Vendre et se vendre

Les 7 secrets des rédacteurs web qui réussissent

rédacteur web réussir
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Il y a des rédacteurs web qui vivent bien.

Très bien, même.

Leur carnet de commandes est toujours plein.

Leurs clients leurs sont fidèles et les recommandent auprès de leur réseau.

Le plus incroyable: Ils ne sont même pas obligés de se brader et peuvent se payer le luxe de refuser du travail.

Vous mourrez d’envie de savoir comment ils font?

Ça tombe bien: sachez qu’il existe 7 choses que tout rédacteur devrait connaître pour vivre confortablement de ses revenus. 

Mais avant de vous révéler ces fameux secrets du rédacteur web qui se la coule douce, je vais vous raconter une petite histoire. Cette histoire (assez triste, âmes sensibles s’abstenir), c’est peut-être la vôtre.

Vous avez toujours été balaise à l’écrit.

La preuve: vous aviez même eu 19/20 à un commentaire de texte au cours de lettres de Mme Pinaud en seconde B.

En plus, vous maîtrisez la grammaire à en faire pleurer de joie les doyens de l’académie française et vous êtes tellement bon en orthographe, que Bernard Pivot lui-même possède une photo de vous sur sa table de chevet.

Après le bac, vous vous êtes inscrit sans réfléchir, tel le zombie marchant vers l’horizon sans but, en littérature comparée, sociologie ou [mettre ici n’importe quelle branche qui ne débouche sur rien de précis].

Ainsi, inéluctable destinée, vous avez enchaîné boulot sur boulot. Vous savez, ce genre de tafs n’allumant aucune flamme d’intérêt dans les yeux des gens qui vous demandent en soirée: « Tu fais quoi dans la vie sinon? »

Jusqu’à ce que par hasard, vous tombiez sur un article parlant de la rédaction web.

Au début, vous vous êtes prudemment essayé sur des plateformes.

Et là, incroyable mais vrai, vous avez commencé à gagner quelques euros!

Rédiger s’est avéré un jeu d’enfant pour vous: vous trouvez toujours quoi dire et de quelle façon. Sans vouloir vous vanter: vous déchirez votre race en rédaction web.

C’est donc tout naturellement que vous vous êtes dit (et ce fut une illumination): « Je vais enfin gagner ma vie confortablement en rédigeant des textes! » (Musique de trompette triomphante).

Vous vous êtes immédiatement constitué un site avec un joli thème, une belle présentation et même un logo trop cool.

Tout de suite, vous vous êtes mis en chasse de clients: forums, réseaux sociaux, petites annonces et ça a finit par marcher. Wouhou! Des commandes!

Bon… c’est pas hyper bien payé et c’est pas tout le temps, mais tout de même, c’est pas mal!

Le fait est que…cela ne vous fait pas vivre, mais juste survivre.

Une fois le loyer de votre logement et vos factures payés, il reste pas des masses pour vous faire vraiment plaisir, et les fins de mois sont serrées comme la cravate de votre banquier.

Vous finissez par connaître les travers de l’ambition pathétique: Vous commencez à fantasmer sur le fait de recevoir une nouvelle commande de 50€ et tremblez d’espoir le matin au réveil en ouvrant votre boîte mail pro.

A vrai dire, vous êtes frustré: « Tout ça c’est la faute aux plateformes qui sous-paient! Et y a trop de concurrence déloyale! »

Là, vous vous arrachez les cheveux: « Sérieux, mais comment j’ai fait pour être aussi bête! Je me disais bien que c’était trop beau pour être vrai! De toutes façons, à chaque fois c’est pareil, je suis trop motivé et ça marche jamais! La vie est relou, merde! » (Vous êtes carrément véner).

En plus, vous commencez à vous demander si vous écrivez si bien que ça, vous avez peur d’être nul.

Mais il faut vous asseoir et vous calmer. Ramassez tous ces cheveux, mouchez-vous le nez et buvez un verre d’eau.

Avant de jeter votre ordinateur aux ordures ou de vous pendre avec votre câble ethernet, lisez ces 7 secrets qui vous permettront en très peu de temps de passer du rédacteur aigri et anxieux, épuisé de taper « rédacteur web emploi » dans Google, au rédacteur détendu et zen, qui mange au resto sans même regarder le prix.

C’est parti mon kiki!

 

1. Devenez doué

devenir doué en rédaction web

 

Le rédacteur web que vous rêvez de devenir est doué.

Je ne parle pas d’être compétent, ni même d’être naturellement talentueux, mais de posséder des qualités que d’autres ne possèdent pas.

Si vous comptez sur dame nature, votre éducation, votre capacité à réfléchir ou votre débrouillardise, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. C’est un peu dégueu d’ailleurs.

« Comment posséder des choses que d’autres ne possèdent pas? » demandez-vous plein d’espoir.

Réponse: En vous documentant correctement.

« Mais j’en liiiiiiis des truuuuuukeeeeuuuuhhhh » rétorquez-vous d’une façon très étrange.

Et d’ailleurs, je commence à me méfier de vous: seriez-vous un peu neuneu?

Mais là je m’aperçois que c’est moi qui ai inventé cette réplique, et je constate ma schizophrénie. Je suis troublée. Passons.

Il vous faut tout d’abord déterminer les bonnes sources, sinon vous risquez de vous noyer dans les informations. Parfois lire LE bon livre ou le bon article peut bouleverser totalement votre manière de faire.

Comment chercher les BONNES SOURCES (je crie un peu pour vous réveiller).

