37 techniques pour enfin écrire un livre

Comment écrire un livre ? Pour écrire un livre, il faut choisir une idée assez solide, savoir pour qui vous écrivez, poser une structure, écrire régulièrement, terminer un premier jet, puis reprendre votre manuscrit plusieurs fois. Dit comme ça, ça a l’air très sage. Dans la vraie vie, on commence souvent plein d’enthousiasme le lundi, puis on abandonne le dimanche en se demandant si on n’aurait pas mieux fait d’apprendre la poterie.
Dans cet article, vous trouverez d’abord une méthode simple pour comprendre les grandes étapes, puis mes 37 techniques pour écrire un livre. Elles commencent par le conseil le plus important : écrire, pratiquer et recommencer. Vous découvrirez ensuite un outil pour organiser votre manuscrit, puis des techniques pour trouver des idées, structurer votre projet, avancer dans le premier jet, garder votre rythme, progresser et terminer votre livre.
Si vous êtes venu directement pour la boîte à outils, elle commence ici : aller aux 37 techniques.
Ces techniques ne sont pas des petites phrases décoratives du type « croyez en vos rêves » avec une plume en arrière-plan. Ce sont des pistes concrètes pour écrire plus souvent, structurer votre projet, trouver des idées, débloquer votre premier jet, terminer votre manuscrit et, enfin, ne pas laisser votre livre mourir dans un dossier intitulé « roman version finale vraiment finale 12 ».
Comment écrire un livre : la méthode en 6 étapes
Avant les 37 techniques, voici la version courte. Que vous écriviez un roman, un récit de vie, un essai ou un livre pratique, ces six étapes constituent une base solide.
- Choisissez une idée de livre assez solide. Une idée vague peut suffire pour commencer, mais pas toujours pour tenir sur 200 pages. Demandez-vous ce que votre livre raconte, défend, explore ou transforme.
- Définissez votre lecteur. Vous n’écrivez pas dans le vide. Même si vous écrivez d’abord pour vous, votre livre devra bien finir dans les mains de quelqu’un.
- Posez une structure. Plan détaillé, mindmap, liste de chapitres, méthode très carrée ou gros bazar organisé : choisissez une forme qui vous aide à avancer.
- Écrivez régulièrement. Le livre ne va pas venir frapper à votre porte avec un café et un croissant. Il faut vous asseoir, écrire, recommencer.
- Terminez un premier jet imparfait. Le premier jet n’a pas besoin d’être beau. Il a besoin d’exister. La beauté, on verra après.
- Relisez, corrigez, faites relire. Écrire un livre, ce n’est pas seulement produire des pages. C’est aussi reprendre, couper, déplacer, préciser, améliorer.
Écrire un livre : les étapes à ne pas zapper
La plupart des personnes qui veulent écrire un livre ne bloquent pas parce qu’elles manquent totalement d’idées. Elles bloquent parce que leur projet reste trop flou : elles ne savent pas si elles doivent commencer par le plan, les personnages, le style, les recherches, le premier chapitre, la fin ou la publication. Résultat : elles tournent autour du livre au lieu d’entrer dedans.
Pour éviter cela, considérez votre livre comme un chantier. Ce n’est pas très romantique, mais c’est efficace. Vous avez besoin d’une intention, d’un espace de travail, d’outils, d’un rythme et de plusieurs passages de correction. C’est exactement ce que les 37 techniques ci-dessous vont vous aider à mettre en place.
Avant de commencer, précisez le type de livre que vous écrivez
La méthode n’est pas tout à fait la même selon votre projet. Un roman s’organise autour de personnages, d’objectifs, de conflits et d’une progression narrative. Une autobiographie demande de sélectionner les souvenirs qui servent un fil directeur. Un essai ou un livre pratique doit répondre à une question, défendre une idée ou guider le lecteur d’un problème vers une solution.
Vous n’avez donc pas besoin de tout savoir avant d’écrire, mais vous devez pouvoir répondre à deux questions : quel livre voulez-vous écrire, et qu’aimeriez-vous que le lecteur en retire ?
Vous bloquez ? Allez directement à la bonne technique
| Votre problème | Ce que vous devez travailler | Technique utile |
|---|---|---|
| Je ne sais pas par où commencer. | Le plan et la structure. | Technique 12 : faites un plan d’action |
| J’ai trop d’idées et je me perds. | L’organisation du manuscrit. | Technique 13 : faites un mindmap |
| Je n’arrive pas à écrire régulièrement. | Le rythme de travail. | Technique 23 : mettez en place un rythme de travail |
| Mon livre manque de matière. | Les recherches et le contexte. | Technique 5 : faites des recherches |
| J’ai peur d’être critiqué. | Le rapport au regard des autres. | Technique 34 : acceptez d’être lu et jugé |
| Je n’ose plus rien écrire. | La peur, la censure et les mauvaises excuses. | Technique 29 : dépassez les mauvaises excuses |
37 techniques pour écrire un livre et terminer votre manuscrit
Voici maintenant la boîte à outils complète. La première technique vous ramène à l’essentiel : écrire. La deuxième vous aide à choisir un outil pour organiser votre travail. Les suivantes vous accompagnent ensuite dans les grandes étapes du projet : trouver une idée, structurer le livre, avancer dans le premier jet, garder votre rythme, progresser, puis terminer et publier.
Vous n’êtes pas obligé de tout appliquer. Prenez ce qui vous aide maintenant, gardez le reste pour le jour où votre manuscrit décidera de faire une crise au milieu du salon.
Commencer à écrire : pratiquer et choisir son outil
Avant les idées, le plan et les méthodes, il y a deux bases : écrire souvent pour progresser, puis choisir un outil qui vous permet de garder votre manuscrit, vos notes et votre structure au même endroit.
