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Comment devenir journaliste sans diplôme

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Nous parlons ici de vocation.

Si vous recherchez l’emploi stable, le débouché easy en mode bac ES, BTS assistant de gestion, option vie tranquille, cuisine intégrée et marmots en Nike air, arrêtez immédiatement de lire. Allez plutôt peaufiner la typo de votre CV, attention il y a deux b à hobbies.

Journaliste, c’est la galère financière, l’incertitude des lendemains qui chantent pas toujours juste, la jungle des compromis qui s’entremêlent sous une canopée d’emmerdes, le gong de la deadline qui résonne dans le temple de votre esprit surmené.

À votre avis, pourquoi Tintin est-il aussi maigre, porte-t’il toujours les mêmes fringues, et squatte-t’il les cuisines de Moulinsart ?

Il galère.

Mais il réalise pleinement sa vie, et vous aussi vous voulez réaliser pleinement votre vie pas vrai ? Sinon, vous auriez déjà arrêté de me lire.

Et puis, qu’on arrête avec ces histoires de sécurité de l’emploi ! La vie, c’est fait pour être saisi à bras le corps, envoyé en l’air, rattrapé au vol et poursuivi, gardé au chaud comme le chien sa balle et enfin, relâchée pour qu’on nous la relance…

La peur vous tiraille entre les fausses vérités et la fatale réalité de l’existence :

Fausses vérités :

  1. “Y z’embauchent plus” : déjà c’est pas vrai du tout. Il y a eu 1672 premières demandes sur 35928 cartes de presse en 2015. Et pour faire sa demande, il faut avoir 3 mois de bulletins de salaire.
  2. “Y a que les diplômés de grandes écoles qui s’en sortent”. Nan, faux. Selon l’Observatoire des métiers de la presse, seulement 16 % des journalistes titulaires d’une carte de presse en 2011 étaient issus d’une école reconnue.
  3. “Y a pas moyen d’en vivre”. Trop pas vrai. Le salaire moyen d’un journaliste salarié est de 3 354 € par mois et pour les pigistes 2150€. Sachant que les diplômés gagnent en moyenne 12% de plus.

Fatale réalité :

  1. “Y a pas de boulot” : mes chéris, faut-il que vous ayez très peu envie de travailler pour dire qu’il n’y a pas de boulot. La vérité, c’est que la plupart des gens ne veulent pas ramer avant de réussir. On veut le bon salaire, l’emploi stable, être payé à la hauteur de son travail, toussuite, toussuite.
  2. “Y a trop de galère” : la période de galère, c’est ça la vraie formation. La vérité, c’est que l’école est un passe-droit hyper cher pour accéder aux stages dans des rédactions prestigieuses.
  3. “Y a pas de respect” : personne ne vous fera de cadeaux. Tout le monde essaie d’obtenir le plus possible, pour le moins cher possible. Les employeurs les premiers. Donc, négociez le minimum afin de rester dans le cadre de la dignité (ne vous faites pas payer en bons réducs), mais ôtez de votre visage cet air offusqué.

“La vie c’est la jungle, il faut se battre pour y arriver, tu peux le faire mon frère” Les Inconnus

Lisez cette Interview de Géraldine Dormoy. Vous voyez, elle parle de motivation, d’envie d’apprendre, pas de diplôme.

C’est pourquoi aujourd’hui, je voudrais vous montrer comment devenir journaliste sans diplôme, sans avoir fait d’école reconnue, rien qu’à la sueur de votre front.

Tout commence par une bonne auto-formation :

 

Se former soi-même

formation journaliste

Une école de journalisme ne permet pas d’apprendre le métier de journaliste, mais de rentrer à grands frais (des milliers d’euros) dans la secte privilégiée de ceux qui auront le droit d’apporter le café à Luc Bronner entre deux bâtonnages de dépêches.

Tandis que vous, allez vraiment vous former au journalisme, en prenant le temps de faire les choses bien. C’est à dire, en apprenant uniquement ce que vous avez besoin d’apprendre et en vous concentrant pleinement dessus.

Il y a deux façons d’apprendre un métier : développer la maîtrise et apprivoiser la réalité du terrain. Beaucoup de stagiaires commencent par se tuer à la tâche en éditant les versions web des articles papier, en faisant du bâtonnage et, entrant chez eux le soir, complètement exténués, n’ont même plus le temps de d’écrire sur leur blog, celui qui avait pourtant permis de convaincre leur employeur qu’ils étaient journalistes dans l’âme.

Puis, obnubilés par le Saint-Graal que représente la fonction de grand journaliste salarié dans la rédaction prestigieuse pour laquelle ils se prostituent, ils en oublient leur passion et prennent les piges qu’on leur jette de temps à autre comme des canards affamés.