  • Cherchez à acquérir une compétence précise.
    Je vous suggère de d’abord chercher à vous améliorer en tant que rédacteur. Comment devenir un meilleur rédacteur? Ciblez encore plus: « comment rédiger de bons titres » ou encore « comment rendre un article plaisant à lire ». « Comment rythmer vos articles », « comment rédiger un article qui vend? »
  • Les bonnes sources se trouvent facilement.
    Une personne qui a écrit quelque chose de valable est mis en avant, par les gens et les moteurs.
    Si vous tapez dans Amazon « Rédiger pour le web » ou « Content strategy » (lisez en anglais, y a des trucs mortels qu’on ne trouve pas en français), devriez-vous faire confiance à l’obscur e-book de Roger Courtepied sur les contenus web sans aucun commentaire, ou plutôt à Ceci ?
  • Les documents se lisent facilement: comment voudriez-vous faire confiance à quelqu’un qui rédige de façon complètement hermétique, au sujet de la bonne manière de rédiger? 
  • Cherchez ceux qui vendent.
    Lorsqu’ils écrivent: « Comment écrire du contenu qui vend », soyez ce rédacteur malin (hihi): Regardez la manière dont ils font pour vous le vendre, pas seulement ce qu’ils disent sur le sujet.

On ne dit pas au bébé « met d’abord ton pied gauche devant, puis lève doucement le pied droit sans basculer », n’est-ce pas?

Moralité: On progresse 10 fois plus vite en observant qu’en apprenant une leçon. Twittez cette pensée remarquable

Astuce: commandez leur un texte sur un sujet que vous avez-vous même traité et voyez ce qu’ils font. Comment abordent-ils leur sujet? Comment vous traitent-ils? Quel est exactement leur processus de vente? Comment est fait leur site? Encore mieux, commandez aux Etats-Unis auprès d’une société bien installée et référencée. Sentez-vous à la place du client, observez et copiez la méthode qui vous a donné envie de revenir vers eux.

Les informations que vous posséderez, d’autres rédacteurs ne les posséderont pas et cela peut faire toute la différence. Votre valeur a augmenté.

Ainsi que vos tarifs.

Mais il y a encore une autre technique qui vous permettra de monter les prix.

 

2. Spécialisez-vous

se spécialiser dans une niche

 

Je vais vous apprendre quelque chose que peu de gens savent et que j’ai appris dans mon métier de thérapeute: il est sain d’être monomaniaque.

Parce que tout être vivant est conçu pour s’épanouir et grandir le plus possible.

Regardez la nature:

Au début, il y avait les bactéries.

Pour pouvoir se reproduire facilement, elles ont créé des hôtes, toute sorte de plantes.

Qui elles-mêmes ont produit des fruits afin que les noyaux tombent sur le sol et germent.

Seulement ensuite, les mammifères sont apparus et les arbres se sont mis à produire des fruits sucrés pour que les mammifères les mangent et ainsi transportent leurs noyaux dans leur ventre et les déplacent à un autre endroit où ils les déféqueront et propageront l’espèce.

Le processus d’évolution naturel se focalise sur une seule chose jusqu’à ce qu’elle fonctionne parfaitement, et se dirige vers un seul but jusqu’à ce qu’il soit atteint.

Vous êtes persuadé depuis l’enfance que « savoir tout faire » est mieux que « savoir faire bien une seule chose ». Et ce n’est pas de votre faute: l’éducation nationale a prévu pour vous un système atroce d’apprentissage basé sur la généralisation. Saviez-vous que l’instruction avait été rendue obligatoire, non pas pour rendre le peuple savant, mais pour lutter contre l’anarchie, empêcher l’exode rurale, et former des soldats aptes à battre les Prussiens ?

Alors que si vous laissez un enfant libre d’apprendre par lui-même, il passera 8h à observer les rouages d’une machine afin d’en maîtriser entièrement la connaissance. Et cela sera bon pour lui, même s’il doit rester nul dans d’autres domaines.

Léonard de Vinci fut de ceux-là. Il appris en passant des heures à observer la nature. Cet homme, qui fait partie des plus grands génies de tous les temps nous révèle d’ailleurs dans son Codex Atlantico être nul en lettres:

« Je me rends bien compte que du fait que je ne suis pas un lettré, certains présomptueux croiront pouvoir me blâmer en alléguant que je suis un ignorant. Stupide engeance ! »

Alors ne faites pas partie de la stupide engeance et démarquez-vous par vos connaissances spécifiques.

Un petit tour sur Textbroker ou Greatcontent pour voir quels sont les demandes les plus courantes ou un sondage chez certains professionnels du secteur pour savoir si leurs besoins en contenu sont réellement satisfaits devraient vous donner des idées de spécialisation.

Ensuite, potassez votre sujet à fond. Lisez absolument TOUT sur votre future spécialité.

Oui, ça prend du temps.

Non ce temps n’est pas gaspillé.

Imaginez-vous lire tout ce que vous pouvez sur les plantes. TOUT. Je veux dire des grimoires mystiques de botanique écrits par Sir Thomas Browne au XVIIème siècle au célèbre Truffaut du jardinage.

Ne pourriez-vous pas dire après un mois de lecture intensive, que vous êtes le plus grand rédacteur en matière de botanique? Ne pensez-vous pas que Jardiland pourrait être intéressé par vos écrits si cela pouvait augmenter leurs ventes d’hibiscus syriacus?

Et si vous êtes déjà spécialisé, pensez-vous l’être suffisamment? Pensez-vous être spécialisé au point de damer le pion à n’importe quel rédacteur web sur ce sujet?

3. Fidélisez vos clients

fidélisation client

 

Il vous est déjà arrivé qu’un client ayant commandé chez vous ne revienne plus? Ça fait mal hein?

Et ça blesse d’autant plus que vous aviez passé des heures sur sa commande.

Mais ce qui vous fout une claque monumentale, c’est qu’il ne vous a même pas recommandé alors qu’il avait l’air satisfait!