1. Écrire son livre : écrivez, écrivez et écrivez encore
- Conseil n° 1 : écrivez à un moment régulier, par exemple le matin au réveil, pendant une durée réaliste pour vous. Achetez un gros carnet et un bon stylo, puis étalez vos pensées dans n’importe quel ordre, sans vous demander immédiatement si elles sont bonnes. Au bout de quelques semaines, vous serez déjà plus à l’aise à l’écrit.
- Conseil n° 2 : tenez un blog, une newsletter ou un journal sur un sujet qui vous plaît, et écrivez-y régulièrement.
- Conseil n° 3 : écrivez chaque jour quelques pages et essayez de tenir une chaîne aussi longue que possible. Vous pouvez par exemple utiliser le principe proposé par 3 pages.
- Conseil n° 4 : écrivez partout et tout le temps. Dès que vous avez une idée, paf, vous la notez. Cela implique d’avoir de quoi écrire sur vous : carnet, téléphone ou application de notes. Vous êtes écrivain, oui ou non ?
2. Logiciel pour écrire un livre : choisissez un outil qui vous aide à vous organiser
Prenez-vous des tas de notes que vous perdez au fur et à mesure ?
Un livre devient vite difficile à gérer lorsqu’il faut jongler entre le manuscrit, le plan, les recherches, les fiches de personnages, les notes et plusieurs versions du même chapitre.
Vous pouvez écrire avec un simple traitement de texte si votre organisation vous convient. Pour un projet long ou complexe, un logiciel d’écriture peut toutefois vous aider à regrouper tous vos documents au même endroit et à visualiser plus facilement la structure de votre livre.
Tout aspirant écrivain se doit d’utiliser un bon outil, afin de structurer et rédiger son livre correctement. Un outil de rédaction vous permet de voir votre livre dans son ensemble, et de ne jamais vous sentir perdu dans vos avancées.
Même si vous abandonnez quelque temps votre livre, vous retrouvez toute sa structure en un clin d’œil et pouvez repartir du bon pied.
Parmi les logiciels conçus pour les écrivains, je vous conseille Scrivener. Son interface peut être utilisée en français et il est particulièrement adapté aux projets longs, parce qu’il permet de réunir le manuscrit, le plan, les recherches et les notes dans un même espace.
Cet outil facilite la rédaction et l’élaboration d’une structure grâce à son système de classement hiérarchique. Vous n’avez plus à jongler entre différents documents ouverts. Vous pouvez afficher votre ouvrage en cours, vos documents de recherches, vos notes…
Vous pouvez comme dans l’image ci-dessus, épingler vos notes sur un tableau, mais aussi les organiser en fenêtres.
Le logiciel recèle de petites fonctions sympathiques, comme un outil d’écriture de scripts, un objectif de mots à atteindre, ou la personnalisation des icônes pour vous y retrouver dans votre structure et dans vos documents.
ACHETER SCRIVENER (DISPONIBLE POUR WINDOWS ET MAC)
Trouver une idée et définir son projet de livre
Une fois que vous avez commencé à écrire et choisi votre outil, vous pouvez nourrir votre projet. Ces techniques vous aideront à trouver de la matière, préciser votre sujet et découvrir l’angle qui donnera une vraie direction à votre livre.
3. Inspiration : compilez vos vieux écrits
Vous prenez tout ce que vous avez écrit depuis vos quinze ans et vous faites un jeu amusant : essayez d’écrire un livre qui contiendrait tout ça.
Comment l’agenceriez-vous ? Comment insérer ce poème au style hasardeux et ce début un peu pathétique de roman autobiographique dans une nouvelle œuvre ?
4. Livre pratique ou essai : résolvez un problème
Cette technique concerne surtout les livres pratiques, les essais, les guides et les ouvrages de développement personnel. Mais elle peut aussi aider un roman : une histoire forte répond souvent, elle aussi, à une grande question humaine.
Votre livre n’est pas forcément un roman. Il peut être aussi un ouvrage didactique ou inspirant, un essai ou un pamphlet. Alors essayez de résoudre un problème pour vos lecteurs.
Lorsque ce problème est choisi, il vous faut identifier les différents aspects de ce problème, les différents angles à aborder pour le traiter, la manière dont vous souhaiterez y répondre. Chaque chapitre doit apporter une étape de la solution. Encore une fois, faites un mindmap !
5. Recherches : donnez de la matière à votre livre
Les recherches ne servent pas seulement à faire sérieux. Elles donnent de la matière, du vocabulaire, des détails, des conflits, des décors, bref : tout ce qui empêche votre livre de flotter dans le vide.
Si vous choisissez un contexte à votre histoire, vous aurez moins de peine à l’écrire, car vos recherches sur le sujet apporteront de la matière, des descriptions saisissantes et de la profondeur à vos personnages.
Décidez de situer votre histoire d’amour dans un pays, une époque ou un milieu que vous connaissez peu, puis faites des recherches approfondies sur la culture, la vie quotidienne, l’histoire, les règles sociales et les conflits propres à ce contexte. Croisez les sources, lisez des témoignages et cherchez des détails concrets : votre histoire gagnera en profondeur.
C’est exactement ce que fait Ken Follett, dont les livres vous tiennent en haleine ! Mon livre préféré, Les lions du Panshir, n’est après tout qu’une histoire d’amour, mais vécue dans le contexte de la guerre d’Afghanistan de 1979, ça prend une tout autre allure !
Un autre auteur excellent pour l’utilisation du contexte et reconnu pour la qualité de ses recherches (c’était à l’origine un journaliste) est Jean-Christophe Grangé. Si vous lisez les extraordinaires Le vol des cigognes ou encore Miserere, vous serez stupéfait par la manière dont les intrigues sont portées par des ambiances de pays et de cultures.