Hors, si vous vous formez vous-même, en étant au RSA, vous gagnez autant qu’un stagiaire, en étant libre d’apprendre. D’apprendre la maîtrise de votre job, et d’appréhender la réalité du métier de manière, disons, plus respectueuse de votre rythme…

Voici donc les ressources qui vous permettront de tout apprendre sur le métier de journaliste (au niveau théorique !) :

 

BBC ACADEMY

La BBC a mis en ligne gratuitement des cours de grande écoles et les a aimablement traduits, dont notre chère langue de Molière : http://www.bbc.co.uk/academy/french

Comment travailler ? Lisez un cours, et consacrez-y vous une semaine entière, en tentant de maîtriser la technique. Créez-vous des exercices liés à la théorie. Faites des recherches en plus concernant ce domaine, à la fin de la semaine, soyez incollable sur le sujet ! Et si besoin, continuez la semaine suivante…

 

STREET SCHOOL

Vous avez entre 20 et 30 ans ? La Street School, formation initiée par le site Streetpress.com permet chaque année à 15 jeunes une formation sur 15 samedis pour apprendre le journalisme, sans considération d’origine, milieu socio-professionnel ou diplôme.

Comment candidater ? http://school.streetpress.com/candidature Il faut se présenter, et expliquer sa motivation et donner un exemple de personne à interviewer. Je vous conseille de préparer consciencieusement ces 3 parties.

Se présenter :

Rappelez-vous les règles de la page À propos ! Si vous parlez de vous, que ce soit pour répondre au besoin de votre lecteur. Alors, définissez clairement le besoin et les attentes de celui qui va lire votre prose.

Donner sa motivation :

Montrez votre détermination, votre passion. Votre lettre de motivation doit bien plus ressembler à un serment de chevalier à son roi pour la quête du Graal, qu’à un modèle recopié sur lettredemotivation.org.

Montrez en quoi ce métier est une vocation pour vous, comment toute votre vie a été une bataille et que vous cherchez à vous réaliser dans ce milieu. Donnez un lien vers un blog où l’on peut lire vos écrits passionnés et passionnants.

Dites pourquoi le journalisme, ce que vous ferez sur le long terme, ce que vous êtes prêt à accomplir pour réussir. Votre lecteur doit sentir que sa décision est comme le fil qui retient le taureau déchaîné, vous devez lui faire sentir qu’il a en son pouvoir de vous donner la simple chose qui manque à votre enthousiasme débordant : une petite validation de rien du tout.

Lisez les biographies des intervenants, tout ce que vous pouvez apprendre d’eux. Utilisez leurs mots, des valeurs qui leur parleront au coeur, soyez malins que diable !

Une personne à interviewer :

Cherchez dans votre entourage, la personne qui est pour vous la plus inspirante, et comprenez pourquoi. Qu’est-ce que cette personne vous a apporté ? Posez-lui des questions qui vont loin, de son histoire, à ses valeurs, ses croyances, ses projets. Par exemple, j’aurais interviewé mon professeur de théâtre russe, et je lui aurai demandé de me raconter sa vie en Russie, sa vision du théâtre, son engagement, ses conseils pour les jeunes générations…

Ne dites pas simplement : je vais interviewer mon cousin, pasqu’il est trop classe. Dites en quoi cette personne vous a inspirée et ce qu’elle vous a transmise. Évitez le fayotage, et montrez votre curiosité en interviewant quelqu’un qui n’a rien à voir avec le milieu du journalisme…

 

CAHIER DE VACANCES DU JOURNALISTE

comment devenir journaliste

On le sait tous que les cahiers de vacances sont là pour nous crier à la face : mais en fait, tu sais rien de rien, fainéant !

Destiné aux étudiants en journalisme à Science Po, ce petit récapitulatif des compétences, avec exercices pratiques devrait ravir ceux qui ne savent pas quoi faire, ni comment :

http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2013/07/22/cahier-de-vacances-2013-pour-etudiants-en-journalisme/

 

COURS DE JOURNALISME EN LIGNE

Le CFI et l’ESJ ont créé 100 fiches gratuites po ur apprendre les clés du métier. Vous pourrez apprendre à rédiger une enquête, un reportage…De la théorie à la pratique, le site www.24hdansuneredaction.com sera une excellente ressource pour votre apprentissage.

Comment travailler ? En couplant avec les conseils donnés par les cours de la BBC, programmez-vous une semaine pour maîtriser une technique (ou du moins, la travailler). Par exemple, prenez deux semaines pour réaliser une enquête, ou entraînez-vous à rédiger des dépêches à partir de l’AFP ou Twitter, le plus rapidement possible.

 

SE FORMER À L’ÉCRIT

En tant que journaliste, vous devez maîtriser la langue française et ses nuances, et posséder une grande aisance de style. Pour développer ses compétences de rédaction, je ne peux que vous conseiller de lire mon blog, d’une part, et d’autre part, j’ai créé un atelier en 3 formules pour vous apprendre à écrire. Je vous y enseigne les bases pour découvrir et maîtriser votre style.

Voici les articles qui vous aideront particulièrement :

 

SE CULTIVER

devenir journaliste sans diplome

Pour être journaliste, il faut posséder une excellente culture générale, mais attention. Il ne faut pas tomber dans la révision de type “préparation à un concours de fonctionnaire”. Vous n’êtes pas censé savoir la date de naissance de Florence Arthaud ou la deuxième plus grande ville du Tadjikistan.

