Comment écrire un roman (une vraie méthode complète pour réussir)

Comment écrire un roman

Comment écrire un roman ?Pour écrire un roman, il faut d’abord construire une base solide : créer des personnages crédibles, élaborer une intrigue, choisir une structure narrative, rédiger les chapitres puis retravailler le style lors des réécritures. Cette méthode permet de passer d’une idée de roman à un manuscrit structuré.

Méthode d’écritureComment écrire un roman ? Commencez par créer vos personnages, construisez ensuite le schéma narratif, choisissez une structure, rédigez vos chapitres, puis améliorez le style à la relecture.

Soyez honnête : quand vous tapez dans le moteur de recherche « Comment écrire un roman », vous ne voulez pas « 10 conseils pour écrire un roman », ni connaître « les enjeux de l’écriture d’un roman », et encore moins « les 5 erreurs à ne pas faire lorsqu’on écrit un roman ».

Non. Ce que vous voulez c’est une méthode d’écriture, qui vous explique comment écrire un roman pas à pas. Que ce soit pour un roman historique, science-fiction, roman d’aventure, un roman d’amour ou de la fantasy !

Cette méthode est-elle la seule méthode pour écrire un roman ? Certes non. Mais elle est un formidable outil qui vous permettra d’éviter la page blanche, de vous libérer de la technique pour vous concentrer sur la création de votre premier roman.

Cette méthode va-t-elle faire de vous l’auteur du prochain Goncourt ou d’un énorme best-seller ? Encore non. Mais elle peut vous aider à faire de votre roman un travail propre, qui peut donner à vos lecteurs le sentiment que vous êtes un véritable romancier et que vous maîtrisez bien la narration. Et si vous possédez du talent, cet outil pourrait bien vous propulser jusqu’au bout de vos rêves. (Là où la raison s’achève).

Comment écrire un roman : la méthode en résumé

Avant d’entrer dans le détail, voici l’architecture de la méthode pour écrire un roman. Elle reprend exactement la logique de cet article : ne pas commencer par écrire au hasard, mais préparer assez de matière pour avancer sans vous retrouver bloqué au bout de vingt pages.

  1. Créer les personnages. Un roman est habité avant d’être raconté.
  2. Construire un schéma narratif. Situation initiale, élément perturbateur, péripéties, dénouement.
  3. Choisir la structure du roman. Vous pouvez suivre la chronologie, commencer par la fin, alterner les points de vue, etc.
  4. Rédiger les chapitres. Résumez, découpez, remplissez les cases.
  5. Améliorer le style. Montrez plutôt que raconter, utilisez les effets produits, retravaillez les dialogues et supprimez les lourdeurs.

Vous bloquez pour écrire un roman ? Allez directement à la bonne étape

Votre problèmeCe que vous devez travaillerÉtape utile
Je ne sais pas par quoi commencer.Les personnages et leurs motivations.Étape 1 : créer des fiches personnages
J’ai des personnages, mais pas d’histoire.Le schéma narratif.Étape 2 : construire le schéma narratif
Mon histoire est claire, mais je ne sais pas dans quel ordre la raconter.La structure du roman.Étape 3 : structurer le roman
Je bloque devant les chapitres.La méthode de rédaction.Étape 4 : remplir les cases
Mon texte paraît plat.Le style, les dialogues et la relecture.Étape 5 : améliorer le style

1. Créer des fiches personnages pour écrire un roman

créer personnages roman

Quoi ? Comment ? On ne commence pas par la trame narrative ? Eh bien non.

Imaginez que vous désiriez construire une maison. Vous vous rendez chez l’architecte :

« Bonjour Mr l’architecte, je voudrais une maison.

– Très bien ! Repassez la semaine prochaine, vos plans seront prêts ! »

Euh… Il ne manque pas quelque chose ? Comme par exemple, savoir qui va l’habiter ? Combien de personnes ? Quels sont leurs goûts ?

De même, pour écrire un roman, avant de vous lancer dans l’écriture de votre manuscrit, vous devriez savoir qui va l’habiter.

Mettre à plat vos idées de roman, même vagues

Si vous vous êtes posé la question de savoir comment écrire un roman, c’est que vous devriez avoir en toute logique, une idée approximative d’histoire à raconter, même si vous n’avez pas d’intrigue. Quelles que soient vos idées de base, mettez-les à plat, très rapidement :

  • L’histoire d’une fille à qui il arrive plein de malheurs
  • J’imagine un mec qui fait le tour du monde et rencontre des personnages mystérieux
  • Ça pourrait être une personne qui évolue tout au long de sa vie. Je voudrais que ce soit un peu comme dans « tel roman », avec beaucoup d’aventures.
  • Un roman policier avec un meurtre vraiment difficile à résoudre et une femme qui enquête, très originale.
  • Un roman d’amour très triste qui finit mal.

Dans toutes ces idées de base, même très floues, il y a toujours au moins un personnage à traiter en premier quand on veut écrire un roman. Très certainement votre héros. C’est par celui-là que vous allez commencer l’élaboration de votre manuscrit.