6. Manifeste : écrivez ce que vous pensez vraiment
Vous adorez la ramener et on dit de vous que « vous avez une opinion sur tout » ? Tant mieux ! Vous allez pouvoir écrire un livre qui compile toutes vos opinions sur la vie, les gens, la politique…
Comme dans le très fameux Indignez-vous de Stéphane Hessel, choisissez un angle d’attaque. Si votre avis sur la bonne façon de cuisiner la choucroute suit votre cri de colère face à la situation en Syrie, ça risque de faire un peu bizarre.
7. Essai : développez votre idée sous plusieurs angles
Vous avez une opinion très engagée sur un seul sujet et vous barbez tous vos amis ? « Oui Gérard, on SAIT que le gouvernement américain alimente des bases secrètes ! »
Alors, écrivez sur votre sujet en l’attaquant par différents angles. Ça peut être par exemple :
- L’histoire des bases militaires aux US
- Témoignages d’anciens gradés
- Témoignages du voisinage
- Enquêtes sur l’appropriation des techniques allemandes
- Preuves et déductions
- Articles de journaux…
Ou encore, plus mignon, « Les chats sont des demi-dieux » :
- Le chat dans l’histoire
- Témoignages de propriétaires de chats
- Études, recherches scientifiques
- Décrypter les attitudes mystérieuses du chat
- Pourquoi j’aime les chats
- Les différents types de chats
8. Création : prenez le temps de mettre votre idée en forme
Avez-vous une super idée, mais dès que vous vous attelez à votre PC, vous n’arrivez pas à mettre en forme votre merveilleux projet ?
Et bien, pas de mystère : tous les écrivains sont confrontés à ce problème : c’est tout l’art de créer dont on parle ici.
Comment mettre en forme une idée ?
Il faut faire un serment avec soi-même de prendre le temps d’écrire. Car si avoir des idées est facile, les appliquer est plus compliqué.
Alors, considérez la rédaction de votre livre avec sérieux.
Pensez à votre job actuel : est-ce qu’il vous viendrait à l’esprit de le faire « quand vous avez le temps » ? Non, vous prenez le temps de le faire, non seulement pour gagner votre vie, mais aussi parce que vous misez sur cette occupation pour consolider votre avenir.
Plus vous passerez du temps à vous demander comment réussir à faire passer cette atmosphère sombre et mystérieuse dans votre description de château hanté, plus vous y arriverez.
Il n’y a absolument aucune recette mystère, et même Maupassant s’est posé ce genre de questions.
Il existe bien entendu des techniques littéraires, et vous les trouverez en prenant des cours, en lisant vos auteurs préférés et en observant leur méthode, en lisant des livres sur le sujet…Bref, en prenant le temps d’apprendre !
Je vous conseille :
- Comment on devient écrivain de Antoine Albalat
- L’art d’écrire enseigné en 20 leçons de Antoine Albalat
- Le travail du style littéraire de Louis Timbal-Duclaux
- Libérer son écriture et enrichir son style de Pascal Perrat
9. Récit de vie : interviewez-vous vous-même
Écrire un livre sur sa vie demande une matière particulière : des souvenirs, des scènes, des émotions, mais aussi du recul. Se poser des questions permet de transformer le vécu en matériau d’écriture.
Et écrivez un roman autobiographique.
Concevoir un ouvrage sur sa vie n’est pas une chose facile, et rendre ce type d’écrits intéressants, encore moins ! Pour cela, utilisez cette méthode : On est toujours très prolifique lorsqu’on doit répondre à des questions. Alors interrogez-vous comme vous aimeriez qu’un journaliste d’une revue célèbre le fasse.
Il y a des interviews que je trouve très personnelles et intimes : ce sont celles du magazine Psychologies. Chaque mois, une célébrité se confie et parle d’elle d’une façon plus profonde qu’elle ne le ferait dans un magazine généraliste ou portant uniquement sur l’aspect professionnel de son travail.
Il y a aussi une « première séance chez le psy » qui est relatée en détail. Posez-vous ces questions à vous-même et d’autres encore que vous aimeriez qu’on vous pose.
Imaginez que vous soyez invité de marque dans l’émission Recto/Verso et que vous parliez de votre vie, de votre enfance…Que vous deviez réagir à des photos ou des témoignages de vos proches. Que diriez-vous ?
10. Idées de livre : partez d’un titre
Amusez-vous à inventer des titres et à vous en inspirer pour créer une histoire…ou un ouvrage non-fictionnel.
Voici une liste de titre pour vous inspirer :
- Le souffle des corbeaux
- La couronne de jade
- Le piano qui ne voulait pas s’accorder
- Le guide du rire en temps de guerre
- L’été 1987
- Éloge de l’intestin
- Les chats sauvages de Mr Grotowski
- Journal d’une nonne
- 365 conseils lumineux pour s’épanouir au quotidien
- Doublez votre sens de l’humour
- Le rocher en forme de tête
- Un monde sans hommes
- Le brouillard éternel
À vous d’inventer des titres ! 🙂
11. Personnages : inspirez-vous de la réalité
Si pour écrire un livre, vous prenez des personnes que vous connaissez, et que vous en faites des personnages, leurs attitudes découleront automatiquement du contexte dans lesquels vous les aurez placés.
Imaginez que votre histoire soit un peu plate : une femme et un homme se rencontrent dans la rue et tombent amoureux. (Comme c’est original !).
Maintenant pensez à votre mère qui rencontre le pire professeur que vous ayez eu au lycée et qui tombent amoureux. L’histoire devient intéressante, car vous connaissez ces personnages et pouvez les confronter à un contexte et imaginer leur façon de réagir !