Nous sommes au XXIème siècle et Internet peut tout à ce sujet !

Pour posséder une solide culture tout terrain, je vous conseille de procéder comme suit :

Vous achetez un exemplaire du Monde, par exemple. Faites en sortes que chaque article du journal soit être entièrement compris. Notamment les sections financières, et géopolitiques. Un homme est cité que vous ne connaissez pas ? Vous faites vos recherches. Vous ignorez la nature et l’origine d’un conflit ? Idem. Avec rien qu’un journal, vous allez améliorer votre culture, de manière intelligente.

Quand vous aurez terminé, achetez un autre exemplaire et faites de même. Vous serez agréablement surpris de comprendre bien mieux les articles qui vous semblaient jusqu’ici inintéressants.

Je lis souvent : il faut être curieux. Mais tout le monde est curieux ! Nous ne le sommes pas tous dans les mêmes domaines, c’est tout ! Si vous lisez mon article Déscolariser ses enfants(…), vous comprendrez mieux pourquoi des légions d’enfants sont totalement démotivés à s’intéresser à de nombreux sujets.

Pendant longtemps, j’étais persuadée de détester la théorie théâtrale (je faisais un lycée théâtre), alors qu’en fait, je ne parvenais pas à me concentrer sur le ton désespérément monocorde de ma prof ! À présent, je préfère davantage la théorie à la pratique.

Il vous faut donc chercher les infos écrites ou filmées par des passionnés !

Pour les découragés chroniques (oui l’école vous a presque tué, et vous ne vous êtes jamais vraiment soigné, il vous faut une période de convalescence), je conseille de regarder des documentaires. Empruntez, téléchargez, zappez, matez.

 

SE SPÉCIALISER DANS UN DOMAINE

On vous le dit, le répète : vous aurez plus de facilités à vous vendre si vous êtes spécialisé.

Mais dans ce cas précis, je déconseille vivement à ceux qui sont plus motivés par la facilité qu’une véritable passion pour le sujet, d’opter pour la spécialisation.

Si la science n’est pas votre domaine de prédilection, vous souffrirez énormément à faire ce métier. Car en plus de la galère, vous serez confronté à l’ennui. Autant vous pendre. (Non, mais reviens)

Je connais une journaliste culinaire qui excelle dans son domaine et écrit des merveilleusement sur tout ce qui concerne la gastronomie. Elle n’a pas son pareil pour trouver des formules qui réveillent les papilles de ses lecteurs. Je me souviens encore de son “punch du wasabi qui vient bousculer le flegme du saumon”. 🙂 Elle se vend à des magazines culinaires, à de grands journaux, mais aussi aux magazines publicitaires que l’on trouve dans l’avion !

Néanmoins, ce job s’apparente beaucoup plus à de la rédaction web et print, qu’à du véritable journalisme. On vous y demandera rarement votre opinion…

 

LIRE

rédiger article de presse

Il n’y a qu’une façon de lire qui permette vraiment d’apprendre : c’est de noter. Si vous faites partie des lecteurs (et j’en ai fait looongtemps partie 🙂 ) qui se disent “Naaan, mais ça je vais m’en rappeler”, soyez moins prétentieux que moi et notez, car non, je vous jure, dans 24h, vous aurez même oublié que vous deviez vous en souvenir.

Donc, lisez le maximum d’articles journalistiques, et prenez des notes sur les formulations employées (il y a des réflexes d’écriture dont vous devrez vous inspirer), leur structure, ainsi que tout ce qui vous semble inaccessible.  Par exemple, vous lisez la phrase :

“Dans ce chaos indescriptible, le silence des armes depuis quelques jours est une divine surprise.” (Courrier international, Eric Chol)

Et votre coeur se serre de pitié envers vous-même. Vous vous dites honteusement : “Nan mais attends, j’arriverai jamais à écrire une trop belle phrase comme ça, mwa”.

Tututu, consolez ce petit coeur meurtri et notez les mots employés qui vous semblent hors du commun:

-chaos, divin

Donc, le champs lexical de la mythologie. Vous aussi, cherchez des mots du champ lexical de la mythologie, et faites des phrases de classe internationale.

En général, veillez à employer le plus possible de verbes d’action, plutôt que des adjectifs. Ici, “indescriptible” est une solution de facilité pour l’auteur qui ne…parvient pas à décrire ! Et le verbe d’état “est” affaiblit la phrase.

Donc pas si badass que ça, vous pouvez faire mieux ! Prenez l’adjectif indescriptible et remplacez-le par un adjectif issu de la mythologie, ou du champ lexical du son (pour faire écho à “silence”), vous pourriez dire : chaos rugissant, éclatant, hurlant, ou homérique, tentaculaire…Et mieux encore, remplacez le nom et l’adjectif par un mot plus fort et plus adapté : cacophonie.

Et pour le verbe d’état : ‘est une divine surprise” fait ressentir que les hommes ayant perdu la raison, le silence ne pourrait être qu’une intervention divine…Pourquoi pas “Le silence des armes annonce une divine trêve.” ?