Vous verrez qu’au fur et à mesure de votre rencontre avec votre personnage, vous allez trouver votre histoire, les autres protagonistes et de nombreuses idées que vous n’auriez pas pu avoir autrement. Ces idées d’intrigues pourront être plus solides si elles partent de bons personnages plutôt que seulement d’un contexte historique ou de votre imagination. Vos personnages pourront devenir une bibliothèque de recherche plus fournie et plus organisée que votre imagination brute.

Et pourtant, tout va partir de vous et de bonnes questions à poser :

Poser des questions à vos personnages de roman

fiches personnages

Pour que vos personnages soient vraiment intéressants, il faut qu’ils ressemblent le plus possible à des personnes.

Quelle est la différence entre un personnage et une personne ? Nous allons faire un petit exercice (rigolo à faire hihi) :

Pensez à la personne de votre entourage que vous connaissez le mieux. C’est bon ? Ok.

Si je vous demande : « Qu’est-ce que cette personne aime manger le matin ? » Vous pouvez répondre. Facile.

Si je vous demande : « Quelle est son animal préféré ? » Facile aussi.

Maintenant, si je vous demande : « Que dirait cette personne si vous lui annonciez que vous partez vivre en Australie pour toujours ? » C’est un tout petit peu plus long à imaginer, mais tout aussi facile.

Parce que vous connaissez parfaitement cette personne. Et comme toute personne, elle est composée d’un vécu, d’une expérience, et de millions de facettes différentes qui permettent de la considérer comme une « vraie personne ». Ce qui la compose, nous l’appellerons son bagage.

Même les gens qui ne la connaissent pas, voient cette personne remplie d’un certain bagage, agir, vivre, etc. C’est ce qui permet à sa boulangère ou n’importe quelle personne qu’elle croise dans la rue, de la juger d’une certaine façon, en la sentant comme faisant partie des humains. C’est aussi ce bagage qui lui permet d’agir et de vivre d’une certaine façon, avec une logique qui lui est propre.

Donc, pour écrire un roman avec un personnage intéressant, on lui donne un bagage, le plus rempli possible.

« Mais j’aurai jamais assez de pages ! » pleurniche Anne-Clotilde, qui en est à sa 104ème question concernant les lapins de garenne.

C’est qu’il faut poser des questions pertinentes par rapport au contexte. Si par exemple, vous souhaitez créer un personnage aventurier, il faudra lui poser des questions concernant des situations dans lesquelles il pourrait se retrouver. Si c’est un roman d’amour, sur ses sentiments les plus complexes.

Mais il ne faut pas se leurrer. Si vous voulez écrire un roman solide, ce travail de création de personnage vous demandera du temps, et vos fiches pourront faire 30 pages chacune si besoin. Il faut vous passionner pour ce travail, et si vous le faites bien, il sera passionnant.

Créer vos personnages de roman : la méthode

  1. Organisez-vous pour créer vos fiches. Utilisez Word, un logiciel de notes, un logiciel d’écriture ou un carnet. Prévoyez un document ou une fiche par personnage et classez-les de manière à les retrouver facilement.
  2. Trouvez une photo qui corresponde, ou dessinez votre personnage. Vous devez avoir son visage sous les yeux pour lui poser des questions plus facilement.
  3. Tapez rapidement le plus de questions possibles sur la vie quotidienne (famille, nourriture, hygiène, habillement, habitudes, sommeil…) Pour trouver des idées, imaginez-vous le déroulement de votre journée à vous, et demandez-vous « Que ferait mon personnage à ma place ? »
  4. Cherchez des questions plus poussées sur les pensées, les sentiments et les opinions de votre personnage. Pour trouver des idées, parcourez des articles, des vidéos ou des discussions : que penserait votre personnage de cet article ? De cette vidéo ? De cette personne ? Politique, humour, rêves, psychologie… Votre personnage pense et ressent.
  5. Posez des questions sur son rapport aux autres. Quel est son rapport avec son père, sa mère, ses amis ?
  6. Passez aux questions très précises, comme une interview spécialisée. Inspirez-vous du contexte dans lequel vous voulez le placer. Si cette personne est une femme inspecteur de police, posez-lui des questions comme « Comment tu as vécu ton école de police ? » ou « Est-ce que tu es victime de misogynie dans ton travail ? »
  7. Passez à la maïeutique. Posez des questions de plus en plus poussées à votre personnage. À chaque affirmation de sa part, demandez-lui « pourquoi ? » Ne vous contentez jamais d’une réponse évasive, généraliste.
  8. Demandez à votre personnage de vous révéler ses secrets : que ne dirait-il à personne ? Jamais ?
  9. Des questions sur l’enfance. Je vais vous expliquer cela un peu mieux dans la partie suivante.

Pour écrire un roman vivant, intéressez-vous à votre personnage comme à une vraie personne ! Soyez très curieux. Votre personnage a des tonnes de choses à révéler.

À ne pas faire

  • Utiliser une personne qu’on connaît, et s’en servir entièrement pour en faire un personnage.
  • Être généraliste. Faire dire à votre personnage « Je m’entends bien en général avec les gens » Beurk ! Pas bien ! Bouh !
  • Créer un personnage dont la principale caractéristique est d’être « gentil ». Aaaaaaaaaaaaaaahhhh… (Je me suis enfuie en courant.)