Vous lui aviez pourtant dit « N’hésitez pas me recommander! »

Pfff! Il a été chercher ailleurs, pour moins cher, c’est certain!

Vous commencer à flipper. Devriez-vous baisser encore plus vos tarifs?

Ou alors relancer avec un mail? Est-ce qu’il ne va pas vous trouver un peu relou?

Cessez immédiatement de vous torturer, inspirez et expirez: HHHHHUUUNE…..DHHHEUUUUU…..

On se détend! Fidéliser un client ça se fait en 5 étapes simples:

  • Promettez de le privilégiez si…Commencez par lui donner tout d’abord un prix plus élevé, puis lui promettant un prix plus bas s’il commande tant d’articles par mois. Vous pouvez d’ailleurs mettre en place un service par abonnement à partir d’un certain nombre de texte, avec tarif réduit.
  • Mâchez-lui le travail. Créez vous-même le fichier de commande/cahier des charges sous forme de formulaire ou tableau à remplir où il n’aura plus qu’à insérer ses mots-clés et ses demandes.  Et s’il a déjà conçu le sien, prenez-le tel quel, mais proposez-lui, pour la prochaine commande de le faire à sa place, cela le soulagera d’un poids. Créer un cahier des charges, c’est pénible.
  • Sondez son opinion. A la fin de la commande, demandez-lui de répondre à un petit questionnaire sous forme de notation de 1 à 10. Puis lorsqu’il vous aura renvoyé ce formulaire, renvoyez-lui un remerciement et écrivez un tweet qui déchire tout prêt à partager. Insérez-y votre lien, une note personnalisée et votre profil twitter.

tweet de françois hollande

Psychologiquement, un client se sentira plus investi dans votre relation s’il s’est engagé auprès des autres par rapport à vous.

Je vous recommande pour bien faire les services de Clictotweet.

 

  • Communiquez avec eux de la façon qu’ils préfèrent. Laissez-les discuter avec vous sur Skype, Gmail, Twitter, Facebook, c’est comme ils préfèrent eux.
  • Acceptez les paiements selon leurs besoins. Ils préfèrent payer au mois? Au texte? La moitié avant, la moitié après? C’est ok. Tant que vous ne serez pas le rédacteur croulant sous les commandes, faites selon leurs désirs. Attention, n’acceptez pas ça avec tout le monde ni dès la première commande, sinon gare aux impayés! Réserver ce traitement aux personnes reconnues. Vérifiez en tapant leur nom qu’ils ne sont pas de mauvais payeurs réputés.

D’ailleurs en parlant de clients:

 

4. Utilisez la règle du 80/20

Loi de pareto 80-20

 

Cette règle connue du marketing s’inspire de la loi de Pareto. Voilà ce qu’en dit Wikipedia:

Le principe de Pareto doit son nom à l’économiste italien Vilfredo Pareto, qui à la fin du xixe siècle analyse les données fiscales de l’Angleterre, la Russie, la France, la Suisse, l’Italie et la Prusse. Bien que les niveaux d’inégalités soient variables selon les pays, il remarque partout un phénomène similaire : le pourcentage de la population dont la richesse est supérieure à une valeur x est toujours proportionnel à A/xα, le coefficient α variant selon les pays1. Cette distribution est aujourd’hui connue sous le nom de loi de Pareto. Bien que les travaux de Pareto n’impliquent pas nécessairement une répartition 80-20, le qualiticien Joseph Juranutilise en 1954 l’expression « principe de Pareto » pour signifier qu’environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes.

Je me souviens avoir entendu parler de cette règle pour la première fois dans La semaine de 4h de Tim Ferriss. (Si vous n’avez pas lu ce livre, vous êtes has been: vite rattrapez-vous!)

Je n’ai jamais eu à regretter de l’avoir utilisée.

Bien souvent, 80% de votre temps est gaspillé par des clients qui ne vous rapportent que 20% de votre chiffre d’affaire

Il y a deux applications à tirer de cette règle:

1. Consacrez 80% de temps et d’énergie en plus aux clients qui font 80% de votre chiffre

2. Consacrez 80% de temps en moins aux clients qui font 20%.

Si vous devez perdre certains clients, que ce ne soient pas les bons.

Si vous débutez en rédaction web, au début, tous vos clients sont nouveaux. Mais peu à peu, il y a une nette démarcation qui se fait, vous voyez de quoi je veux parler?

Oui, je parle de ceux qui vous prennent la tête pendant des heures sur un détail du fichier de commande et vous envoient des pavés à lire qui pourraient être exprimés en une phrase simple, tandis qu’ils vous commandent un truc super relou à faire en urgence et au rythme diabolique de 1 fois tous les 2 mois.
Ou encore ceux qui vous font vous déplacer pour participer à une réunion à rallonge emblématique de leur carrière névrotique, dans laquelle tout/rien se dit sur le même ton soporifique, avec moult café et branlage de cravates, et qui ensuite vous appellent pour vous annoncer triomphalement qu’ils ont réussi à débloquer un budget de 200€ pour vous passer commande. (Vous vous reconnaissez? Que Belzébuth vous rôtisse en enfer!)

Trop pour que vous les ayez oubliés, pas assez pour que vous puissiez leur être dévoué.

Il est tout à fait possible de leur répondre une bonne fois pour toute: « Bonjour, je suis sincèrement navré, mais étant surchargé de travail, je ne suis actuellement plus disponible. Je vous recommande les services de [placez ici le nom d’un concurrent que vous n’aimez pas gnahahahaaha]. »

Ainsi, vous pouvez vous concentrer sur ceux qui comptent vraiment.