 

NOTER TOUT

Devenez le noteur en chef, grand utilisateur d’inspirations en tout genre. Où que vous soyez, notez vos pensées, remarques, anecdotes. Je conseille à tout le monde le logiciel Evernote qui permet de classer vos pensées en étiquettes.

De temps à autre, faites un tri de vos notes et rangez-les par catégories. “Histoires” ou “Morale” ou encore “Penser à…”, et bien-entendu “Idées d’articles“. 🙂

 

APPRENDRE L’ANGLAIS

apprendre anglais

Parler anglais est indispensable en tant que journaliste, ne serait-ce que pour lire des articles, ou vérifier des sources. Cela vous permettra de contacter des personnes partout dans le monde, de voyager, d’enquêter et d’interviewer hors de la France.

Vous n’avez pas envie de passer 20h par jour à ingurgiter la méthode Wallstreet english, afin de rentrer dans leurs quotas de réussite à 99% (De ceux qui passent 20h par jour à étudier) ?

Voici quelques techniques pour apprendre l’anglais plutôt facilement :

  • Jouez à des jeux vidéos. Beaucoup utilisent l’anglais. C’est pourquoi tous ces geeks de 16 ans parlent mieux l’anglais que vous.
  • Regardez des séries en anglais, la première saison sous-titrée, puis un épisode sur deux non sous-titrés, puis prenez le risque de ouf de ne plus sous-titrer du tout, avec option frustration totale de ne pas avoir compris la blague à 17:23. (Ok, remettez les sous-titres pour cette fois).
  • Partez faire du woofing en Angleterre, en Allemagne, en Suède, en Norvège, en Hollande…Bref, tous ces pays où les gens parlent couramment anglais. Immersion en mode vache-poule-terre crue, avec obtention de diplôme en jurons anglophones : “Holy shit, It’s fucking damn cold in this bloody country, and this pig smells like crap !”
  • Lisez en anglais. Moi aussi, au début, j’avais peur. Et puis j’ai lu “Memoirs of a Geisha” et j’ai tout compris, sauf des fois.

 

 

Pratiquer

métier journaliste

Ce n’est pas parce que vous ne consacrez pas 5 ans en fac et grande école de journalisme, que vous pourrez outrepasser cette période formatrice, et immédiatement gagner votre vie. Il faudra consacrer du temps à votre formation, et considérer la pratique comme votre cursus obligatoire.

Mais cette formation par la pratique sera au final bien plus rapide que pour ceux qui sortent d’école, puisqu’eux aussi vont devoir galérer encore quelques années avant de gagner leur vie décemment. Autant vous y coller tout de suite.

Donnez-vous donc 5 ans pour arriver à vos fins, et du coup relâchez la pression quant à votre succès. Travaillez sans relâche, pour le plaisir, pour l’argent aussi tout de même, mais avant tout pour apprendre.

 

PUBLIEZ SUR DES MÉDIAS ALTERNATIFS

Plus libres, moins poussés par les conjonctures financières, moins assujetties aux deadlines anti-créatives, petit à petit, les médias alternatifs se font une place parmi les grands. L‘interview d’Obama sur Buzzfeed et celle de François Hollande sur Slate, permettent aujourd’hui de considérer ces médias comme l’avenir de la presse. Il y a seulement 2 ans, cette phrase aurait été jugée aberrante par l’élite journalistique.

Il existe de nombreux médias collaboratifs en ligne qui permettent de se faire la main, de se faire connaître et de se confronter à la critique, voici les 3 principaux :

Rue89 : Site d’information et de débat, racheté par le Nouvelobs en 2007. Vos articles seront relus après soumission. Pour être validé, il faut que votre article soit de qualité et que vous l’accompagniez d’une petite présentation.

Médiapart : Média collaboratif qui prône avant tout la liberté d’expression. Chacun peut créer un espace personnel, fonctionnant comme un blog. Vous pouvez y publier ce que vous souhaitez, tant que cela respecte la charte.

Agoravox : “La voix du peuple” permet à chacun de s’inscrire et publier des articles. Sa politique éditoriale privilégie la publication d’informations inédites et ne bénéficiant pas de couverture médiatique. La parole est donnée à ceux qui veulent traiter des sujets originaux.

 

CRÉEZ UN JOURNAL

créer un journal

Pour connaître toutes les facettes de l’édition, et permettre à ses propres écrits d’acquérir de la notoriété, rien ne vaut la création de son propre média :

  • Vous êtes étudiant : créez le journal de votre section, ou de votre école s’il n’existe pas déjà.
  • Vous êtes salarié : créez un magazine pour les employés.
  • Vous habitez un village, ou un grand quartier : créez la gazette de votre lieu de vie.
  • Vous êtes membre d’une association : créez une newsletter…

 

CRÉEZ UN BLOG JOURNALISTIQUE

Donnez-vous la liberté de traiter les sujets d’actualité ou des reportages exclusifs, afin de vous entraîner et de vous faire connaître. Essayez différents styles, différents types d’articles et différents supports, c’est votre blog, votre terrain de jeu, et regardez-le évoluer !