Envie d’aller plus loin ?

J’ai créé une structure de roman en 8 étapes : La méthode des 8 piliers.

Méthode des 8 piliers pour structurer un roman

Ce guide complet vous permettra de bâtir votre histoire brique par brique, en suivant une méthode structurée et adaptable pour écrire un roman, quel que soit le style littéraire de votre projet.

Ne laissez plus vos idées en chantier, transformez-les en monuments littéraires ! Découvrez la méthode complète et donnez à vos récits la structure solide qu’ils méritent !

Ce que vous obtiendrez en accédant à cette formation

1. Les étapes pour structurer une intrigue complète : La méthode explique clairement comment démarrer une histoire, développer les actions clés, et conclure de manière cohérente. Vous saurez précisément quoi faire à chaque étape.

2. Des exemples concrets d’histoires : Chaque partie de la méthode est illustrée par des récits de différents genres littéraires créés spécifiquement pour vous, permettant de visualiser l’application de chaque concept.

3. Des exemples tirés d’œuvres majeures de la littérature : Chaque partie utilise des références à des œuvres classiques et modernes pour montrer comment les principes de la méthode sont utilisés dans des récits réels.

Mais ce n’est pas tout ! En accédant à cette formation, vous obtenez :

  • Un accès à un espace membres où sont regroupées toutes vos formations.
  • Un cadeau offert : 5 Quiz d’écrivains pour créer vos récits et apprendre à vous connaître !
  • Des promotions exclusives sur d’autres formations, toute l’année et même des réductions exceptionnelles en période de fêtes ou au lancement d’un nouveau produit.

Créer des personnages de roman intéressants

personnage intéressant

Pour écrire un roman avec de vrais personnages, retenez ceci : un personnage intéressant est un personnage avec de la profondeur, des reliefs et des contrastes. Il est difficile de créer un bon personnage qui soit entièrement bon ou entièrement mauvais.

Pour que votre personnage possède du relief, vous pouvez lui donner des failles psychologiques, des peurs, des obsessions ou, si cela sert réellement l’histoire, des psychopathologies documentées. Même si celles-ci sont bénignes, comme la claustrophobie de Robert Langdon ou l’addiction à la cocaïne de Sherlock Holmes. Mais ce n’est pas forcément la gravité d’un trouble mental qui donne du relief à un personnage : c’est surtout la manière dont il influence son histoire, ses choix et ses comportements.

Voici une liste des pathologies pour vous documenter si vous choisissez d’aborder ce sujet.

La triade sombre

Je vais vous donner un petit secret de psy : pour construire un personnage méchant particulièrement manipulateur ou dangereux, vous pouvez lui donner certains des 3 traits associés à ce qu’on appelle « la triade sombre« . Mais un méchant n’a pas besoin de posséder ces 3 traits pour être un vrai méchant. Et si vous souhaitez que votre héros soit attachant, il peut malgré tout présenter du narcissisme, de la froideur ou des comportements moralement discutables.

Et c’est là que nos questions sur l’enfance peuvent avoir un rôle important à jouer. Vous avez sûrement entendu, et peut-être le pensez-vous aussi, que « tout ne vient pas que de l’enfance » et que « c’est trop facile de tout expliquer par l’enfance ».

Ok. Quelle que soit votre opinion là-dessus, relier les failles, les peurs ou les troubles de vos personnages à leur enfance et à leur histoire personnelle peut vous éviter de créer des personnages creux ou plats.

Il vous faudra faire quelques recherches pour essayer de comprendre les facteurs qui peuvent contribuer à rendre une personne « phobique », manipulatrice ou maniaque. Si vous faites simplement naître votre personnage « fou » (et vous remarquerez que ce trouble mental n’existe pas), vous risquez de manquer de relief, de motivations dans les actes et de raisons dans les comportements. Cela va vous enlever des éléments du bagage dont vous aurez besoin tout au long de votre rédaction.

N’oubliez pas de donner des qualités à vos méchants. Ce sont justement ces qualités qui feront ressortir leur dangerosité. Si un personnage dangereux est intelligent, élégant, beau et organisé, il peut devenir bien plus terrifiant qu’un personnage seulement brutal ou caricatural.

2. Construire le schéma narratif de votre roman

trame roman

Si vous avez créé vos personnages avec passion et curiosité, vous devriez à présent avoir une bien meilleure idée de votre histoire pour écrire un roman qui tient debout. En vous révélant leurs secrets, leurs pensées les plus profondes, leur enfance, leurs motivations, vos personnages vous ont indiqué très simplement dans quelle situation les placer.

Pourtant, quand on veut écrire un roman, il est tout à fait possible de ne pas encore avoir la structure narrative complète, ni le dénouement. Pour cela, je vous recommande de construire votre roman selon le schéma narratif suivant :

  1. Situation initiale
  2. Élément perturbateur
  3. Péripétie
  4. Dénouement

1. La situation initiale du roman

Pour écrire un roman clair, la situation initiale, c’est votre personnage principal qui vit sa vie de tous les jours. Même si cette vie est incroyable, déjà particulière en soi, il faut placer ici des actions et événements non perturbateurs du quotidien. C’est le « Il était une fois » de votre histoire.