Ah, et autre chose les amis…

 

5. Sortez de votre trou

social

 

Le web, c’est des gens.

Ouais sérieux. Y en a même des sympas.

Et parmi ces gens, il y en a qui boivent des coups, mangent des tacos, et apprécient de se retrouver à la bonne franquette.

Des gens quoi!

Ces gens se rencontrent par des forums, des meet-up, des évènements organisés par des blogueurs, des conférences.

Si on vous voit souvent, vous finissez par faire partie du réseau. Et avant d’avoir eu le temps de dire ouf, vous faites partie d’une communauté.

Petit à petit, vous vous faites des relations, vous les ajoutez sur Twitter. La prochaine fois que vous lirez un article de leur blog, vous pourrez commenter en disant « Salut » au lieu de « Bonjour ».

A long terme, cela donne des commandes dont les mails se finissent par « bisous » ou « à plus ma poule ».

Et c’est à vous qu’ils donneront leurs commandes. Juste parce qu’ils ont bu du rosé avec vous vendredi et qu’ils ont bien rigolé.

A eux, vous faites un « prix d’ami », peu à peu, tout le monde entend parler de vous, réclame ce fameux prix d’amis.

En tant que rédacteur, il faut traîner avec des référenceurs et créateurs de sites web. Parmi eux, il y a des blogueurs, qui peuvent vous citer ou vous donner passe-droit pour un guest-post.

Après, vous n’êtes peut-être pas ultra sociable. Ce n’est pas grave du tout. Lisez le très célèbre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie. Vous serez bien plus confortable en société.

 

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    (et franchement, rien que pour ça, ça vaut le coup)

 

6. Aimez vos clients

aimer un client

 

Mauvaise nouvelle: beaucoup d’entre vous ne savent pas aimer.

Bonne nouvelle, vous pouvez apprendre facilement en lisant ceci:

Il y a une différence entre « apprécier » et « aimer ». Le premier est passif, le second actif. Apprécier, c’est profiter, alors qu’aimer, c’est donner.

Beaucoup de vendeurs oublient que la seule raison qui fait que le client achète son produit, c’est parce qu’il a un besoin.

Non seulement au niveau du produit en lui-même, mais aussi par rapport à la qualité de l’expérience vécue en achetant.

Au risque de me répéter:

Aimer, c’est laisser l’autre être et écouter ses besoins. Tout vendeur devrait apprendre à aimer.  Twittez cette pensée émouvante.

Aimer vos clients c’est:

  • Les écouter, les lire. Et leur prouver qu’on l’a fait.

Si par exemple vous recevez un mail disant: « Je souhaiterais 4 ou 5 articles sur les vins fins, et ils doivent faire entre 300 et 400 mots chacun. Pouvez-vous me faire un devis? »

Il y a deux façons de leur répondre:

–> Oui c’est possible. Pouvez-vous m’envoyer un cahier des charges précis avec les mots-clés que vous souhaitez? Mon tarif est de 25€ les 100 mots.

ou

–> J’ai lu attentivement votre mail.

Si j’ai bien compris, vous désirez 4 articles sur les vins fins, et potentiellement un 5ème. Ils doivent faire entre 300 et 400 mots chacun.

Je veillerai donc à varier le nombre de mots selon les textes afin de ne pas pénaliser votre référencement. Cela vous convient-il?  

Voici le devis pour cette commande: Pour une moyenne de 350 mots à 25 euros les 100 mots, cela vous fera donc 350€ pour 4 articles et je vous fais une remise si vous décidez de prendre le 5ème, cela ferait donc 330€.

A votre avis, quel réponse préférera le client?

 

  • Leur offrir une expérience inoubliable

Lorsque vous communiquez avec eux, soyez extrêmement aimable. En France, nous avons un gros souci d’amabilité et sommes réputés pour cela dans le monde entier.

Le témoignage d’un touriste sur Tripadvisor

client tripadvisor

 

 

Et celui d’un expatrié sur le Figaro

témoignage figaro

 

N’oubliez pas de mettre toutes les salutations. Veillez à parler sans agressivité et de manière joviale et sympathique.

C’est une bonne idée en générale d’avoir une attitude maternante. (A ne pas confondre avec paternaliste!)

  • Comportez-vous comme jamais aucun prestataire ne l’a fait avant.

– Appelez-les par leur prénom

– Demandez leur adresse de page Facebook et likez leurs posts

– Retwittez-les.

– S’il y a la moindre incompréhension et qu’elle ne semble pas résoluble à l’écrit, proposez-leur un Skype ou un appel téléphonique.

– Soyez souriant (même au téléphone le sourire s’entend!), aimable, chaleureux. Laissez-les toujours finir leurs phrases et ne vous agacez pas de leur frustration ou de leur énervement, utilisez la phrase magique: Je comprends.

Mais il y a encore mieux…

 

7. Liez vos clients à vous pour toujours

attacher un client à sa marque

 

Désespérant: Avec tous les efforts que vous avez fait, certains clients sont quand-même partis sans un mot d’adieu. (les ingrats!)

Vous aimeriez bien être certain de coller vos clients à vous comme des moules à leur rocher?

Et si vos clients vous vouaient une reconnaissance à vie? Voire mieux: vous considéraient comme leur héros? Et ceci grâce à quelques techniques très simples à mettre en place?

Mais d’abord laissez-moi vous poser une question:

A votre avis, pourquoi un client est-il fan d’une entreprise avant tout?

« Grâce à la qualité de son produit? » lance bravement Anne-Clotilde.

Nan…

« Parce qu’elle propose des tarifs très concurrentiels? » tente de nouveau Anne-Clotide.

Non plus… Essaie encore!

« Parce qu’elle propose une expérience consommateur qui… »

Anne-Clotilde, tu n’y connais rien! De grâce, lis ce qui va suivre.