À associer à la technique 5 « Faites des recherches ».
Structurer et organiser son livre
Une idée devient plus facile à écrire lorsqu’elle prend une forme visible. Plan, carte mentale, structure et classement des notes : choisissez les repères qui vous empêchent de vous perdre sans figer votre projet.
12. Plan pour écrire un livre : faites un plan d’action
Faire un plan ne veut pas dire transformer votre roman en tableur dépressif. Cela veut dire vous donner une route, même si vous changez trois fois d’itinéraire en cours de route.
Le travail d’écriture, ce n’est pas seulement « écrire un livre », c’est aussi :
- Lire sur le sujet, faire des recherches
- Prendre des notes
- Organiser les notes
- Créer les personnages
- Faire un mindmap, une structure
- Et enfin, écrire.
Si vous vous créez un plan d’action, en vous mettant des horaires, des dates, des repères, en vous créant des rituels, alors vous aurez des repères stables sur lesquels vous reposer quoi qu’il arrive. Vous ne serez jamais perdu et saurez où vous allez et quand.
13. Carte mentale pour écrire un livre : faites un mindmap
La carte mentale est très utile au début d’un projet de livre : elle permet de passer d’une idée vague à des pistes concrètes de chapitres, de scènes, de personnages ou d’arguments.
Rien de tel pour écrire un livre que de dessiner un mindmap.
Pour vous montrer, je vais créer une structure de livre à partir d’une idée de base : « Un vieil homme se rappelle sa jeunesse ».

J’ai fait cette carte mentale en 8 minutes !
Vous pourrez y reconnaître des inspirations : Cendrillon, Harry Potter, La ligne verte, Rémi sans famille, Le choix de Sophie, Anne Frank, Slumdog millionnaire… 🙂 Alors si vous avez une idée de base assez précise, vous vous imaginez ce que vous pourriez créer comme structure en, disons…une après-midi ?
Ensuite, il vous faut partir de chaque chapitre et créer des branches pour chaque partie du chapitre, puis chaque paragraphe de chaque partie…Un grand mindmap qui vous fera une solide base de travail.
Le logiciel de mindmap que j’utilise actuellement : Coggle.
Il est extrêmement intuitif et simple d’utilisation. Le point d’interrogation en bas à droite vous indique tous les raccourcis.
14. Structure narrative : utilisez des astuces structurelles
La structure d’un livre n’est pas forcément une cage. Elle peut devenir un jeu de construction, une contrainte amusante, un moyen de tenir le lecteur sans lui donner l’impression qu’on l’a attaché à sa chaise.
Et si vous n’écriviez pas l’histoire du début à la fin, en suivant une structure linéaire ?
Stephen King ou encore Haruki Murakami utilisent dans la majorité de leurs œuvres la structure de récits parallèles. Un chapitre raconte l’histoire d’une personne, le chapitre suivant passe à une tout autre personne, etc., jusqu’à ce que tout le monde se retrouve à la fin, ou encore que la même histoire soit vécue à travers les yeux de différents personnages.
Dans le roman en 2 tomes, Dôme, par exemple, toute une ville se retrouve enfermée sous un dôme gigantesque et impénétrable. Chaque personnage va vivre la situation différemment de son côté et prendre des décisions qui auront un impact sur l’ensemble de la communauté. (Ne regardez pas la série qui en a été tirée, elle est absolument naze.)
Inspirez-vous de structures déjà existantes pour établir votre trame et agencer vos chapitres :
- Les structures musicales (fugues, sonates, canons, opéras…)
- Les structures poétiques (rimes plates, croisées, embrassées…)
- Jeu de société (Monopoly, Échecs, Go, Solitaire…)
- Naturelles (fleurs, arbres, araignée, oignon…)
- Physiques (anneau de Möbius, théorie quantique, système solaire…)
15. Organisation : divisez votre livre en catégories
Vous n’aimez peut-être pas écrire une description juste après avoir travaillé un dialogue. L’énergie mentale n’est pas forcément la même. Vous pouvez donc regrouper certaines tâches : écrire plusieurs descriptions lorsque vous êtes particulièrement attentif aux sensations, préparer plusieurs dialogues lorsque les voix des personnages sont très présentes, ou vérifier toutes les transitions au même moment.
Cette méthode fonctionne surtout pendant la préparation et la réécriture. Pendant le premier jet, veillez tout de même à conserver la continuité de chaque scène.
16. Notes d’écriture : rassemblez et classez toutes vos idées
Avant d’avoir un manuscrit, on a souvent des miettes : une idée de personnage, une phrase, une scène, un souvenir, un dialogue entendu dans la rue. Il faut bien les ranger quelque part avant qu’elles partent vivre leur vie sans vous.
Si vous n’êtes pas du tout à l’aise avec la construction d’un livre, ou si la simple idée d’organiser un gros projet vous donne des vertigess et des sueurs froides — c’est peut-être la grippe ? — commencez par rassembler vos notes diverses dans Evernote, UpNote, Notion ou toute autre application que vous utiliserez réellement.
Une application de notes permet de classer vos idées, documents et recherches. Vous pouvez écrire n’importe quoi, n’importe comment, puis le ranger dans le bon carnet ou sous la bonne étiquette. L’outil compte moins que la régularité avec laquelle vous l’utilisez.
Quelles notes prendre pour écrire un livre ?
- Tout ce qui vous passe par la tête
- Des idées sur les personnages
- Un article sur le sujet
- Une phrase que vous voulez absolument placer
- Une citation inspirante
- Une idée de chapitre
- L’atmosphère que vous voudriez
- Combien de pages vous souhaitez
- Multiples idées sur la forme ou la structure
- Ce que vous espérez de l’écriture de ce livre
- Plan d’action pour le financement ou le rythme de travail
- etc…
L’idéal est de choisir une application synchronisée sur votre ordinateur, votre tablette et votre téléphone, afin de pouvoir noter une idée ou enregistrer un article dès que vous en avez besoin.