Plus votre élément perturbateur viendra troubler fortement ce quotidien, plus son effet pourra être intéressant.

Pourtant, c’est le contexte dans lequel ce quotidien se déroule, qui donnera à l’élément perturbateur sa valeur. Si votre personnage est tranquillement en train de manger un yaourt quand l’élément perturbateur survient, ça ne donnera rien de très intéressant. Par contre, s’il était en train d’assister à l’enterrement de son frère jumeau…ou de travailler sur un projet d’envergure, ou encore de vivre son quotidien d’enfant maltraité par son oncle et sa tante, quand soudain il reçoit une lettre…

2. L’élément perturbateur

Le rôle de l’élément perturbateur est de venir bouleverser le quotidien du héros. Dans beaucoup de récits, si votre élément perturbateur ne modifie pas suffisamment la vie de votre personnage principal, il peut être nécessaire de le renforcer.

Il faut généralement que quelque chose change de manière importante, parfois irréversible. L’élément perturbateur ne devrait pas pouvoir être résolu ou ignoré en cinq minutes. C’est le bateau qui fait naufrage sur une île déserte, un gain de 800 millions au loto, le kidnapping de son enfant…

Dans le cas d’un roman d’aventure, ou d’un thriller, l’élément perturbateur sera beaucoup plus facile à introduire si vous créez un destinateur. Kékséksa ? Un destinateur, c’est Gandalf qui vient annoncer à Bilbo sa quête, ou le responsable des services secrets qui vient trouver Indiana Jones pour aller chercher un trésor. Un destinateur socialement important peut donner davantage d’ampleur à l’aventure. Une quête qui promet de grandes choses peut également renforcer l’importance de la mission.

En savoir plus sur les bons éléments d’une histoire.

3. Les péripéties du roman

péripéties

Pour écrire un roman qui avance, les péripéties sont des obstacles à la résolution. Plus ces obstacles sembleront insurmontables, plus votre héros devra faire preuve d’ingéniosité. Il est important que vous donniez à votre héros la possibilité de puiser dans ses ressources.

Dans une histoire d’amour, les obstacles empêcheront les amants de se retrouver.

Dans un roman d’aventure, ils empêcheront le héros de trouver le trésor.

Dans un roman policier, ils empêcheront l’enquêteur de trouver le meurtrier.

Les péripéties constituent ces obstacles et la manière toujours plus ingénieuse qu’aura votre personnage de les résoudre.

Une possibilité efficace consiste à créer un obstacle apparemment insurmontable, et un ou plusieurs amis pour aider votre héros à le surmonter. Ce qui est formidable avec les amis du héros, c’est que vous pouvez leur donner des capacités que votre héros n’a pas.

Ils peuvent être très riches, avoir de grandes compétences techniques, être magicien, célèbre, ou supérieurement intelligents. Ce que votre héros n’a pas, son ami le possédera. C’est ainsi que le meurtrier appelle pour dire qu’ « une bombe va exploser au Japon dans 1h » et que l’ami du héros possède justement un avion de chasse qui lui permettra d’arriver à Tokyo 10 minutes avant l’explosion.

4. Le dénouement

Quand on cherche à écrire un roman jusqu’au bout, le dénouement, c’est la situation finale, celle qui devra résoudre ou transformer le dernier obstacle, souvent le plus gros de tous, et rétablir une forme d’harmonie. Le trésor pourra être trouvé, le naufragé rentrer chez lui, le meurtrier être arrêté ou tué…

Dans un récit qui promet des réponses, il est important que votre dénouement résolve les principaux problèmes rencontrés, explique les mystères essentiels et remplisse son contrat de promesse. Si vous avez placé des amis sur le chemin de votre héros, il peut être intéressant de leur offrir leur dénouement à eux aussi. Ils peuvent donner de leurs nouvelles ou être montrés 10 ans plus tard, vivant leur nouvelle vie.

Le dénouement, dans l’idéal, devrait surtout montrer comment l’expérience a changé la vie du héros, même si elle ne l’a pas nécessairement améliorée. Il serait dommage de le faire revenir strictement à la même vie qu’avant sans montrer ce que l’histoire a produit en lui. Il peut avoir reçu une leçon de vie et prendre des décisions pour son futur à partir de cette leçon. Votre héros peut aussi avoir rencontré l’amour sur son chemin, gagné de l’argent, déménagé, arrêté de boire… ou au contraire avoir perdu quelque chose d’essentiel.

3. Structurer votre roman : choisir l’ordre du récit

structure roman

Pour écrire un roman sans perdre votre lecteur, la structure du roman, c’est son architecture. Elle peut différer totalement de la chronologie de votre récit, qui lui, suit le schéma narratif.

C’est une étape assez complexe, mais je vais vous expliquer tout cela !