De plus un blog vous permettra de pratiquer tous les formats de contenu possibles : infographie, présentation slideshare, animation, vidéo youtube, podcast retranscrit, dossiers, e-books…

Vous pouvez créer un blog spécialisé, dans lequel vous suivriez un sujet au fil des mois ou des années, ou encore un blog sur votre expérience pour devenir journaliste et ainsi interviewer des journalistes et vous faire des contacts…

 

Se vendre

gagner sa vie journaliste

Poltergeist de biftons !

 

Ça y est, vous vous sentez prêt à vendre vos services ? Alors, voici quelques conseils pour gagner vos premiers deniers en tant que journaliste débutant.

Déjà sachez que le tarif en vigueur actuellement, se situe entre 40 et 100€ le feuillet de 1500 signes, et 100€ pour un article web, et que le terme ours signifie “l’endroit où se situent les informations légales, noms et contacts des collaborateurs”.

PUBLIEZ DANS LES JOURNAUX LOCAUX

Il sera bien plus facile de se faire remarquer de la Gazette de Montélimar, que de l’Express. Alors, cherchez les informations de contact du rédacteur en chef dans l’ours, présentez-vous, dites quelques mots sympathiques sur le journal en question, et vos motivations à y participer, ainsi que ce que vous pouvez apporter.

Si le rédacteur lit un bon article et qu’il sait qu’il en recevra d’autres par la suite, cela peut le mettre en confiance, il est toujours bon d’avoir dans ses rangs du sang frais, sur lequel on peut compter !

 

CONTACTEZ LES RÉDACTIONS

Vous êtes déjà un peu rôdé, ou alors très ambitieux.

Cherchez les infos dans l’ours et envoyez un synopsis de votre article : un titre accrocheur, quelques lignes de description du sujet, et proposez un angle.

Faites attention à ne pas vous faire voler un sujet, en restant le plus évasif possible sur vos contacts ou les lieux concernés.

Les rédacteurs préfèrent le téléphone, mais par mail c’est possible aussi.

 

FORMEZ-VOUS À LA PHOTO

photo journaliste

Journaliste et photographe sont deux métiers bien distincts, mais vous former à des notions de photo ne peut en aucun cas vous nuire !

Au contraire, si vous proposez à un magazine ou un journal, un article avec de bonnes photos déjà faites, cela peut leur éviter d’avoir 1) à payer un photographe en plus, 2) à chercher de bonnes photos libres pour illustrer, évitez tout de même d’offrir vos photos et négociez un forfait article + photos.

 

CRÉEZ UN PORTFOLIO

Si vous avez un blog, vous pouvez en faire une section de celui-ci. Mettez des images, impressions d’écrans et scans de vos publications, avec des liens redirigeant vers vos articles. Cela vous permettra de montrer vos travaux rapidement.

Vous pourrez l’intituler : Mes travaux, mes publications, etc.

 

SOIGNEZ VOS RELATIONS

relations presse

Fréquentez des journalistes ! Entrez en contact par les réseaux sociaux, ou par le biais des médias sur lesquels vous publiez déjà, par votre blog, en commentant leurs propres blogs…

Invitez-les à boire un verre pour leur poser quelques questions sur le métier ou sur le sujet que vous travaillez actuellement. Voyagez et rencontrez les journalistes sur le terrain. Essayez d’entrer en contact avec le plus de monde possible, en participant à des causes, en écoutant les gens parler.

Votre sociabilité vous permettra d’être prévenus sur des événements, recevoir des bons plans pour des articles, de posséder des informations exclusives.

Mais il n’y a pas qu’avec les journalistes que vous devez sociabiliser. Prenez l’habitude d’écouter parler les gens et de les relancer en appliquant la méthode du “psychanalyste” :

– Je fabrique des drônes dans mon garage.

– Dans ton garage ?

– Oui, je compte devenir un tout nouveau genre de détective privé grâce à ça.

– Un détective privé ?

– etc.

Par exemple, lors d’un voyage en Corse, j’ai été logée (par hasard hein) par des membres (très) actifs du FLNC, et ai passé le réveillon de la nouvelle année “en famille”.  Une conjointe d’un des membres m’a parlée. J’ai écouté et relancé. Alors, elle m’a parlé encore.

Et le résultat de cette “conversation” pourrait faire le buzz : “Ce que j’ai appris en mangeant des huîtres avec des plastiqueurs corses”.

 

INTERVIEWER DES PERSONNES CONNUES, (OU EN PASSE DE LE DEVENIR)

interview journalistique

Les journaux valorisent les interviews exclusives, c’est de l’information inédite, et même si votre interview n’est pas très bien rédigée, la parole de la personne connue vaut de l’or, surtout à une période où elle intéresse tout le monde.

“Mais comment jfais moi pour accoster des peoples ?” demande Anne-Clotilde, facilement intimidée.

C’est fastoche Anne-Clotilde, tu entres en contact avec eux avant qu’ils soient trop connus et harcelés par la terre entière. En suivant un comédien, musicien ou homme politique tout au long de sa carrière, vous élaborez avec lui une relation privilégiée, qui vous permettra le jour venu, d’être en première ligne pour la grosse interview de l’année, de la vendre cher, et de vous faire remarquer.