Écrire le premier jet sans se censurer
Vous pratiquez déjà et votre projet commence à prendre forme. Il faut maintenant produire de la matière sans corriger chaque phrase avant même qu’elle existe. Le premier jet n’a pas besoin d’être parfait : il doit avancer.
17. Premier jet : écrivez votre livre sans vous censurer
C’est le conseil que j’ai retenu du livre Écriture : Mémoires d’un métier de Stephen King. Écrivez votre histoire. Je répète : concentrez-vous juste sur votre histoire. Ne vous souciez en aucun cas de votre style. Vous ferez vos corrections après.
18. Exercices d’écriture : donnez-vous des consignes
Si vous avez déjà fait des ateliers d’écriture (moi j’adore :D), vous aurez sûrement fait toutes sortes de jeux vous amenant à écrire bien plus facilement.
Écrire à partir de rien, c’est difficile, alors donnez-vous des consignes, que vous suivrez comme un jeu.
Voici un jeu que j’aime beaucoup : Prenez un livre au hasard dans votre bibliothèque, ouvrez-le à la page 15, ligne 8. Prenez la phrase qui s’y trouve, et essayez de l’intégrer à votre chapitre, quel que soit le sujet. Bien entendu, vous n’avez pas le droit de plagier : utilisez cette phrase comme déclencheur d’écriture, puis supprimez-la ou reformulez complètement le passage dans votre version finale.
D’autres jeux :
- Commencer votre livre par une phrase et le terminer par une autre. (Vous pouvez aller sur Facebook et demander à vos amis « Donnez-moi une phrase que vous inventez et je me lance le défi de la mettre dans mon chapitre. »)
- Placez les mots furet, roulement, fibre, goût, liste, maison dans votre chapitre.
- Ne faites que des phrases qui riment, une sur deux.
Pour aller plus loin, d’autres exercices amusants et parfois complexes dans le fabuleux L’atelier d’écriture d’Anne Roche.
19. Voix d’auteur : osez dire ce que vous pensez
Vous pensez peut-être que vous n’avez rien d’intéressant à dire. C’est souvent faux : vous n’osez simplement pas encore le dire.
Si vous suivez mes conseils d’écriture du matin, vous oserez progressivement dire tout ce qui vous passe par la tête sans vous censurer.
Il vous faut absolument tenir un journal intime, que ce soit avec l’heure d’écriture du matin, ou sur un blog, il faut que vous disiez les choses que vous pensez nulles, ou honteuses et ainsi devenir un être humain qui se pardonne ses erreurs et se confie.
Parce que vos livres ne seront pas intéressants s’ils ne parlent pas au cœur des gens, et ce qu’il y a dans votre cœur, je vous le donne en mille, c’est dans le cœur de pas mal d’autres !
Garder son rythme et sa motivation
Écrire un livre demande du temps, de l’énergie et un cadre suffisamment solide pour survivre aux jours sans inspiration. Ces techniques vous aideront à créer des habitudes réalistes, à traverser les blocages et à continuer jusqu’au bout.
20. Rythme d’écriture : respectez votre énergie
Écrire, c’est un job. Et selon que vous soyez habitué à le faire ou non, l’énergie que vous aurez à y consacrer ne sera pas la même. Si à vos débuts d’écrivains vous ne pouvez fournir qu’une heure de travail par jour, c’est comme ça, et c’est déjà pas mal.
En une heure, certaines personnes écrivent 500 à 1 000 mots, d’autres beaucoup moins. L’important est de connaître votre propre rythme. À raison de 500 mots par jour, vous obtenez environ 90 000 mots en six mois : une vraie matière de livre, qu’il faudra ensuite relire et retravailler.
21. Inspiration pour écrire : créez des périodes de concentration
Vous n’avez pas besoin de partir six mois dans une maison isolée pour écrire un livre. Vous avez surtout besoin de périodes pendant lesquelles votre manuscrit devient prioritaire.
Selon votre situation, cela peut être une heure sans téléphone, une matinée entière, une journée consacrée à l’écriture ou quelques jours loin de vos habitudes. L’objectif n’est pas de trouver un décor parfait, mais de réduire les interruptions assez longtemps pour entrer réellement dans votre texte.
Prévenez votre entourage, désactivez les notifications, préparez ce dont vous avez besoin et décidez à l’avance de ce que vous allez travailler : écrire une scène, terminer un chapitre, revoir le plan ou reprendre un passage difficile.
Une retraite d’écriture peut être utile lorsqu’un projet stagne ou demande une forte immersion. Elle peut se faire dans un autre lieu, mais aussi chez vous, à condition de protéger réellement ce temps.
Ne remettez cependant pas votre livre à plus tard sous prétexte que vous n’avez pas encore trouvé la petite maison idéale au bord d’un lac. L’inspiration aime les beaux paysages, mais elle sait aussi travailler dans une cuisine lorsque personne ne vient l’interrompre.
22. Motivation : prévoyez d’offrir votre livre
Créez-vous un challenge : vous allez offrir à votre meilleure amie un livre pour le jour de son mariage. Ça pourra être « 107 façons de rater son mariage » ou « La vie cachée de Caroline Dubois ».
23. Routine d’écriture : mettez en place un rythme de travail
Écrire un livre demande rarement un grand moment mystique avec rayon de lumière sur le clavier. La plupart du temps, cela demande surtout un créneau, une habitude, et la décision de s’y remettre même quand l’enthousiasme fait semblant d’être malade.
Et s’y tenir !