Construire un roman efficace : exemples de structures

Une fois votre trame créée, vous pouvez ensuite jongler avec ses éléments et les placer dans l’ordre que vous souhaitez.

La structure est une forme, et celle-ci contribuera fortement au suspense de votre trame.

Vous pouvez :

  • Commencer votre roman par la fin
  • Révéler le meurtrier à votre lecteur, mais pas à votre enquêteur.
  • Créer des histoires parallèles, comme le fait très bien Haruki Murakami (dans le merveilleux La fin des temps par exemple)
  • Intercaler avec l’enquête les actions de celui-ci, sans révéler au lecteur qu’il s’agit de lui. Un chapitre « enquête », un chapitre « actions du meurtrier » s’alternant jusqu’à ce que les deux histoires se rejoignent. Intéressant, si par exemple, votre meurtrier est en réalité le meilleur ami du héros.
  • Utiliser une structure en forme de pyramide à l’envers. Stephen King est très fort pour commencer ses histoires par de nombreuses situations initiales et présentations des personnages, en créant un chapitre pour chacun. Progressivement, ces différents personnages interagiront entre eux, pour finir par se retrouver tous en un même lieu.

S’y retrouver dans l’architecture de votre roman

tutoriel scrivener
Le tutoriel interactif et gratuit en français

Pour écrire un roman correctement, un romancier a intérêt à utiliser un bon outil afin de rédiger et de construire son roman.

Même si vous abandonnez quelque temps votre roman, vous pourrez récupérer toute la structure en un clin d’œil et repartir du bon pied !

Je vous recommande d’utiliser le logiciel Scrivener. C’est l’un des logiciels d’écriture les plus complets. Ce logiciel vous permet de voir votre roman dans son ensemble, chapitres, personnages, narrateur, etc.

Vous pouvez comme dans l’image ci-dessus, épingler vos notes sur un tableau, mais aussi les organiser en fenêtres.

Le logiciel recèle de petites fonctions sympathiques, comme un outil d’écriture de scripts, un objectif de mots à atteindre, ou la personnalisation des icônes pour vous y retrouver dans votre structure et dans vos documents.

ACHETER SCRIVENER (DISPONIBLE POUR WINDOWS ET MAC)

Essayez aussi de dessiner votre structure en créant un mindmap. Il existe de nombreux logiciels de mindmapping sur le web, très simples à utiliser. Ces mindmaps sont téléchargeables, et vous pourrez bien entendu les intégrer à votre logiciel d’écriture !

Si vous n’êtes pas très à l’aise avec le fait de jongler ou inverser vos éléments, commencez déjà par mettre en parallèle des événements censés se dérouler au même moment.

Par exemple, un chapitre avec le héros sur son bateau qui se dirige vers l’île déserte, le chapitre suivant montrant son ennemi installant un piège sur l’île en prévision de son arrivée.

Une fois que vous avez votre structure, il ne vous reste plus qu’à remplir !

4. Rédiger votre roman : remplir les chapitres

écrire un roman

Et voilà peut-être pourquoi de nombreuses personnes qui veulent écrire un roman échouent à le terminer. Elles commencent par cette étape ! Elles écrivent le premier chapitre et abandonnent, maudissant leur paresse ou leur procrastination, alors qu’elles manquent parfois simplement d’une méthode adaptée.

Maintenant que vous avez votre structure, vous devriez donner un titre (même si vous ne le donnerez pas forcément à lire à vos lecteurs) à chacun de vos chapitres. Que vous conserviez, modifiez ou supprimiez ces titres, ne dépendra que de vos goûts. Jules Verne faisait de ses titres de chapitres de véritables petits chefs-d’oeuvres, par exemple, dans le Tour du monde en 80 jours : « Dans lequel Phileas Fogg et Passepartout s’acceptent réciproquement, l’un comme maître, l’autre comme domestique. »

Rédigez tous vos titres de chapitres, dans l’ordre que vous avez décidé. Et maintenant vous allez :

Pour écrire votre roman, remplissez les cases

Pour écrire très facilement vos contenus de chapitres, je vous conseille de procéder comme suit :

Tout d’abord, écrivez votre chapitre de façon résumée, par exemple :

L’inspecteur est au restaurant et il voit arriver le meurtrier sans la salle. Il va se cacher pour pouvoir ensuite le suivre discrètement.

Puis vous décomposez votre résumé en mini-titres :

  • L’inspecteur est au restaurant
  • Le meurtrier arrive dans la salle
  • L’inspecteur se cache
  • Le meurtrier mange et l’inspecteur le regarde
  • Le meurtrier quitte le restaurant
  • L’inspecteur suit le meurtrier

Ainsi, pour écrire un roman sans rester coincé devant un chapitre énorme, dans chacun de ces mini-titres, vous allez pouvoir rédiger votre histoire. Et cela facilement, grâce à vos fiches personnages.

À présent, je vais vous expliquer comment faire gagner votre texte en précision et comment utiliser vos fiches personnages comme une grande réserve, une merveilleuse caisse à outils :

5. Améliorer le style de votre roman

comment écrire bien

Ces étapes peuvent être mises en place immédiatement ou lors de la réécriture de votre roman, si vous aimez écrire d’un jet sans vous relire.