Il y a une chose qui dépasse tout en matière de relation clients/prestataire.

Et cette chose est: Son service après-vente.

Et oui! (Anne-Clotilde marmonne « Ouais je le savais, mais j’allais le dire après… »)

Observez plutôt:

Vous proposez un produit qui déchire tout, à un prix cassé, sur un site trop génial à utiliser. Et là, le client a eu un problème avec son inscription et vous écrit pour vous le dire.

Mais vous (misérables!)

Vous attendez 3 jours pour lui répondre, ou vous répondez un défensif: « Je ne comprends pas, vous utilisez quoi comme navigateur?? D’habitude ça marche! »

Vous pouvez en être certain: le client est offusqué et ne reviendra JAMAIS.

Voyons par contre la situation inverse:

Vous proposez un produit moyen, à un prix un peu élevé, sur un site qui craint. Et en plus, il y a eu un problème avec l’inscription. (Vous le faites exprès ou quoi?)

Et là, vous répondez 2h après, un mail chaleureux et efficace: « J’ai pris connaissance de votre problème et je suis sincèrement désolé. Il est à présent résolu, vous allez recevoir un mail avec vos identifiants et mot de passe, ainsi que le lien pour vous connecter à votre espace. N’hésitez-pas à me contacter si vous rencontrez le moindre problème. Je reste à votre disposition. »

Wow. Le client vous met dans ses favoris immédiatement.

Il ne manquera pas de dire en parlant de vous: « Ce rédacteur est super ». Il passe du simple client à un représentant de votre marque

Il n’y a qu’à voir Amazon. Les produits sont pas forcément moins cher qu’ailleurs, il y a souvent des problèmes de livraison et en prime leur site est moche! Mais je commande chez eux parce que je sais que je vais avoir un service-après vente hors compète si jamais j’ai un souci.

 

Voici donc comment booster votre service après-vente et de votre client votre petit enfant comblé et heureux:

  • Excusez-vous. Beaucoup de gens veulent juste être compris et entendu. Et que l’on s’excuse sincèrement. Avec un cadeau.
  • Trouvez une solution. Bougez-vous les fesses pour résoudre le problème le plus rapidement possible, et si ce n’est pas faisable dans l’immédiat, envisagez un remboursement.
  • Soyez transparent. Cela presque personne ne le fait et tout le monde l’attend: Tenez au courant le client de votre avancée sur la résolution du problème et expliquez-lui ce qui se passe.
    Exemple: « Je suis en train de chercher une solution à votre problème d’inscription. Il semblerait que cela vienne d’un souci avec notre base de données. Heureusement, mon développeur peut s’occuper de cela en moins de 24h. Si vous pouvez patienter, vous recevrez vos identifiants et mot de passe demain. »
  • Remerciez-le. Avec un cadeau.  « Je vous remercie de m’avoir notifié de votre problème. Cela va me permettre d’améliorer mon service. Pour vous remercier, je vous offre un texte de … mots. »
  • Prenez des nouvelles. 68% des clients quittent les services d’une entreprise parce qu’ils pensent qu’elle ne s’intéresse pas à eux. Quand vous avez résolu le problème, envoyez un petit mail une semaine après: « Bonjour, est-ce que tout se passe bien à présent avec votre espace client? » Lorsque j’étais chef de rang dans un restaurant gastronomique, je pouvais doubler mes pourboires en venant m’assurer deux fois (pas plus, après cela fait harcèlement) auprès des clients si tout se passait bien et en profitant pour regarder si rien ne manquait à leur table (pain, eau, sel, poivre, couvert, serviette).

 

Et vous, quels sont vos astuces pour réussir? Avez-vous des remarques ou suggestions? Lâche-toi dans les comm! (Tu aimes quand je parle le jeune 2002, n’est-ce pas?)

 

 

Sophie Gauthier
Sophie Gauthier est spécialiste en stratégie de contenu. Elle donne sur son blog des conseils pour mieux rédiger et gagner sa vie avec la rédaction web.
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30 Commentaires
  • A-ela Fév 3,2017 at 2017-02-03T14:29:02+00:000000000228201702

    Bonjour Sophie,

    Whaoo, je connais ton blog depuis des semaines mais n’en viens toujours pas à bout! Merci! Je l’ai conseillé à une copine qui du coup s’est lancé dans un atelier d’écriture avec toi et est très contente (ahah!) D’ailleurs il faut que je la rappelle!
    Je me suis lancée à mon compte dans l’écriture il y a presque deux ans mais je n’en vis pas encore totalement. Tes conseils représentent une sacrée formation pour décoller (enfin!) Cet article par exemple, je m’en suis inspirée largement pour candidater sur une plate-forme de rédaction, afin de me faire une idée. En 3 jours j’ai déjà décrochés 2 commandes sans trop me fouler car les autres propositions sont des quasi copié-collé du type « Rédacteur compétent, je me propose blablabla… ». Bon, pour gagner une misère certes, et dans des conditions déplorables, évidement, mais cela fait une entrée en matière pour se faire la main (les biographies ça nourrit pas trop son homme. Ou sa femme…) En même temps ces conseils devraient s’appliquer tout le temps et partout: lettre de motivation, entretien, gestion d’équipe…
    J’apprécie ta manière d’encourager, de conseiller pour bien bosser, bien communiquer, SANS SE GALVAUDER.
    Je vais donc passer rapidement au démarchage direct (non mais oh)
    Bravo pour tout ce travail déposé ici.
    Bonne continuation avec la nouvelle formation que tu prépares!