Comme Lawrence Grobel, qui a suivi Al Pacino et s’est entretenu avec lui pendant 27 ans, et qui fut au final le seul autorisé à recueillir ses confessions, aboutissant ainsi sur le magnifique ouvrage “Al Pacino, entretiens avec Lawrence Grobel“.

Il peut être aussi intéressant d’interviewer des personnes même peu connues, participant à des événementiels, et de manière exclusive. Par exemple, pour mon cours de civilisation chinoise, j’ai dû réaliser un dossier sur un sujet, et j’ai choisi le théâtre Nuo (théâtre traditionnel et rituel, pratiqué dans les campagnes). Justement, à ce moment-là, passait sur Paris, une troupe de théâtre Nuo pour la première fois en France !

Je suis allée sur place, et j’ai demandé à interviewer les acteurs (des paysans chinois qui ne parlaient que le chinois). Les organisateurs ont cherché une traductrice pour moi, et j’ai pu interviewer le directeur de la troupe. Certains journalistes qui avaient traité l’événement ne s’étaient même pas déplacés, et d’autres étaient venus 10 minutes, avaient fait quelques photos, et quelques recherches. Je suis donc la seule à ce jour en France, à posséder une interview d’acteur de théâtre Nuo. (Et j’ai eu 20/20. 🙂 ) Ce genre d’interview aurait pu intéresser un magazine spécialisé, n’est-ce pas ?

Et d’ailleurs…

 

PROPOSEZ VOS ARTICLES À DES MAGAZINES SPÉCIALISÉS

Si vous avez décidé de vous spécialiser dans un domaine, il vous sera plus facile de trouver du travail. En effet, pour le rédacteur, il ne s’agit pas seulement d’être compétent en tant que journaliste, mais d’avoir de solides connaissances dans le domaine concerné.

Il est d’ailleurs d’autant plus recommandé de tenir un blog sur le sujet. En plus, comme ça, si votre article est refusé (plusieurs fois), vous pourrez le publier dessus.

 

ENTREZ PAR LA PETITE PORTE

J’avais un prof de théâtre au lycée qui nous disait souvent : faites-vous embaucher dans un théâtre pour passer le balai, apprenez par coeur le rôle de l’acteur. Un jour, il sera malade et vous serez le seul, déjà sur place, et qui connaît le rôle.

Alors, demandez à faire le café et les photocopies au sein de journaux prestigieux, et soyez le parasite aux aguets, prêt à rédiger une dépêche quand le stagiaire sera malade ou en retard.

Pour les persévérants, doués d’une certaine abnégation.

 

RÉALISEZ UN GRAND REPORTAGE

reportage

Il semble évident que rédiger un article avant que qui ce soit ne vous l’ai acheté, est un gros pari sur l’avenir.

Mais si vous lisez régulièrement un magazine et que vous savez que certains reportages les botteront à coup sûr, réalisez une grande enquête, un grand reportage sur le terrain, un dossier inédit sur un sujet, avec de bonnes photos, que vous ferez vous-même, ou en vous associant avec un photographe qui utilise la même stratégie que vous.

Le journalisme d’investigation est fascinant et demande beaucoup de courage, et de prendre du temps.

Soyez prêt à prendre des risques, à vivre des aventures exceptionnelles, à être témoin de faits rares, à entrer en zone de combat pendant une guerre, à vous rendre en bateau parmi les rues dévastées par un tsunami, à enfiler une combinaison pour relater d’une catastrophe nucléaire, à risquer votre vie en vous infiltrant dans un camp en Corée du Nord, ou en entrant en contact avec des Sentinelles

Devenez un journaliste engagé comme Günter Wallraff, qui s’est déguisé pendant 2 ans en immigré turc, afin d’enquêter au coeur de l’Allemagne des années 80.

Mais même sans aller jusque là, si vous partez à la découverte d’un peuple, et réalisez un reportage sur leur mode de vie, leurs difficultés, que l’article est traité sous un angle d’actualité…Cela a toutes les chances d’intéresser la presse.

 

OBTENEZ VOTRE CARTE DE PRESSE

Elle n’est pas obligatoire pour devenir journaliste, mais elle sera un outil bien pratique pour entrer sur les événements, et obtenir quelques privilèges.

Il vous faudra minimum 3 mois de fiches de paies (piges), d’un montant minimum de 600€, ou 3 mois en tant que salarié au sein d’un journal pour que votre demande soit prise en compte.

Il y aura une vérification !

Voici les infos pour demander votre carte :

http://www.ccijp.net/article-19-formulaires-de-demandes-individuelles.html 

 

 

Développez ces qualités

Difficile de développer des qualités…Disons, cherchez ces qualités en vous ! Ou faites un bilan sur ce qui vous bloque, et faites des coachings pour booster ces différents aspects. Ou encore laissez tomber, parce que vous ne correspondez à aucun de ces critères, et que de toutes façons votre mère vous l’avait bien dit, et qu’y faut pas rêver…

Indépendance

Vous êtes le maître de l’autonomie, docteur ès débrouillardise, bref, vous êtes habitué à ce que personne ne vous dise de faire ci ou ça, ni ne vous prenne par la main.
Vous êtes livré à vous-même, tout le temps, et plutôt solitaire dans votre genre. Vous n’aimez pas qu’on vous donne des ordres, ni qu’on vous dise comment travailler. À l’école, vous étiez déjà du genre à étayer vos recherches sur les leçons à apprendre par coeur.