3 astuces pour améliorer immédiatement votre style

1. Montrer plutôt que raconter (« Show don’t tell »)

L’un des outils d’un bon texte narratif est de montrer plutôt que raconter. Grâce aux fiches personnages, vous allez pouvoir tout dire, et trouver quoi dire, par des actions et des attitudes correspondant à vos personnages, plutôt que d’utiliser des descriptions fadasses.

C’est la grande différence entre :

Gwénaëlle parlait avec son amie. C’était une fille très prétentieuse et qui méprisait les hommes.

et :

Elle plissa les yeux et porta sa cigarette au coin des lèvres. « Les mecs, t’en fais ce que t’en veux. Ils sont tellement cons. » Elle leva la tête, et souffla sa fumée en direction d’un homme imaginaire.

Grâce à une fiche personnage de Gwénaëlle, vous savez qu’elle fume, de quelle façon, comment elle parle, le genre de choses qu’elle dit, vous avez son visage en tête, ses attitudes, vous pouvez donc la décrire par ses actions, au lieu de « raconter qui elle est ».

2. Les effets produits

Dans votre discours narratif, utilisez les effets produits sur l’environnement. Quand le meurtrier pousse la porte du restaurant, s’il est du genre brutal, il poussera la porte en grand, au lieu de l’ouvrir délicatement. Le froid pénétrera alors dans le restaurant. On saura qui il est en partie, par le froid qu’il fait rentrer dans la salle où il pénètre.

Quand quelqu’un s’assoit lourdement, utilisez le bruit produit par sa chaise plutôt que de dire « il s’assit lourdement ». Quand il fait nuit, parlez de la lumière des réverbères (y a pas de réverbères allumés en plein jour, eh oui patate).

3. Écrire des dialogues

Le dialogue peut parfois remplacer avantageusement une description. Vous pourrez préférer « Ah tu m’énerves ! » à « Il était très énervé ».

Pour créer de bons dialogues, essayez de retranscrire des scènes de films ou même des émissions ou conversations enregistrées. Tentez de reproduire le ton employé, les accents, la manière de commencer et finir les phrases…

>>À lire aussi : Comment trouver son style d’écriture

Créer du contexte dans votre roman

Dans vos questions posées à vos personnages, vous avez créé de multiples situations permettant à celui-ci de se révéler. Insérez ces contextes dans votre roman, et vous donnerez du corps à votre contenu.

La simple question : « Que manges-tu au petit-déjeuner ? » permet une scène dans laquelle le héros se réveille, prend son petit déjeuner, avant de recevoir un appel important.

Les pensées et opinions peuvent être révélées dans vos dialogues avec les différents protagonistes rencontrés. Par exemple, si votre héros doit se rendre sur un lieu important avec son ami, faites-le parler sur le trajet et donner son opinion sur divers éléments. Voyez votre roman comme une suite de prétextes à insérer vos caractéristiques de personnages et vous obtiendrez de nombreuses scènes attachantes, intéressantes, profondes.

Votre héros est maniaque ? Dans quelle situation pourrait-on le mettre régulièrement qui révèle sa maniaquerie ? Lorsqu’il parle avec quelqu’un, il peut toujours avoir envie de relever le col de la personne, de le recoiffer. Et si cette personne est son coéquipier, et qu’elle est justement du genre à se laisser aller, et à être bordélique…

Au final, pour écrire un roman, votre trame peut rester relativement simple et être résumée rapidement. Ce qui crée du corps, ce sont vos personnages et leur manière de réagir face à des contextes spécifiques.

Utiliser des verbes d’action plutôt que des verbes d’état

Comptez le nombre de verbes être et avoir qui se trouvent dans votre dernière production littéraire. Oui hein ? Beurk ! Repérez ceux qui affaiblissent vos phrases et remplacez-en une partie par des verbes d’action : vous pourrez obtenir une écriture plus riche, dynamique et vivante.

Il était sur le point de partir – > Il enfila son manteau.

Il avait une carie -> Sa dent cariée le torturait.

La rue était étincelante de soleil -> Le soleil projetait ses rayons sur les flaques d’eau des trottoirs.

Il était 5h -> 5h sonnèrent.

J’avais reçu mon bulletin trimestriel et j’avais peur que mes parents le voient – > De la pile de prospectus, tomba une petite enveloppe sur laquelle menaçaient les terribles mots « Bulletin scolaire ». Je la cachais rapidement dans la poche de mon manteau.

Relire votre roman : supprimer les redondances, incohérences et maladresses

La dernière étape pour écrire un roman sera une véritable relecture de manuscrit, menée du fond à la forme. (Votre roman est en réalité une succession de brouillons retravaillés, donc considérez chaque relecture comme une amélioration de brouillon).

Relisez et supprimez sans états d’âmes vos multiples lourdeurs et redondances (sans oublier les fautes !)

Soyez exigeant. Votre texte gagnera en force si vous évitez les répétitions inutiles. Vous doutez de ce qu’il y a à supprimer ? Partez du principe que de nombreuses phrases contiennent quelque chose à alléger et demandez-vous quoi.