    • Sophie Gauthier Fév 3,2017 at 2017-02-03T19:15:14+00:000000001428201702

      Salut A-ela,

      Haha, heureusement il y a les favoris ! Je suis ravie que mes conseils t’aient boostée comme ça, et je te souhaite une super carrière de rédac ! Merci et à bientôt 🙂

  • Evangélia Déc 5,2016 at 2016-12-05T13:02:57+00:000000005731201612

    Bonjour,

    J’ai lu votre article et en ai apprécié l’originalité du ton employé.
    Mon intervention ne concerne pas la rédaction web, et je m’en excuse d’ailleurs.
    Je suis rédactrice indépendante et ressens quelques difficultés quant au fait de décrocher des contrats et, plus généralement, de trouver de potentiels clients.
    Auriez-vous un conseil à prodiguer à une rédactrice souhaitant se spécialiser dans le monde des arts et de la culture?
    J’ai, à ce jour, écrit pour une association artistique liégeoise, réalisé le portfolio d’une artiste, écrit quelques articles à l’occasion d’un festival et d’une exposition et, très récemment, j’ai créé un texte à caractère littéraire pour une marque de bijoux de luxe. Je vous invite d’ailleurs à visiter mon site professionnel si cela pourrait éventuellement vous intéresser.

    Je vous remercie d’avance de votre réponse.

    • Sophie Gauthier Déc 5,2016 at 2016-12-05T13:22:57+00:000000005731201612

      Bonjour,

      Je t’invite à lire mes autres articles, tu y trouveras toutes les réponses aux questions que tu poses ici. Notamment sur le démarchage de clients.

      Bonne continuation !

  • BESNIER Camille Nov 17,2016 at 2016-11-17T16:46:37+00:000000003730201611

    ça fait rêver en tout cas, je vais essayer d’appliquer tous ces conseils à la lettre alors 🙂 Camille b.

  • sébastien Oct 10,2016 at 2016-10-10T15:03:43+00:000000004331201610

    Vous écrivez « Saviez-vous que l’instruction avait été rendue obligatoire, non pas pour rendre le peuple savant, mais pour former des soldats qui puissent lire les règlements de l’armée? »
    Cette idée me plaisait beaucoup mais vérification faite, en lisant la fiche wikipedia que vous mettez en lien, ce qui y est dit c’est que le français est devenu la langue obligatoire à l’école (vs les patois locaux). « L’objectif était que tous les Français puissent comprendre les lois et règlements affichés, et aussi manœuvrer ensemble en cas de guerre ».
    Il n’est nullement écrit que l’instruction avait été rendue obligatoire pour former des soldats qui puissent lire les règlements de l’armée. Vous confondez « obligation de parler le français à l’école » et « obligation d’instruction », me semble-t-il.
    🙂

    • Sophie Gauthier Oct 10,2016 at 2016-10-10T16:41:28+00:000000002831201610

      Hello Sébastien,

      Tu me fais réaliser que je n’ai pas mis le bon lien, je vais le faire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_Jules_Ferry À lire « Contexte des lois Ferry ». Il voulait en outre, lutter contre l’exode rurale (attacher les paysans à la glèbe) et contre les idées anarchistes. Bref, tout ça est loin d’une volonté d’instruire pour développer le savoir…

  • herve Août 27,2016 at 2016-08-27T19:24:42+00:000000004231201608

    Merci Sophie pour cet article, top !

    • Sophie Gauthier Sep 13,2016 at 2016-09-13T20:45:51+00:000000005130201609

      Avec plaisir Hervé !

  • Lym Juil 7,2016 at 2016-07-07T14:59:37+00:000000003731201607

    Bonjour, je viens de tomber sur cet article et je le trouve extrêmement enrichissant ! Terminant mon stage de fin d’étude en tant que rédactrice web seo je souhaite continuer dans ce domaine en tant que free-lance. Seulement ce n’est toujours pas évident de trouver des renseignements utiles. En tout cas je trouve l’article très bien écrit et agréable à lire, merci pour tous cette mine d’or , ça va m’aider dans mon projet 🙂

    • Sophie Gauthier Juil 8,2016 at 2016-07-08T11:50:39+00:000000003931201607

      Hello Lym,

      Merci beaucoup pour ton commentaire. J’espère que tu vas réussir dans tes projets ! Tiens-nous au courant, et n’hésite pas à lire les autres articles qui t’aideront dans ton métier.

      À bientôt !

  • Isabelle Juin 28,2016 at 2016-06-28T11:33:22+00:000000002230201606

    Merci Sophie pour les conseils et merci Lucie pour le partage d’expérience. Je démarre en tant que « rédactrice web » et c’est vrai que les tarifs font un peu peur .. mais je pense qu’il est important d’investir (en étant peu payé au début) pour construire son expertise et sa crédibilité!

  • Fossé Jan 29,2016 at 2016-01-29T15:46:17+00:000000001731201601

    Bonjour,
    Tout ce que j’ai lu est très intéressant ! Je suis une ancienne copywriter. J’ai bien gagné ma vie en rédigeant des textes de vente pour le MD mais je pense avoir raté le virage du web. J’aimerai bien réécrire. D’après vous comment puis-je rendre la chose possible aujourd’hui ?
    je suis plutôt spécialisée dans le domaine santé/beauté
    Merci

    • Sophie Gauthier Jan 30,2016 at 2016-01-30T13:25:11+00:000000001131201601

      Hello Brigitte,

      Merci beaucoup pour ton commentaire.

      Je ne sais pas ce que signifie MD. :s

      Je te conseille de lire mon grand guide en 2 parties pour devenir rédacteur web, ainsi que…tous les autres articles, puisque ce blog est destiné aux rédacteurs web ! 🙂 C’est très bien que tu sois spécialisée, comme tu le verras.

      Suis mon actu régulièrement, je vais sortir une formation !