Amélie Nothomb a souvent raconté qu’elle écrivait très tôt le matin et qu’elle produisait davantage de manuscrits qu’elle n’en publiait. Ce qui compte ici n’est pas de copier ses horaires — inutile de mettre un réveil à 4 heures si vous ressemblez ensuite à un poulpe triste — mais de comprendre la force d’un rendez-vous régulier avec l’écriture.
24. Concours d’écriture : utilisez une deadline
On vous donne un thème, un nombre de mots, des consignes à respecter et une deadline. De quoi vous booster à écrire, surtout si le prix est en monnaie sonnante et trébuchante !
Si vous êtes lauréat d’un concours sérieux, vous pourrez aussi le mentionner dans votre présentation aux éditeurs. Cela ne garantit pas une publication, mais peut constituer un élément de parcours et vous faire connaître auprès de nouveaux lecteurs.
25. Résistance à l’écriture : abolissez les blocages
Et si votre motivation en berne venait de résistances très concrètes : peur d’échouer, perfectionnisme, fatigue, comparaison ou difficulté à vous mettre au travail ? Commencez par nommer le blocage au lieu de conclure que vous êtes « paresseux ».
Vous pouvez aussi lire La Guerre de l’art de Steven Pressfield, consacré à la résistance créative et au passage à l’action.
26. Lieu d’écriture : fixez-vous un endroit dédié
Et que ce soit toujours le même, qu’il soit, jour après jour, rangé de la même façon, prêt à recevoir le fruit de votre imagination.
Et que ce lieu ne soit dédié qu’à cela, n’y mangez pas, n’y dormez pas !
À chaque fois que vous vous poserez à cet endroit, votre cerveau se mettra en mode « écrivain ». Faites de ce lieu un endroit inspirant. Décorez-le avec des images, mettez-y de l’encens, ou une bougie. C’est votre autel à la création, sur lequel vous vous recueillerez chaque jour, pour la plus grande gloire de la littérature. (Sauf si vous écrivez comme Beigbeder).
27. Objectif de mots : divisez votre livre en pages et chapitres
Un livre paraît énorme tant qu’il reste une masse floue. Dès que vous le divisez en mots, pages, chapitres ou sessions d’écriture, il redevient un travail concret.
En nombre de mots, en nombre de pages et fixez-vous une consigne d’un certain nombre par jour, que vous respecterez.
Et même si vous ne pouvez pas, parfois suivre cette règle, au moins, vous saurez toujours où vous en êtes, sans jamais vous perdre dans l’océan du nombre de mots indéfinis.
Pour suivre votre progression, raisonnez d’abord en nombre de mots : la pagination varie énormément selon le format du livre, la police, les marges et la mise en page. Le tableau ci-dessous donne donc uniquement des ordres de grandeur, pas des normes absolues.
| Type d’ouvrage | Longueur indicative | Remarque |
|---|---|---|
| Histoire courte | Jusqu’à environ 7 500 mots | Un récit bref centré sur peu de scènes. |
| Nouvelle | Environ 7 500 à 20 000 mots | La longueur varie selon les revues, concours et éditeurs. |
| Novella ou roman court | Environ 20 000 à 50 000 mots | Une forme intermédiaire entre la nouvelle et le roman. |
| Roman | Souvent 50 000 à 120 000 mots | Le genre et le public visé peuvent faire varier fortement cette longueur. |
| Essai ou livre pratique | Très variable | La longueur dépend surtout de la promesse, du sujet et du niveau de détail. |
28. Inspiration : bougez votre corps pour écrire
Quand votre cerveau est tout ramolli, rien de tel que de l’ activité physique pour le réveiller.
Alors, si vous êtes désespéré devant votre page de traitement texte vide, et que vous n’avez réussi qu’à écrire et effacer 157 fois « Un jour de décembre… », sortez.
Qu’il pleuve, qu’il vente, prenez vos bottes et partez marcher. Ou dansez, ou nagez, mais bref, bougez.
Il est aussi possible que l’on soit amorphe ou inerte, à cause d’une colère retenue. Rompez cette apathie en frappant dans un punching-ball improvisé — non, pas votre colocataire — et récupérez l’énergie que cette personne insupportable vous avait volée le matin même.
29. Motivation : dépassez les mauvaises excuses
Les mauvaises excuses sont redoutables parce qu’elles ont toujours l’air raisonnables. Elles portent un petit costume de logique, mais en dessous, c’est souvent la peur qui agite les bras.
- Je n’ai aucun talent : le talent ne remplace ni l’apprentissage ni la pratique. Écrivez, lisez, observez vos progrès et travaillez les points précis qui vous posent problème.
- Je n’ai pas le temps : vous n’avez peut-être pas deux heures par jour, mais vous pouvez chercher un créneau réaliste de quinze ou trente minutes plusieurs fois par semaine.
- Je perds facilement ma motivation : Au bout de combien de temps? Alors c’est le moment de vous reposer, au lieu de culpabiliser.
- Je ne sais pas écrire : Il faut que vous trouviez d’abord votre voix. Et que vous vous entraîniez.
- C’est trop tard pour moi : Imaginons que vous ayez 65 ans et que vous vous y mettiez maintenant. Dans 1 an, vous serez une personne de 66 ans qui a écrit un livre. Si vous ne vous y mettez pas, une personne de 66 ans qui n’a écrit aucun livre.
- On m’a dit que je n’étais pas fait pour ça : l’avis d’une personne n’est pas un verdict. Demandez-vous si sa remarque était précise, compétente et utile. Sinon, laissez-la là où elle est.
- J’ai écrit un livre qui ne s’est pas vendu : analysez ce qui peut être amélioré — texte, positionnement, couverture, résumé, diffusion — puis décidez s’il faut le retravailler ou passer au projet suivant. Un échec commercial ne prouve pas que vous êtes incapable d’écrire.