Intransigeance

Vous ne supportez pas l’à peu près, et êtes perfectionniste dans l’âme. Vous vérifiez vos sources, relisez vos fautes, tremblez devant la formulation hasardeuse de votre chapô. Vous vous considérez comme un virtuose (ou du moins en ressentez tout le potentiel, intérieurement).

Persévérance

Votre article est refusé ? Demandez si un autre angle pourrait intéresser l’éditeur. Réessayez le même article quelques mois plus tard, ou dans un autre journal. Décidez que vous deviendrez connu tout seul, grâce à votre blog, et que cet article sera ENFIN reconnu à sa juste valeur.

Rapidité

Vous êtes le Speedy Gonzales du bulbe, le Michel Petrucciani du clavier AZERTY, habitué à s’écrier “A y est fini !” avant tout le monde, tout le temps. Vous trouvez les gens mous et lents. Vous tweetez plus vite que l’éclair et trépignez en insultant votre smartphone de ne pas s’allumer assez vite.

Laboriosité

Vous aimez cravacher, taffer, turbiner. Vous vivez le travail comme Bouddha son éveil. Totalement illuminé du matin au soir, vous chantez “Hé hi, hé ho, j’adoreu mon boulot”.

Esprit de synthèse

Votre esprit est comme un Rubik’s cube à 16 faces, dont vous possédez la solution. Votre pensée arborescente part à droite, à gauche, pas de soucis. À la fin, vous regardez l’arbre d’en haut, puis d’en bas, tout vous semble cohérent.

 

 

Lectures formatrices et inspirantes

Ouvrages :

Dictionnaire amoureux du journalisme de Serge July (mettre description)

Guide du travailleur autonome : Tout savoir pour réussir votre carrière de pigiste, de Jean-Benoît Nadeau

Le journaliste indépendant. Guide à l’usage des pigistes, de Alain Guillemoles

Les métiers du journalisme, de Élodie Thivard

Guide de la pige, de Xavier Cazard

Blogs :

Les trucs d’un journaliste créateur, blog d’Eric Tenin

Le blog hilarant de David-Julien Rahmil

 

Woilà ! J’espère que j’aurai suscité quelques vocations ! N’hésitez pas à me poser des questions, hein. Bisous.

Sophie Gauthier
Sophie Gauthier est spécialiste en stratégie de contenu. Elle donne sur son blog des conseils pour mieux rédiger et gagner sa vie avec la rédaction web.
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60 Commentaires sur "Comment devenir journaliste sans diplôme"

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Damien
Invité
Damien
Bonsoir, je viens de lire cet article très intéressant sur l’autre voie du journalisme (j’ai envie de dire la vraie voie). En ce moment, je travaille dans un secteur qui ne me plaît pas vraiment et je réfléchissais à la perspective d’effectuer un FONGECIF pour avoir un diplôme dédié au journalisme (pas en grandes écoles mais à l’université). Pour la spécialisation, c’est plutôt facile : je suis passionné de sport. Il est vrai que cela demande un véritable sacerdoce. Après, avoir une période de 5 ans pour y réussir, dans ma situation ce délai me semble long. Plein d’astuces données… Read more »
Coriandre
Invité
Coriandre
Merci énormément pour cet article ! Cela fait un bon moment que je pense sérieusement à faire du journalisme plus tard, j’en rêve du haut de mes 16 ans et jusqu’à 17h45, c’est à dire il y a environ une heure, je pensais encore qu’il me faudrait faire énormément d’efforts non pas pour me former au journalisme mais plutôt pour entrer dans une des grandes écoles de journalisme. Je ne sais pas si dans 6 mois la brûlante envie de me lancer à l’aventure sera toujours aussi présente et stimulante que maintenant, mais en tout cas tu viens de me… Read more »
Angélique
Invité
Angélique
Eh ben vin zou… Tu m’as redonné envie de vivre, toi. Et je dois t’avouer que c’était mort d’avance. Comme quoi, tu pourras désormais dire que tu sauves carrément des vies avec ta prose. Tu laches tout, l’info et les gaz, du coup ça tape vachement fort. Mieux que ça. Sophie, confidence pour confidence, tu m’as fait me sentir un peu comme le cerisier japonais en fleurs dans son jardin zen. Au paradis, j’étais. Mieux que ça, j’étais l’arbre de vie et de connaissance en même temps. Aaaaalléluia. Je bourgeonnais, je fleurissais, et je fleurissais encore! J’ai carrément frôlé le… Read more »
Adem Adi
Invité
Adem Adi
Bonjour Sophie, merci pour cette article qui signifie réussite. Je suis en classe de première baccalauréat professionnel ARCU (Accueil Relations Clients Usagers) et je suis un peu en difficulté pour le bac, mais pourtant lorsque j’ai rencontré une école de journalisme basé à Paris, ils m’ont dit qu’il fallait au moins un baccalauréat. Personnellement, j’aimerais être journaliste sportif et je veux également vivre en Allemagne. Serais-tu si c’est possible d’intégrer une école de journalisme allemande avec un bac français ? Si c’est pas le cas, quel sont les autres possibilités ? J’aimerais également savoir si pour toi les diplômes signifie… Read more »
Vanrapenbusch Anne
Invité
Merci beaucoup pour cet article, je découvre votre site par la même occasion, je crois que je n’ai pas fini d’y passer du temps !! Pour ma part, je termine mes études d’architecture et me lance dans celles de journalisme à la rentrée pour travailler dans le journalisme spécialisé. Je passe du temps à me former seule depuis 2 ans et à piger à droite à gauche. Votre article me booste toujours plus en donnant des pistes pour apprendre, c’est génial ! J’ai mis en place un site où je publie quelques textes depuis septembre dernier, mais j’ai toujours peur… Read more »
CLement
Invité
Bonjour Sophie, merci beaucoup pour ce billet très encourageant. Mon cas est un peu particulier : j’ai commencé par la pratique dans un secteur assez particulier (les médias russes, pendant et après une expérience en Russie), après quoi j’ai commencé à me former (Rue 89 MOOC). Ca commence à marcher pour moi en indépendant, j’ai fait quelques piges, je m’en vais bientôt comme reporter au Mexique. J’ai fait exactement ce que tu décris dans l’article : s’autoformer puis se spécialiser. Reste à apprendre à se vendre. Mes points faibles : je ne suis ni très éloquent, ni très rapide. D’ailleurs… Read more »
CHRISTOPHE DE WEIRDT
Invité
CHRISTOPHE DE WEIRDT