      Bon courage pour la reprise alors et à bientôt !

      • BF Jan 31,2016 at 2016-01-31T14:14:18+00:000000001831201601

        Bonjour et merci pour la réponse rapide !
        MD = Marketing Direct.
        Je me réjouis déjà de toutes ces lectures en perspective…
        A bientôt donc,
        BF

  • Lucie Déc 1,2015 at 2015-12-01T01:59:37+00:000000003731201512

    Merci pour cet article, j’ai bien rigolé ! Heureusement, je me suis reconnue au début mais pas sur la fin. J’ai travaillé pour le charlatan « Mégarédacteur » (qui ne m’a jamais payée), et ensuite sur des plateformes comme Textmaster ou Textbroker. Contrairement à beaucoup de rédacteurs, je ne me plains pas forcément de leur rémunération car je rédige très vite et j’ai obtenu les notes maximales partout. En gros, je réussis généralement à produire suffisamment pour faire 30-50€ de l’heure (je gagnais 8,70€ de l’heure lorsque j’étais salariée !). Précisons que je ne travaille pratiquement plus sur les plateformes. Pour en arriver « là », ça m’a pris 1 an et demi à accepter de rédiger des centaines de milliers de mots à 1,20 cts / mot ! Donc il faut se sortir les doigts de… des gants !
    Par contre je me permets un petit commentaire : attention à la typographie (même si je n’ai aucune leçon à donner à quiconque ;-)) ! Bonne continuation, je vais lire assidument tes articles !

    • Sophie Gauthier Déc 1,2015 at 2015-12-01T12:08:45+00:000000004531201512

      Salut Lucie,

      Merci d’être passée par ici! Wow! 50€ de l’heure en rédigeant sur Textbroker? Pour toi, ça vaut le coup c’est certain! Tu dois effectivement taper à grande vitesse, je veux bien que tu nous files ta techniques de frappe! Du coup, je ne sais pas si beaucoup de gens pourront atteindre ce niveau.

      Tu as tout à fait raison pour la typographie. En fait, j’ai pris l’habitude de coller mes points d’exclamation et d’interrogation (ça doit être ça dont tu parles, on me l’a fait remarquer 2 fois déjà) depuis très longtemps, et j’avoue que je n’y pense jamais. Et ça me ferait un travail monstre que de devoir tout corriger. Je ferai un sondage pour voir si ça dérange les lecteurs.

      A bientôt et merci encore!

      • Lucie Déc 1,2015 at 2015-12-01T12:28:19+00:000000001931201512

        Merci pour ta réponse Sophie. Tu as bien raison de rebondir sur mon commentaire, ma remarque (sur la typographie) était nulle et déplacée.
        Pour la rémunération, j’ai précisé que je ne travaillais pratiquement plus pour les plateformes donc quand je dis 30-50h /h c’est plutôt pour mes autres clients (bien que ça puisse arriver sur quelques rares direct orders sur Textborker ou demandes « expert » sur Textmaster.
        Je pense justement qu’à peu près tout le monde peut arriver à avoir de bons revenus grâce à la rédaction web, à condition d’accepter de travailler beaucoup pour une rémunération très faible au début.

        Encore une fois, tes articles sont vraiment intéressants, drôles et enrichissants donc je ne permets pas du tout de te juger.
        Bonne continuation à toi !

        • Sophie Gauthier Déc 1,2015 at 2015-12-01T20:46:17+00:000000001731201512

          Eh bien je ne sais pas ce qui t’a laissé penser que je trouvais ta remarque nulle et déplacée…Au contraire, je n’étais pas du tout ironique dans ma réponse!

          Ah oui je comprends mieux pour la rémunération, et alors donc, pour ceux qui nous lise, pourrais-tu nous dire combien tu gagnais sur Textbroker/etc par exemple? Et à quel rythme tu travaillais? Merci.

          • Lucie Déc 1,2015 at 2015-12-01T22:37:13+00:000000001331201512

            OK ! J’en profite pour partager mon expérience, ça fait longtemps que je voulais le faire (car je ne trouvais rien à ce propos de concret sur le web lorsque j’ai commencé).

            J’ai donc commencé comme auteur 4* sur Textbroker et « Basic » sur Textmaster. Pendant plusieurs mois, j’ai travaillé comme une folle pour des rémunérations très basses. Je me disais que c’était mieux que rien.

            Pour être plus précise, il se trouve que j’étais en arrêt maladie car ça se passait très mal avec mon boss de l’époque et que j’ai enchaîné sur mon congé maternité. J’ai donc travaillé de décembre à juin environ (jusqu’au jour de l’accouchement et même après, une vraie geek de la rédac’ !), à fond sur les plateformes. Je faisais 30€ par jour pour environ 8h de travail ! J’ai pris ça comme un jeu et comme une formation gratuite !

            Je suis partie du principe que j’étais « stagiaire » pour devenir rédactrice web… et ça a marché ! Je suis assez rapidement passé auteur 5* sur Textbroker, ma rémunération est donc passée de 1,20 cts le mot à 4 cts le mot. Sur Textmaster, je suis passée de 1 cts le mot à 3,6 cts le mot.

            Aujourd’hui, je viens de vérifier, je fais partie de 56 équipes sur Textbroker et j’ai rédigé exactement 582 missions. Sur Textmaster, j’ai rédigé 220 954 mots pour 1 337 missions (ceux qui veulent des copies d’écran peuvent me contacter par e-mail). J’ai aussi écrit pour GreatContent mais je trouve cette plateforme trop rigide, exigeante et très peu rémunératrice (je n’ai que le niveau 4*+). En « direct order » sur Texbroker je demande 5 cts le mot (ce qui est peu, mais les clients des plateformes ne veulent pas payer plus).