Afin de vous relire efficacement, voici les lourdeurs les plus communes :

  • Les points d’exclamation. À part dans vos dialogues, et cela bien entendu uniquement lorsque le personnage s’exclame, utilisez-les avec parcimonie dans votre roman. Genre presque zéro, sauf si votre style les réclame vraiment.
  • De même avec les parenthèses. Les parenthèses peuvent alourdir un roman ou interrompre le rythme d’une phrase. Même dans de très bons romans, je suis souvent heurtée par leur présence. Personnellement : à bas les parenthèses.
  • Guettez les multiples adjectifs qualificatifs dans une même phrase : « Il était très nerveux et troublé ». Bim. On peut souvent choisir nerveux ou troublé. Et d’ailleurs, on avait dit de se méfier des verbes d’état. Il va donc falloir chercher dans vos fiches personnages de quelle manière le personnage peut montrer sa nervosité. « Il se rongeait l’ongle du pouce. »
  • On croit souvent qu’insister permet d’appuyer notre propos. Mais cela peut aussi l’affaiblir. « Elle s’énerva et cria sur le type. » « Il dévora et engloutit sa cuisse de poulet. » « Elle voulait devenir une aventurière, pour vivre passionnément, librement, et follement. »
  • Les adverbes. Ils peuvent souvent être remplacés par un mot plus précis. « Vraiment très grand = Immense » « Vraiment très petit = minuscule » « Presque toujours = souvent »
  • Quand la personne parle normalement, utilisez le verbe dire. Non, pas proférer, ni décréter.

Et voilà ! Vous possédez une méthode pour écrire un roman. Si vous suivez cette technique tout en l’adaptant à votre projet et à votre manière d’écrire, vous disposerez d’une base solide pour construire et retravailler votre manuscrit. Cela ne garantit évidemment pas qu’il sera publiable, mais certains best-sellers utilisent à peine la moitié de ce que je viens de vous apprendre…

Pour aller plus loin

Et si vous avez d’autres techniques, ou bien des questions spécifiques sur cet outil, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires. 🙂

Questions fréquentes sur l’écriture d’un roman

Comment commencer à écrire un roman ?

Commencez par créer vos personnages principaux. Même si vous avez seulement une idée vague d’histoire, vos personnages vont vous donner des situations, des conflits, des secrets, des motivations et donc de la matière pour construire votre roman.

Faut-il commencer par les personnages ou par l’intrigue ?

Dans cette méthode, on commence par les personnages. L’intrigue vient ensuite plus naturellement, parce que les choix, les failles, les désirs et les secrets de vos personnages indiquent dans quelle situation les placer.

Quel schéma narratif utiliser pour écrire un roman ?

Pour écrire un roman, vous pouvez partir d’un schéma simple : situation initiale, élément perturbateur, péripéties et dénouement. Ce n’est pas la seule méthode possible, mais c’est une base solide pour éviter de vous perdre.

Comment structurer un roman ?

Une fois votre trame créée, vous pouvez choisir l’ordre dans lequel vous racontez les événements : ordre chronologique, récit qui commence par la fin, histoires parallèles, alternance entre plusieurs personnages ou structure plus expérimentale.

Comment améliorer le style d’un roman ?

Travaillez surtout trois points : montrer plutôt que raconter, utiliser les effets produits sur l’environnement, et remplacer les phrases faibles par des actions plus précises. Ensuite, relisez pour supprimer les redondances, incohérences et maladresses.

Sophie Gauthier, fondatrice de Contentologue

À propos de l’autrice

Sophie Gauthier

Sophie Gauthier est la fondatrice de Contentologue et pédagogue d’écriture depuis 2015. Elle accompagne les auteurs dans l’écriture de romans, de nouvelles et de livres grâce à des articles, des formations, des ateliers et des outils consacrés aux personnages, à la structure narrative, au style et à la créativité.

En savoir plus sur l’autrice

Sophie Gauthier

Sophie Gauthier est la fondatrice de Contentologue et pédagogue d’écriture depuis 2015. Elle accompagne les auteurs dans l’écriture de romans, de nouvelles et de livres grâce à des articles, des formations, des ateliers et des outils consacrés aux personnages, à la structure narrative, au style et à la créativité.

Vous aimerez aussi...

91 réponses

  1. Antoine dit :

    Franchement manque plus qu’une méthode pour écrire une symphonie.
    Tu m’as achevé avec les points d’exclamation… pauvre Céline… il doit retravailler son voyage au bout de la nuit. On fait de l’art , on ne s’interdit rien … après ça marche ou pas c’est le jeu. Il ne manque qu’une Check list dans la méthode.

    • Amusant de constater que l’écriture est le seul art qui dans la tête des gens résiste encore et toujours à la méthode. Mais vous-même n’êtes tombé sur cet article qu’en en cherchant une. Un paradoxe.