Amoureux des lettres et de la photographie depuis bien longtemps, j’écris mon premier roman. J’admets avoir toujours lorgné sur le journalisme, un grand merci à toi pour ce beau partage sur un blog complet et agréable.

Yael
Invité

Merci pour cet article boostant… c’est plein d’idées originales, de pistes concrètes, et on peut le convertir en plan d’action ligne par ligne, étape par étape. Très inspirant… et je le lis certes en retard mais à un tournant pour moi décisif, donc c’est bienvenu 🙂 Bonne année à toi !

Sophia LOUIS
Invité
Sophia LOUIS

Bonjour Sophie.
Juste te dire que j’ai tout aimé dans ton article, les directives sont données je me sens suffisamment motivée pour le suivre.
Je commencerai par un blog et petit à petit j’étendrai mon réseau. Merci bcp

Abdelaziz Laala
Invité
Bonjour Sophie Voilà je vais te demander un conseil , je suis traducteur trilingues , j’ai traduit quelques œuvres des célèbres historiens comme Laurent Charles Féraud , Ernest Mercier et Charles Nodier , j’attends toujours des éditeurs qui peuvent concrétiser mes efforts , mais rien à faire , ils veulent que je leurs donnent mes traductions et attendre une période de trois ans pour que je touche mes 10% . A vrai dire toutes ses manigances comme j’ai remarqué avec un de ces avares ne tiennent en rien ..que faire ?? J’attends votre réponse ..Cordialement
Alex
Invité
Bonjour Sophie ! C’était un véritable régal de lire cet article, il m’a fait pousser des ailes ! En ce qui me concerne, je suis jeune femme de 19 ans. J’ai abandonné l’école en fin de terminale (littéraire, ça va de soi !) sans même passer mon BAC, car évidemment sans argent pour continuer ses études et sans la confiance et l’assurance des adultes de pouvoir réaliser ses rêves, on se dit qu’obtenir un diplôme, c’est si peu de choses ! Et aujourd’hui on me refuse les postes que je convoite le plus, qui m’inspirent le plus et surtout qui… Read more »
arthur alexandre
Invité
arthur alexandre

Très intéressant, votre article quoiqu’il soit trop long même pour moi mais j’ai vraiment beaucoup appris !!! Grand merci !!

bouchon
Invité
bouchon

Merci pour cet article. Quel dommage pour moi que je n’ai pas pu tomber sur celui çi quand j’avais 16-20 ans. Mes parents m’ont persuadée que j’étais incapable , que le métier était bouché, réservé a une élite, que les écoles étaient trop loin … bref j’ai découvers sur le tard qu’il y avait bien des moyens de faire… il m’a fallut arriver a 40 ans passé pour faire correspondante de presse, organiser des ateliers d’écriture, et commencer a croire en ma plume.

Philippe
Invité

Je te rassure je ne me complexe pas du tout, je fais beaucoup de chose que peu de jeunots font.
Ma question était de savoir quelle était la démarche pour des plus anciens car là c’est plutôt axé jeune, je me trompe?

Philippe
Invité

Et pour un “petit” vieux comme moi qui fait déjà pas mal de photos en accréditation et qui voudrait avoir une carte de presse à 54 ans et se lancer dans le métier?
Super article en tout cas

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