- J’étais nul en français à l’école : moi aussi, j’ai eu 6 en lettres au bac. Les résultats scolaires ne prédisent pas tout ce que vous pourrez apprendre ensuite.
- On s’est moqué de moi et je n’ose plus rien écrire : écrivez à cette personne une lettre que vous n’enverrez pas, dans laquelle vous dites tout ce que cette moquerie vous a fait ressentir. Puis reprenez l’écriture dans un espace où vous vous sentez en sécurité.
Apprendre à mieux écrire
La pratique est indispensable, mais elle devient plus efficace lorsqu’elle s’accompagne d’apprentissage, d’exercices ciblés et d’un regard plus précis sur les textes. Voici deux moyens de progresser sans attendre un mystérieux don tombé du ciel.
30. Formation d’écriture : prenez un cours pour avancer
Une formation d’écriture peut vous faire gagner du temps lorsqu’elle propose une progression claire, des explications concrètes, des exercices et des outils directement applicables à votre projet. Elle ne remplace pas l’écriture, mais elle peut vous éviter de rester seul face aux mêmes blocages pendant des mois.
S’inscrire à la formation en ligne pour écrire un livre
S’inscrire à la formation en ligne pour écrire un roman
- Le fait de suivre un cours vous engage souvent davantage à faire le travail demandé : vous disposez d’un cadre, d’étapes et parfois de retours sur vos exercices.
- Vous pouvez aussi participer à des ateliers d’écriture, en ligne ou près de chez vous. Le groupe, les consignes et les rendez-vous réguliers peuvent vous aider à écrire avec plus de constance.
31. Style : lisez un truc nul et réécrivez-le
Prenez un texte que vous trouvez maladroit et demandez-vous comment le rendre beaucoup plus précis, vivant ou fluide.
Vous pouvez travailler sur un passage ancien que vous avez écrit vous-même, sur un texte libre de droits ou sur quelques phrases créées pour l’exercice. Repérez ce qui vous gêne : verbes faibles, répétitions, clichés, manque de rythme, point de vue flou. Réécrivez ensuite le passage en changeant un seul paramètre à la fois.
Cet exercice est très formateur, à condition de ne pas publier votre version d’un texte protégé ni de reprendre la formulation d’un autre auteur.
Terminer, faire lire et publier son livre
Un livre n’est pas terminé lorsque vous posez le point final du premier jet. Il faut encore prendre du recul, le faire lire, accueillir les retours, choisir une voie de publication et préparer une version assez solide pour rencontrer ses lecteurs.
32. Premier livre : commencez par un petit ouvrage
Pour un premier projet, vous pouvez choisir une forme plus courte : nouvelle, novella, petit guide ou recueil thématique. Terminer un ouvrage de taille raisonnable vous apprend tout le cycle de création : premier jet, réécriture, correction, mise en forme et confrontation au lecteur.
Ne publiez cependant pas un texte uniquement pour « avoir publié ». Même court, il mérite d’être relu, corrigé et présenté avec soin.
33. Relecture : faites lire votre manuscrit
La relecture extérieure est une étape importante pour améliorer un manuscrit. Pas pour obéir à tout ce qu’on vous dit, mais pour repérer ce que vous ne voyez plus parce que vous avez le nez collé à votre texte depuis trop longtemps.
Et par une personne de confiance.
Évitez de confier immédiatement votre manuscrit au premier inconnu croisé dans un groupe d’auteurs. Prenez le temps de réfléchir à la personne à qui vous montrerez vos écrits : elle doit comprendre le genre que vous écrivez, savoir expliquer ses réactions et respecter votre travail.
Je vous propose une sélection de bêta-lecteurs pros ici.
Cette personne ne doit pas forcément être écrivain elle-même, mais avoir des goûts similaires aux vôtres. Si elle aime les livres des écrivains que vous auriez aimé être, il y a de fortes chances pour que son œil critique scrute votre travail à travers la lunette de la bonne focale.
34. Critiques : acceptez d’être lu et jugé
Et soyez gentil avec vous-même.
Tout le monde craint les critiques, alors qu’il n’y a absolument aucun moyen de les éviter. Et même si vous ne vous affichez pas, on vous critique dans votre dos, vous pouvez en être certain.
Alors, brandissez vos écrits et clamez par cet acte « Je me prétends bon dans ce que je fais ».
Attendez-vous à recevoir des remarques : il y en aura. Utilisez les critiques précises et constructives pour vous améliorer. Quant aux attaques vagues ou malveillantes, elles ne disent pas forcément quelque chose d’utile sur votre texte. Vous pourrez toujours vous en inspirer pour votre prochain personnage désagréable.
Mais aussi, recevez des compliments, et soyez totalement émerveillé par cette force acquise dans les encouragements et les retours inespérés.
35. Publication : misez sur l’auto-édition
Si vous pensez trop tôt aux maisons d’édition, aux refus, aux ventes ou au regard des lecteurs, vous risquez de censurer votre livre avant même de l’avoir écrit. Mauvaise idée.
Le meilleur moyen de couper toute créativité ? Se demander quelle sorte de livre un éditeur acceptera et de censurer tout ce qui vous semblera inacceptable.
Pendant le premier jet, partez du principe que vous garderez plusieurs possibilités : envoi à des maisons d’édition, autoédition ou publication numérique. Vous choisirez plus tard. Pour l’instant, votre priorité est d’écrire le meilleur livre possible, pas d’anticiper le verdict d’un éditeur imaginaire.
36. Écrire un livre en ligne : utilisez la publication comme un cadre
Publier progressivement un texte peut vous aider à écrire avec plus de régularité et à créer un rendez-vous avec des lecteurs.