            Aujourd’hui, je passe à 80-90 % par des clients en direct, mais j’aime bien parfois aller sur les plateformes car elles payent vite et bien et je n’ai pas à perdre mon temps dans la facturation, les relances, etc. Je n’accepte de rédiger QUE les missions qui vont être très vite écrites. En gros, je jette un coup d’œil sur tout ce qui m’est proposé en «team order », en « direct order » et en « open order », je choisis les missions très faciles à écrire et je zappe les autres. Si j’ai assez de boulot avec mes clients directs, je ne vais même pas sur les plateformes.

            Donc maintenant, si on se concentre sur les plateformes (puisque c’était ta question), étant donné que je choisis des textes simples à 3,6 ou 4 cts le mot, qui ne demandent pratiquement aucune recherche, et que je tape environ 1 000 mots de l’heure (hors recherches et relecture), on peut considérer que j’arrive à me faire 20-30€ de l’heure. Après, il m’arrive aussi de prendre des commandes qui demandent beaucoup de recherches, dans ce cas je suis prête à passer 1h pour 300 mots (soit 10-12h de l’heure) mais je me dis que j’ai appris quelque chose et que ça reste plus que lorsque j’étais conseillère en voyages, donc je suis contente ! Je me rattrape plus tard en écrivant des trucs plus légers. Voilà voilà ! Vous savez tout !

            Pour mon organisation : je sélectionne ma commande, je choisis le briefing le plus court ou le plus simple, je fais mes recherches, je prends des notes sur un grand cahier (que j’emporte partout !), dès que mes notes sont prises, je fais un plan trèèèès rapide, et je tape tout directement sur mon PC. Cette méthode me permet d’aller très vite. Cela fait plus de 3 ans que j’ai commencé et aucune mission ne m’a jamais été refusée donc c’est cool ! J’ai gardé tous mes clients, je me suis même offert le luxe d’en zapper quelques-uns 

            Je suis une « afficionada » de la rédaction web, ce boulot a complétement changé ma vie car je ne travaille que 3-4h par jour et c’est largement suffisant ! La vie est trop courte, profitons-en !

          • Sophie Gauthier Déc 1,2015 at 2015-12-01T23:15:03+00:000000000331201512

            Merci pour ce long partage! Je me permets de le mettre en forme, pour un plus grand confort de lecture. À très bientôt!

  • Sarah Nov 15,2015 at 2015-11-15T10:07:29+00:000000002930201511

    Salut Sophie,
    Je suis bien d’accord avec toi, j’ai un peu l’impression que certains free-lance ne se rende pas compte qu’être à son compte, c’est beaucoup d’effort, de formation et de remise en question. Et ce que tu dis à propose de la bienveillance me touche particulièrement, je trouve effectivement que c’est un réel problème en France.
    Ton site est super, je l’ai mis en favori et y reviendrai!
    A bientôt!
    Sarah

    • Sophie Gauthier Nov 15,2015 at 2015-11-15T14:38:51+00:000000005130201511

      Salut Sarah, merci pour ton message.

      Etre à son compte est à la fois une grande liberté et beaucoup de travail. Mais c’est du coup une grande source de satisfaction lorsqu’on réussit.

      A très bientôt!

  • Sarah Nov 11,2015 at 2015-11-11T14:21:28+00:000000002830201511

    Hey super article ! Je viens de découvrir le blog, c’est un plaisir de te lire. Je me rejoui de la suite 🙂

    • Sophie Gauthier Nov 11,2015 at 2015-11-11T14:39:36+00:000000003630201511

      Hey merci! 🙂 Bonne lecture alors et à bientôt.

  • Lucie Nov 10,2015 at 2015-11-10T14:24:15+00:000000001530201511

    L’histoire triste c’est presque la mienne, ça m’a fait rire ! Encore étudiante, j’écris sur des plateformes de web rédacteurs qui payent mal, et j’en ai conscience. Cependant, je manque de temps pour progresser et franchir le pas vers plus de compétences et faire grandir mon activité de rédactrice. Je pense que tu sauras déjà me donner de super conseils !

    • Sophie Gauthier Nov 10,2015 at 2015-11-10T15:31:26+00:000000002630201511

      Merci pour ton commentaire Lucie.

      Entreprendre, c’est un projet à part entière et il faut effectivement se donner les moyens: du temps, un peu d’argent pour démarrer et investir dans de bons outils. Donc étudiante, je suppose que tu as des vacances? Si par exemple, tu prends 3 ou 4 mois cet été pour mettre en place ton biz, ça devrait le faire! Bon courage et tiens-nous au courant.

  • Haja Andriatahina Nov 9,2015 at 2015-11-09T11:58:17+00:000000001730201511

    Salut Sophie,
    Merci pour ce « guide de plus de 4000 mots ». J’ai soupiré et rigolé plusieurs fois durant sa lecture. Pour ma part, je me spécialisé dans la parentalité mais je pensais que avoir plus de clients, il faut être polyvalent, ce n’est donc pas vrai? Sur ce j’ai deux questions: la parentalité est-elle un sujet assez recherché? et comment savoir que j’en connais assez pour en faire des offres? Merci

    • Sophie Gauthier Nov 9,2015 at 2015-11-09T19:19:32+00:000000003230201511

      Salut Haja,

      Tout dépend comment tu souhaites travailler. Mais une fois que tu as un certain niveau, il vaut mieux se spécialiser. Tu dois faire des recherches avec des outils de mots-clés comme Google Keyword, démarcher sur des forums, regarder les blogs. Mais oui, la parentalité, c’est un sujet qui touche beaucoup de gens, le bon sens suffit à le savoir. Je n’ai pas compris ta dernière question.

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