 🙂 Je suis tout à fait d’accord pour le premier jet, mon livre préféré a été écrit en un jet d’ailleurs. (Le drame de l’enfant doué dont je parle dans l’article et que je conseille encore une fois à tous de lire).
      Pour la journée sucrée, c’est bien parti, vu que je viens de manger du gâteau à la banane. :p A bientôt!

  • Audrey Nov 16,2015 at 2015-11-16T15:29:06+00:000000000630201511

    Merci pour cet article. Je connaissais un grand nombre de thèmes abordés sur l’écriture. Mon attention a été attirée par le détecteur de clichés. J’ai trouvé cette idée très originale mais j’avoue que j’aimerai bien zieuter la base de données qui sert à l’analyse. Ensuite, j’ai testé mon texte selon les autres angles proposés et là, surprise, je me suis rendue compte que j’utilisais énormément de conjonctions de coordination et de subordonnées. De quoi réviser mon style et l’alléger quelque peu 🙂

    • Sophie Gauthier Nov 16,2015 at 2015-11-16T15:52:42+00:000000004230201511

      Salut Audrey,

      Il est sympa cet outil hein ? Merci de ton commentaire, à bientôt !

  • Haja Andriatahina Nov 16,2015 at 2015-11-16T15:27:20+00:000000002030201511

    Bonjour Sophie, c’est vrai, s’il y une chose qui fait le plus peur avant de montrer son article à quelqu’un d’autre c’est d’être l’ombre de quelqu’un d’autre. Reécrire à ma façon et le lire à haute voix, je ne l’ai jamais fait toutefois je suis sûr que ça changera beaucoup de chose dans mes écrits. Merci aussi pour le concours, c’est très généreux de ta part de vouloir lire nos articles, les commenter, …

    • Sophie Gauthier Nov 16,2015 at 2015-11-16T15:53:49+00:000000004930201511

      Salut Haja, merci beaucoup pour ton partage. À bientôt ! 🙂

  • Alexandre Nov 16,2015 at 2015-11-16T12:58:05+00:000000000530201511

    Un article complet, j’adore réellement ton style d’écriture. Je suis vraiment « fan » !

    • Sophie Gauthier Nov 16,2015 at 2015-11-16T13:39:54+00:000000005430201511

      Merci Alexandre ! 🙂

  • Celine Nov 16,2015 at 2015-11-16T12:32:11+00:000000001130201511

    Bonjour Sophie,
    Je viens de lire ton article et comme tu t’en doutes, si je l’ai lu c’est que je n’ai pas vraiment de style, du moins je ne l’ai pas trouvé et je ne sais pas comment faire. C’est pour cette raison que je suis ici et je découvre au fil des clics de bons conseils intéressants. C’est ce que j’aime sur ton blog. Trop direct ? 🙂

    • Sophie Gauthier Nov 16,2015 at 2015-11-16T12:39:27+00:000000002730201511

      Salut Céline,

      Haha non c’est très bien 🙂 Merci pour ton commentaire.

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