Vous pouvez proposer un roman-feuilleton, envoyer des chapitres par newsletter, publier des épisodes sur un blog ou utiliser une plateforme d’écriture. Le fait de savoir qu’un nouveau passage est attendu peut vous donner un rythme et vous encourager à poursuivre.
Cette méthode convient particulièrement aux récits découpés en épisodes, aux journaux de création et à certains livres pratiques. Elle demande cependant un minimum de préparation : une publication trop rapide peut vous empêcher de modifier les premiers chapitres lorsque la suite du livre évolue.
Ressources pour apprendre à écrire un livre
Pour aller plus loin, voici des livres et des guides complémentaires à utiliser selon l’étape de votre projet : idée, structure, style, premier jet, réécriture ou publication.
37. Ressources : liens pour écrire un livre
Lorsqu’on sait mieux comment faire, il devient plus facile de passer à l’action. Utilisez les ressources ci-dessous selon l’étape de votre projet : idée, structure, style, premier jet, réécriture ou publication.
Lectures recommandées
- Comment écrire son premier roman en 10 minutes par jour, de David Meulemans
- L’anatomie du scénario, de John Truby
- 350 techniques d’écriture créative, de Faly Stachak
Guides complémentaires de Contentologue
Voici une sélection d’articles à lire pour approfondir les principales étapes de l’écriture d’un livre.
À retenir pour écrire un livre
Vous n’avez pas besoin d’appliquer les 37 techniques en même temps. Retenez surtout ces principes.
- Pratiquez. La plupart des problèmes d’écriture se résolvent par l’écriture.
- Donnez-vous un cadre de travail : un lieu, un rythme, un objectif.
- Structurez assez pour ne pas vous perdre, mais pas au point de vous paralyser.
- Acceptez que le premier jet soit imparfait. C’est son travail.
- Relisez, coupez, reprenez, recommencez.
- Faites-vous relire par des personnes capables de vous aider vraiment.
- Et surtout : terminez. Un manuscrit imparfait mais terminé vaut mieux qu’un chef-d’œuvre imaginaire qui dort dans votre tête.
Questions fréquentes sur l’écriture d’un livre
Comment commencer à écrire un livre ?
Commencez par formuler votre idée en une phrase simple. Pour un roman, demandez-vous : qui veut quoi, pourquoi, et qu’est-ce qui l’en empêche ? Pour un livre pratique ou un essai, précisez le problème, la question ou l’idée centrale. Ensuite, préparez quelques repères et écrivez une première scène ou un premier chapitre, même imparfait. Le plus dangereux, au début, ce n’est pas de mal écrire : c’est de ne jamais commencer.
Faut-il faire un plan avant d’écrire un livre ?
Pas forcément un plan très détaillé, mais il vous faut au moins une direction. Un plan, une carte mentale, une liste de chapitres ou quelques repères narratifs peuvent vous éviter de vous perdre au bout de trente pages. Le bon plan est celui qui vous aide à écrire sans vous donner l’impression que tout est déjà figé.
Combien de temps faut-il pour écrire un livre ?
Cela dépend du type de livre, de sa longueur, de votre expérience et de votre rythme. Si vous écrivez 500 mots par jour, vous pouvez produire environ 90 000 mots en six mois. Ce ne sera pas encore un manuscrit terminé et corrigé, mais ce sera déjà une vraie matière de livre.
Combien de mots faut-il pour écrire un livre ?
Il n’existe pas de longueur unique. Une nouvelle peut compter quelques milliers de mots, une novella plusieurs dizaines de milliers, et un roman souvent entre 50 000 et 120 000 mots. Ces chiffres restent indicatifs : le genre, le public et le projet éditorial comptent davantage qu’un seuil universel.
Quel logiciel utiliser pour écrire un livre ?
Vous pouvez écrire avec un simple traitement de texte. Un logiciel comme Scrivener peut toutefois vous aider à organiser votre manuscrit, vos scènes, vos recherches et vos notes au même endroit. Le meilleur logiciel reste celui que vous maîtrisez assez bien pour qu’il ne vous détourne pas de l’écriture.
Peut-on écrire un livre sans diplôme ?
Oui. Aucun diplôme n’est nécessaire pour écrire un livre. En revanche, l’écriture s’apprend et se travaille : lecture attentive, pratique régulière, exercices, retours de lecteurs, réécriture et formation peuvent vous aider à progresser.
Comment finir son manuscrit ?
Pour finir votre manuscrit, fixez un objectif réaliste, écrivez régulièrement, acceptez un premier jet imparfait et arrêtez de recommencer le début tous les quinze jours. Le début pourra être repris plus tard. Pour l’instant, il faut avancer jusqu’à la fin.
Je vous souhaite bon courage, beaucoup de motivation et surtout assez d’obstination pour aller au bout de votre livre. Si vous avez d’autres astuces pour écrire un livre, partagez-les en commentaire. Ne soyez pas timide 😉







Je suis en pleine écriture de mon premier livre, c’est un rêve que je suis en train de réaliser.
Je vous remercie beaucoup pour tous vos conseils. Bonne continuation !
Que je regrette d’avoir payé 700 euros à Rebecca Monnery de Devenir Écrivain. Je n’ai jamais compris ce que c’était ce cours, Des videos et courriers de motivation. Je peux apprendre beaucoup plus ici. Merci !
Infiniment merci pour pour ce contenu de haute facture. Dès la lecture des premières lignes, j’ai déjà eu des idées qui, sans doute, m’aideront dans mes projets d’écriture.
Très utile et simple. Merci infiniment.
MERCI DE TOUT COEUR
formidable comme une source d eau vive