  2. KOULA BOUFFARD Franck Cédric dit :

    Sophie Gauthier de contentilogue.
    Je m’appelle Koula Bouffard Franck Cédric. J’ai découvert cet article le 1er juin 2017, alors que je cherchais une méthode pour écrire un roman.
    À l’époque, je l’avais copié sur un cahier. Et grâce à elle, votre méthode, j’ai pu créer des personnages originaux et terminer mon premier livre.
    J’ai tardé à répondre pour vous remercier et je m’excuse pour cela.
    Merci beaucoup. Cet article m’a guider pour mon premier livre. Même s’il ne vend peut être pas, il s’intitule  »les ombres d’Alidou ». Cependant, c’est un rêve qui s’est réalisé. Aujourd’hui, j’écris un deuxième roman. Vos conseils m’ont beaucoup aidé.
    Aujourd’hui, je suis heureux de vous écrire pour vous remercier.

  3. Louise Vest dit :

    Super ! Très pratique. Je conseille pour les futures écrivains ou écrivaines !

  4. alice goulard dit :

    Merci beaucoup pour tous vos bons conseils ! Je n’ai jamais vu un article aussi bien écrit ! J’espère pouvoir progresser grâce à vous car, en effet, je suis encore très très loin d’écrire le prochain best-seller !

  5. Gracia Degla dit :

    Votre article est vraiment enrichissant. J’avais une histoire dans un coin de ma tête et je commençais déjà à avoir la flemme de la travailler comme toutes les autres que j’ai abandonné.
    Et je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose cette fois-ci. Alors, je surfais sur le net à la recherche d’une bonne méthode pour écrire mon roman, et là, je suis tombé sur votre article.
    C’est bien détaillé, bien expliqué et j’ai adoré. Ça m’a motivé à revoir mon histoire. Merci beaucoup ! Je me remets au travail………….

  6. JulioNgoma dit :

    Merci pour cet article bien décortiquer.

  7. Bamba dit :

    Je veux savoir comment écrire un roman ?

  8. CraneEnOs dit :

    Merci pour cet article, ça m’a vraiment remotivé, je vais réessayer d’écrire 🙂
    Cependant, il y a quelque chose qui m’échappe : je ne comprends pas très bien la différence entre l’étape 2 et l’étape 3.
    L’étape 2 est la construction du schéma narratif, donc si je comprends bien, la construction de la chronologie de la narration, du récit.
    Dans l’étape 3, on parle de structure qui serait différente de la chronologie du récit. Or, je vois comme exemple de structure « créer des histoires parallèles », « révéler le meurtrier au lecteur, mais pas à votre enquêteur », et surtout « commencer votre roman par la fin ».
    J’ai l’impression que ces structures ont une influence sur la chronologie du récit puisqu’elles changent l’ordre dans lequel on donne des informations au lecteur. Si on change l’ordre dans lequel on fournit des informations, on change la narration, et donc le schéma narratif, non ?
    J’ai du mal à visualiser comment l’ordre dans lequel on fournit des informations peut être indépendant du schéma situation initiale, élément perturbateur, etc… si je structure un roman en le commençant par la fin, ça veut dire que je vais présenter la situation initiale en dernier ?
    Du coup j’ai l’impression que les étapes 2 et 3 ne forment qu’une seule et même étape qui consiste à construire le schéma narratif. Je pense que ce que l’on appelle « chronologie du récit » n’est pas très clair pour moi. Si quelqu’un pouvait éclairer ma lanterne j’en serais ravi.

    Je vous remercie par avance !
    Bonne journée

    • Bonjour,

      La chronologie des événements ne change pas avec la structure. Si vous racontez une histoire en commençant par la fin, ça n’inverse pas le temps. Exemple : Je vais acheter du pain, la boulangère me donne une baguette, je sors de la boulangerie. Avec une architecture différente, on peut dire : Je sors de la boulangerie. La boulangère m’a donné une baguette. Ce matin je me suis levé pour acheter du pain : ça ne change pas la chronologie, juste l’ordre dans lequel les informations sont données au lecteur. Mais ici, il ne s’agit pas de raconter forcément à l’envers, mais en décalant certaines informations par exemple. Dans Cent ans de solitude, le récit commence par une péripétie finale, on arrivera à la situation initiale plus tard, à savoir l’arrivée à Macondo, terre vierge de toute civilisation.
      Dans La fille du train, tout est révélé en tiroirs, les femmes parlent chacune leur tour, progressivement, le lecteur comprend ce qui s’est vraiment passé à l’origine et peut rebâtir une chronologie. J’espère que je vous ai aidé ? Bonne journée !

  9. Tchonnegue dit :

    Merci beaucoup pour votre conseil

  10. Lissémé dit :

    Bonjour, je suis très content d’avoir recu vos conseils je les trouve tres pratiques surtout pour un écrivain en herbe comme moi. J’ai découvert un tas de choses qui je l’espere vivement amélioreront mon mon écriture.

  11. Mar dit :

    Merci beaucoup. Ce sont les meilleures explications que j’ai jamais vu, avec la vidéo de Bernard Werber.

  12. Ibrahim Sarky dit :

    Bonjour Sophie,

    merci pour cette cette belle initiative, je t’aurai à l’esprit tout au long de mon écriture.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.